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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 12:51

 

Estas verdiĝanta truo, kie rivero kantas

Frenez’akroĉanta al la herboj

Argent’ĉifonojn, kie de fiermonto la sunradioj

Brilas : valeto estas, kiu radie ŝaŭmas


Juna soldato, duonfermitbuŝo, kapo nuda

Kaj banant’nuko en freŝa kresono blua

Dormas; subnube estas en la herbo sternita

En sia verda lito sub pluvant’lumo pala.

 

Dormeur-du-val.jpg

Siaj piedoj en gladioloj, li ridetante dormas

Kiel ridetus malsana knabo, li dormitas

Naturo, varme lulu : li fridon sentas


La parfumoj siajn naztruojn ne tremetigas

En la suno li dormas, mano sur sia bresto

Kvieta. Du ruĝajn truojn rektaflanke li havas

 

Ĉu vi rekonos tiun belegan francan  poemon ?

 


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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 09:54

 

Mia naskiĝo fine de la dek-naŭa jarcento en la aŭstria imperio envolvita estis per legendoj (fulmotondregan nokton en vampira lando !)
Tesla-Nikola.jpg
 
Mi mortis en Nov-jorko dum la kvardekaj jaroj de la sekvanta jarcento.
Inventisto kaj brila inĝeniero mi estis notinde en la elektra fako.
Mia genia trafo estis trovi la rimedon transporti la energion tra grandaj distancoj tiel permesante la lumigon de grandaj urboj kaj la ĝeneraligitan energian disdonadon.
Konsiderata ofte mi estas kiel unu el la plej grandaj scienculoj en la historio de la teknologio pro la grava nombro da brevetoj (pli ol sep centoj) pri rimedoj cele de la energia konverto, kies multo atribuita estis al alia inventisto.
Ankaŭ rekonita mi estas kiel unu el la plej inventaj inĝenieroj dum la fino de la dek-naŭa jarcento kaj la komenco de la sekvanta.
En Parizo mi estis 26 jarojn aĝa kaj tiam inventis la unuan indukcian motoron uzante alternativan kurenton.
Poste mi estis en Nov-Jorko laborante por Tomaso Edisono sed demisiis rapide pro profundaj teknikaj malakordoj.
Dum mia inĝeniera kariero ĉe Whestinghouse mi alĝustigis la unuajn alternomaŝinojn, kiuj ebligis la naskiĝon de la elektraj retoj per alternativkurenta disdonado.
Tiu invento permesis al Usono preni gravan teknikan antaŭecon kompare kun Eŭropo.
Mi inventis la radion, kiu atribuita estis al Marconi.
Mi ankaŭ estis pionero en la fako de la telekondukado.
Mi inventis elektran bobenon (aux transformatoron), kiu portas mian nomon kaj  ĉiam uzita estas en multaj aplikajxoj.
Fine mi malkovris en 1900 la principon de la radaro, kiu nur iĝis uzita  al komenco de la dua tutmonda milito.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 10:26

 

Dans un récent article j'avais tressé quelques lauriers à un candidat socialiste après avoir constaté depuis quelque temps la bonne tenue de ses commentaires économiques et, d'une manière générale, son attitude à la fois responsable et mesurée dans ses interventions publiques, à la différence des autres intervenants socialistes incapables de s'extirper de leur ridicule antisarkozysme primaire ou de leurs irresponsables élucubrations.

Hélas, le naturel socialiste est bien vite revenu au galop et voilà notre homme (le lecteur attentif aura naturellement reconnu François Hollande), sans doute émoustillé par des sondages favorables (il précéderait largement Sarko au deuxième tour de la présidentielle ! Fantastique euphorisant ! Bien mieux qu'une "reniflette" !) qui se met à faire la leçon aux Etats européens au risque de fragiliser le difficile accord enfin élaboré pour le deuxième sauvetage de la Grèce !

Et notre donneur de leçons n'y va pas par quatre chemins ! Le nouveau plan européen est tout simplement "tardif et insuffisant" !

Tardif car "si ces mesures avaient été prises il y a dix-huit mois..." Ben voyons ! On en fait des choses avec des "si..." !!

Il devrait savoir que se lancer dans ce genre d'élucubration est à la fois inutile (on ne réécrit pas l'Histoire) et arrogant vis-à-vis de tous les intervenants dans la négociation. S'il ne sait pas encore que les négociations au niveau européen sont toujours longues et difficiles, c'est plus qu'inquiètant pour un potentiel futur Président de la République !

Plutôt que de reconnaître honnêtement le rôle important joué par le couple franco-allemand, il a préféré par calcul politicien minimiser le rôle de son pays et adopter la posture du donneur de leçons insistant sur les inévitables manques et défauts du nouvel accord. Cela ne le grandit pas et ce n'est sûrement pas le bon moyen de se faire des amis européens (surtout en balancant des pierres dans le jardin de la sourcilleuse Angela !) sans parler de la remise en cause de son sens de la modération !

Et notre candidat d'en remettre une louche avec le qualificatif "insuffisant" pour bien montrer les limites de l'accord et la timidité des négociateurs dans une éventuelle progression de la gouvernance économique de l'Europe ! Autant dire carrèment à ces braves gens qu'ils sont nuls, qu'ils n'ont aucune vision pertinente et qu'ils n'ont pas bien compris les véritables enjeux qui sont en cours !

Pas de doute, ce cher François est en train de se faire de bons amis en Europe !

 

Il aura l'air malin si son destin est d'aller négocier à Bruxelles dans un an  !

 


 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 12:28

 

On commençait à désespérer d'entendre de la part d'un dirigeant socialiste important des choses sensées dans le domaine économique !

Heureusement pour l'avenir incertain de notre cher pays, un candidat a priori bien plaçé pour les futures primaires s'est enfin décidé à parler sérieusement de choses sérieuses et non à se laisser aller aux faciles délices du dénigrement de la droite gouvernante ou de courir les festivals, en quête d'une légitimité "culturelle" !

François Hollande, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'inscrit enfin dans la droite ligne de la social-démocratie et de ses prédécesseurs Mendès-France, Michel Rocard ou Jacques Delors et en vient à traiter avec sérieux les grands problèmes immédiats et structurels du pays.

Le fait d'adopter un ton responsable et non polémique lors de ses interventions dans les médias et d'affirmer sans relâche que les temps difficiles sont devant nous est une bonne attitude et une bonne manière de couper court aux discours électoralistes toujours prêts à promettre la lune aux gogos dont notre pays ne manque malheureusement pas ou d'essayer de faire croire que c'est la faute de la droite qui donne "toujours plus aux riches et toujours moins aux pauvres" (pour reprendre à peu-près les termes de l'inénarrable dame Aubry qui ne sait faire que dans la caricature, l'outrance et la plus évidente mauvaise foi afin d'éviter de parler des sujets de fond)

Le fait de s'aligner sur la position gouvernementale concernant le retour à un déficit budgétaire de 3% dès 2013 est à la fois courageux (on saura lui rappeler en cas de victoire à la présidentielle) et intelligent car il montre par là une sérieuse détermination, son souci majeur du futur national et en même temps qu'il peut sans complexe partager une même analyse et un même avis avec le pouvoir en place.

Le fait de critiquer violemment la confusion politique européenne actuelle dans la crise des dettes souveraines ne peut que recevoir les applaudissements de tout économiste sérieux. Cette crise, à l'évidence, est d'abord la crise politique des Etats et des organismes européens incapables d'adopter avec rapidité des positions claires et nettes qui couperaient l'herbe sous le pied des spéculateurs internationaux, lesquels jouent le défaut à court ou moyen termes des pays les plus fragiles de la zone euro.

Les propositions que le candidat socialiste publie dans le JDD de ce jour concernant la nécessité d'une gouvernance économique européenne sont frappées au coin du bon sens même si leur mise en oeuvre serait sans doute fort laborieuse compte-tenu en particulier de l'état d'esprit actuel des dirigeants allemands. C'est pourtant dans ce sens-là qu'il faudra aller si l'on veut sauver à la fois la monnaie unique et ...l'Union européenne ! Fédéralisme bugétaire et fiscal, coordination des politiques des Etats, taxe sur les transactions financières, tout cela va dans le sens de "plus d'Europe", ce qui devrait plaire à bien des électeurs et notamment à ceux qui votent au centre.

On savait l'homme habile et au sujet des retraites, ce cher François la joue "fine" car il est pour une retraite à 60 ans ...à condition d'avoir cotisé 41,5 ans pour la toucher à taux plein ! Belle manière de traiter le problème sans démagogie et en respectant les impératifs financiers !

Enfin reste l'énorme problème de la recherche de l'équilibre budgétaire ! C'était bien de dire et répéter qu'il y aura plus d'impôts encore faudra-t-il mettre correctement les choses en musique sans pénaliser ni l'activité économique ni la croissance...et sans faire s'enfuir les capitaux ! Naturellement il tordra d'abord le cou aux plus dispendieuses des niches fiscales et fera un sort au "travailler plus pour gagner plus" qui a surtout coûté beaucoup d'argent à l'Etat et que l'on ne regrettera pas (sauf les employeurs qui en ont bien profité...et les employés qui faisaient des heures sup' !). Il mettra ensuite en place (ou tentera de le faire) une réforme fiscale radicale en fusionnant CSG et IRPP selon un principe de progressivité dont le réglage du curseur ne sera pas des plus simples et en assurant un même traitement aux revenus du capital et du travail. Si cela aboutit réellement à une simplification payante de notre "usine à gaz" fiscale et à une réduction des charges pesant sur le travail et donc favorise l'emploi, personne (sauf la droite et la tranche des 10% de revenus les plus élevés, bien sûr) ne s'en plaindra amèrement.

Il restera ensuite à notre candidat-virtuel président à résister aux assauts de ses  amis et alliés politiques qui ne "comprendront" pas que la gauche au pouvoir ne se montre pas généreuse avec le peuple d'en bas sortant de "tant d'années de maltraitance de la droite" et qui exigera donc de rouvrir sans tarder les portes de la "foire aux dépenses" !

Et là, c'est pas gagné !! Il lui faudra de la grandeur gaullienne !

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 10:06

 

Mi ĉi-sube proponas al la scivolemaj gesamideanoj la trian kvizon de tiu serio :

 

Fourier-Joseph-1.jpg

Priskribo de tiu scienculo :

 Franca matematikisto kaj fizikisto mi estis, konita pro miaj laboroj pri la malkomponiĝo de matematikaj funkcioj kaj iliaj aplikaĵoj por la disvastigo de la varmeco.

 Naskiĝita unu jardeko antaŭ la franca Revolucio el patro laboristo-tajloristo, orfo de gepatroj mi iĝis dek jarojn aĝa kaj hejmakceptita de orgenisto, kiu farigis al mi bonajn lernadojn en kiuj mi ne malfruis brili obtenante ĉiujn unuajn premiojn en sciencaj fakoj.

Tiom brila mi estis, ke profesoro mi iĝis nur dek ses jarojn aĝa kaj tiam mi ekis miajn personajn sciencajn serĉadojn.
Dudek ses jarojn aĝa mi eniris en la Superan Normalan Lernejon, kien mi havis kiel lernestroj Lagrange, Monge kaj Laplace al kiu-lasta mi postvenis al la katedro de la Politeknika Lernejo.
Partopreninte la francan Revolucion mi akompanis la egiptan bonapartan ekspedicion kaj baldaŭ mi iĝis sekretario de la egipta Instituto.
Nomita mi estis per la imperiisto Napoleono prefekto de la izera regiono komence de la dek naŭa jarcento kaj estis en Grenoblo, kiam mi kondukis miajn eksperimentojn pri la disvastigo de la varmeco, kiuj permitis al mi modeligi la temperaturan evoluadon tra trigonometriaj serioj.
Tiuj laboroj de matematika modeligado kontribuis al la fundamentoj de la Termodinamiko, tiel malfermante la vojon al la Teorio de la Serioj kaj de la Transformaĵoj, kiuj portas mian nomon kaj estas la bazaj iloj de la Harmonika Analizo. Tiaj matematikaj iloj ĉiam konas multegajn aplikaĵojn same kiel la sonoran sintezon aŭ la bildoprilaborilon.
Dum la reĝa Resurtronigo mi iĝis membro de la Akademio de Sciencoj kaj poste membro de la franca Akademio.
Mi publikigis en 1822 mian “Analitikan teorion de la varmeco”
Unu el la unuaj mi estis proponante teorion pri la “vitrodoma efekto”, kiu estas bazo de la hodiaŭa klimatologio.
Entombita mi estis en la tombejo de la “Père Lachaise” ĉe la tombo de mia granda amiko Ĉampoliono.
Kiel multe da aliaj francaj sciencistoj, enskribita mi estis sur unu el la kvar flankoj de la Turo Eijfelo.

 


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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 10:17

 

Mi proponas al la esperantaj gesamideanoj la sekvantan kvizon pri agrabla normandia situo, kiu estis la domo de fama franca pentristo, princo de la Impresionismo :


Monet maison vue générale

Lokita mi estas en Normandio kaj la domo estis dum kvardek tri jaroj, alĉevale inter la dek naŭa kaj la dudeka jarcentoj de granda franca pentristo, princo de la Impresionismo, kiu entuziasmiĝis pri mia situo kaj mia vasta ĝardeno kaj farigis el mi samtempe la vivolokon de sia nombra familio kun ok infanoj, sian artkreadolokon kaj fine la ricevolokon por siaj multaj amikoj.

Pasiigita je floroj kaj ĝardenoj pri li li kutime diris : "Eble mi devas al la floroj iĝiti pentristo !"

Konkerita per tiu vasta ĝardeno li ne ĉesigis plibonigi kaj perfektigi ĝiajn diversajn partojn ĝis kelkfoje forte kvereli kun sia edzino, kiu ne ĉiam samopiniis liajn entuziasmaĵojn. Notinde li instalis metalajn arkojn (ĉiam ĉeestantajn) ornamitajn je floroj kaj parte kovrantajn la grandan centran aleon, kiu li borderis kun kapuceninoj kaj multodoraj rozoj, kiuj hodiaŭ mirigas la vizitantojn.

Li kovris la ĝardenan grundon je miloj da floroj kiel iridoj, narcisoj, jonkiloj, orientaj papavoj, peonioj....kiuj konstituis realan koloran feinaĵon por la mirigitaj somera ĉepromenantoj.

Aranĝita estas la domo mem kun mirinda bontrovo kaj prezentas diversajn ĉambrojn kiuj subjugas per siaj varmaj koloroj (notinde la blua kaj la flava) kaj la riĉeco de siaj ormanaĵoj.

Sed oni ne povas ankoraŭ ne citi la faman akvoĝardenon, konstituita de malgranda lageto, kie la pentristo grandparte trovis sian inspiradon notinde en la studado de la rebriloj de nuboj kaj de floroj en la akvo. Li aranĝigis japanan ponteton sendube inspiritan je unu el siaj japanaj gravuraĵoj kaj rekreis orientan etoson dank'al la uzado de bambuoj, ginkgoj, aceroj, japanaj peonioj kaj plorsakiloj, kiuj mirinde enkadrigas la lageton.

Fine li plantis nimfeojn al fundo de la lageto, kiuj iĝis lian ĉefan inspirofonton dum la lastaj jaroj de la dek naŭa jarcento.

 

Ĉu vi trovis pri kiu temas ?


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 18:03

 

On a déjà eu plusieurs fois l'occasion de traiter sur ce blog de la fameuse monnaie unique, choix politique des années 90 et d'en détailler les travers par un article de fin 2010 qui notamment rappelait qu'au moment du choix, le conseil de nombreux économistes allaient à une monnaie commune qui aurait laissé à chaque pays son choix monétaire fondamental (garder sa monnaie nationale) tout en associant l'ensemble des pays de la Communauté Européenne dans un grand projet économique commun via la création d'un grand marché européen des capitaux (libellés en monnaie commune) et la possibilité d'émettre des euro-obligations mutualisant au moins partiellement les dettes des différents Etats. L'inconvénient majeur de ce système étant de laisser la possibilité au Etats fragiles de réaliser (selon leurs bonnes habitudes !) des dévaluations compétitives menaçant les équilibres commerciaux de la Communauté européenne.

Les dirigeants politiques d'alors, dans une sorte d'exhubérance irrationnelle dont sont coutumiers les marchés boursiers, avaient choisi la solution certes la plus politiquement exhaltante (une seule monnaie pour tout le monde ! Magnifique ! Plus de change, plus d'angoisse à chaque passage de frontière...!)...mais aussi la plus risquée, compte-tenu des grandes disparités (taux d'inflation, balance commerciale, compétitivité industrielle et des services, politiques publiques, etc...) existant entre les pays et notamment entre les sages pays du nord et les "cigales" du sud (que les premiers nommés ont depuis qualifié du charmant nom de "Pigs")  !

Bien sûr des règles furent émises pour éviter de possibles dérapages mais les Etats les plus puissants (France et Allemagne) refusèrent de les appliquer quand ils connurent des difficultés. Le laxisme régnait donc...en attendant une éventuelle catastrophe, jamais désirée mais malheureusement toujours possible !

Celle-ci arriva de manière inattendue des Etats-Unis avec les fameux "subprimes" déjà longuement commentés. La terrible crise qui s'ensuivit fit des ravages partout mais notamment dans les pays de l'Euro-groupe ayant les économies les plus fragiles (Irlande, Grèce, Espagne, Portugal...en atttendant d'autres !) qui virent leurs dettes nationales exploser avec en point de mire la cessation de paiement ou la mise en défaut de leur Trésor Public...et le déchaînement de la spéculation internationale sentant le "bon coup".

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. 

Après un premier plan de sauvetage trop tardif, l'Union Européenne peine à mettre sur pied un deuxième plan de sauvetage de la Grèce entre des banques privées qui renaclent et une Allemagne qui n'a guère envie de payer pour les folies budgétaires des autres (toujours les fameux "pigs" !)

L'heure des mesures radicales va bientôt sonner pour l'euro-groupe s'il veut sortir de cette mortelle ornière. Il est en effet impossible de laisser la Grèce aujourd'hui et demain peut-être le Portugal ou l'Espagne aller au "défaut" ! L'effet psychologique au niveau mondial mondial serait catastrophique avec des conséquences à peine imaginables.

La seule véritable solution s'appelle fédéralisme. Tous les économistes sérieux sont d'accord sur ce point. C'est par une solution fédérale avec renforcement du budget communautaire accompagné d'émissions d'obligations européennes mutualisant les dettes nationales les plus menacées que l'on pourra s'en sortir. Cette solution n'exonérera pas, bien entendu, les Etats fragilisés d'une sérieuse cure de désendettement.

Au bout du compte c'est le contribuable européen (et particulièrement celui des pays "sages") qui y sera sans doute de sa poche mais mieux vaut cela qu'une catastrophe monétaire non controlable, prélude à un appauvrissement général (quoiqu'en disent quelques politiciens irresponsables jouant aux apprentis-sorciers de la finance !) et une probable explosion de l'Union européenne.

 


 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:42

 

Les foules de tous temps furent versatiles et les foules modernes munies de leurs nouveaux instruments de communication toujours plus sophistiqués (internet, téléphone portable, i-phone et autre ipad ...) n'échappent pas à la règle.

Il n'en reste pas moins que l'on a de de quoi rester sidéré devant les torrents de haine hargneuse qui se déversent sur ce (relativement) jeune président de la  république française qui avait enflammé les foules en 2007 - au point de remporter une retentissante et brillante victoire - avec un style nouveau, à la fois conquérant, hyperactif et enthousiaste, représentant aux yeux de beaucoup l'espoir d'enfin réformer en profondeur ce vieux pays, de tenter de le guérir de ses traditionnelles scléroses sociales, de relancer la machine économique, de faire échec au travail de sape de ces syndicats marxisants heureux et fiers de leur pouvoir de nuisance (Ah ! la défense du service public ! Quelle merveilleuse excuse pour camoufler des égoïsmes catégoriels !)

Les esprits éclairés se doutaient bien que satisfaire tant de promesses et faire évoluer rapidement les choses dans une société aussi bloquée que la notre ne serait pas un travail de tout repos !

Mais justement cela tombait bien ! Ce président-là dans sa boulimie d'action ignorait le repos et se mettait à vouloir tout faire lui-même en piètinant au passage ses ministres et notamment le premier d'entre eux, ce qui était ni sage ni juste vis-à-vis de cet homme de valeur.

Mais à vouloir trop en faire et tout bousculer on se fait des ennemis dans on propre camp, on ne fait qu'exaspérer la rage d'opposants rêvant de revanche et enfin on libère l'insondable réserve de fiel des médias (acquise traditionnellement aux belles idées de la gauche. Quoi de plus reposant en effet que de goberger sur la justice sociale quand on est soi-même un "nanti" avec des salaires à 20 fois le smig !) qui dans leur maladive excitation quotidienne ne distingue plus dans les actions présidentielles que postures (paillettes, bling-bling), autoritarisme, dictature (l'outrance ne dérange plus personne de nos jours), arrogance, incohérence, échec, etc....

Et quand enfin vous tombe sur la tête une épouvantable crise financière puis économique que naturellement personne n'avait vu venir, qui détruit en quelques mois toutes vos tentatives de progrès social et d'amélioration de niveau de vie et qui enfin rend plus cruel encore le spectacle des distorsions sociales affichées sans vergogne par certains super-nantis...et bien, il ne reste plus à se dire que la chance n'était décidèment pas au rendez-vous et qu'il faut maintenant enfiler les oripeaux du bouc-émissaire de tous les malheurs nationaux !

Voilà comment l'on devient le mouton noir de la politique française, celui qui "a tout faux", celui qui s'est trompé sur tout et celui dont le parcours n'est pavé que d'échecs pour pasticher les affligeants discours de la dame Aubry qui répètent sans se lasser les mêmes outrances caricaturales et, naturellement, sans le moindre souci du ridicule !

Des exemples d'un tel revirement de l'opinion sont rares. On ressent comme une sorte de similitude avec l'enflammement du Boulangisme qui, en fin de 19ème siècle bouscula la société française et même la république en déclenchant l'enthousiasme nationaliste pour la revanche sur la Prusse mais aussi l'enthousiasme pour une nouvelle politique sociale radicale à laquelle s'associa largement la classe ouvrière. Reste à souhaiter à l'actuel président que la chute brutale et piteuse du pauvre général Boulanger ne préfigure en rien la fin du sarkozysme.

A treize mois de l'échéance présidentielle ce super-président avec un tel "costume" sur le dos doît être à peu-près le seul à croire encore en ses chances de l'emporter et les obséquieuses grimaces dans son propre camp ne font guère illusion !


S'il arrivait par extraordinaire (car tout est possible en politique)  à retourner la versatile opinion en sa faveur...alors là, il faudrait s'incliner très bas devant l'artiste !

 



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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 16:32

 

Ceux qui suivent régulièrement l'actualité politique ne peuvent manquer d'être frappé par l'évolution morphologique de notre grande gloire économique nationale dans son exil new-yorkais! 

Le "peut-être" futur candidat à l'élection présidentielle de 2012, le DSK favori des sondages (comme le furent avant lui Rocard ou Delors) prend de plus en plus des allures de gros notable à la nuque et au corps épais, d'homme trop bien nourri pour espérer donner l'impression qu'il éprouve réellement de la compassion pour le "petit peuple de France qui souffre tant", cher aux politiciens de gauche !

On a plus envie de lui conseiller un diététicien tant sa silouhette semble de plus en plus lourde plutôt que de se jeter à corps perdu dans le bourbier politicien français où l'attendent de pied ferme tout ce qui se trouve à sa gauche (autrement dit une bonne partie de la gauche française et ses batteurs d'estrade aux discours plus anti-économiques les uns que les autres) et naturellement tout ce qui se trouve à sa droite ! Les clairons de l'UMP ont déjà commençé à sonner la charge et ce n'est qu'un début. On n'oubliera pas, pour compléter le panorama, les centristes qui ont diablement envie de faire entendre leur petite musique !


DSK-2011.jpeg

 

On pousserait même la charité jusqu'à conseiller à la très politique madame Sinclair - puisque, paraît-il et malgré les frasques libidiques de monsieur, ils s'aiment "comme au premier jour" selon la jolie confidence qu'elle nous fit, il y a de cela quelques mois, dans un rayonnant sourire - de surveiller le cholestérol de son tendre amour ou de réduire sérieusement ses rations de caviar, de bons vins et de sucreries avant qu'il ne devienne apoplexique !

Il va donc nous parler dimanche, à l'occasion d'une réunion de G20 à Paris ! 

...et il va naturellement pratiquer ce que dans les milieux autorisés on appelle le "langage des signes", façon courtoise d'enfumer son petit monde avec des phrases ciselées recommandant à ses partisans à la fois la patience et la confiance...enfin vous me comprenez, leur signifiera-t-il, puisque je ne peux pas me prononcer officiellement avant la fin de mon mandat du FMI , c'est-à-dire avant novembre prochain ...sous peine de me faire virer comme un malpropre ! mais je pense terriblement à vous. Anne m'est témoin que tous les matins en me rasant je pense à la France, à sa place et à son rayonnement dans ce monde si dangereux dans lequel nous vivons et que de toute la force de mes convictions je veux qu'elle soit forte et belle et que son peuple soit un peuple heureux ....

Le pauvre homme ! comme disait de Tartuffe le bon bourgeois de Molière.

Il est si rond et semble si brave, notre rusé bonhomme que notre bon peuple de râleurs et d'incorrigibles corporatistes se laissera peut-être une nouvelle fois séduire par un onctueux discours apaisant et évitant soigneusement les sujets qui fâchent !

....en attendant le retour aux dures réalités économiques après les élections !

 


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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:39

 

Bona jardeko post ĝia fanfare kreado meze de entuziasmaj kaj memvoligaj deklaracioj de eŭropaj politikestroj, la malrektaĵoj de la unika ŝanĝmono survisaĝe renevas al ni kun violento dekplifortiga de la tutmonda ekonomia krizo, kiu ĝi mem estas la rezultado de sur-realistaj kondutoj de financaj merkadoj kaj organismoj notinde la usonaj.

Bonmensuloj tiam estis altirintaj la atenton de la publika opinio kaj de niaj politikestroj pri la riskoj efektivigi par memvoliga kaj imponita maniero unikan ŝanĝmonon, kiu - de facto -  fariĝis la solan monilon de landaro (la eŭra zono) meze de la eŭropa komunumo kaj malpermesinte al tiuj ĉiuj landoj ĉian malantaŭan manipuladon de tia ŝanĝmono, intertempe administrita de la BCE, nova financa ŝtatsendependa organismo.

En la kolektiva eŭropa entuziasmo fine de la dudeka jarcento kaj momente de la traktado de Maastricht, ĉiu ŝajnis forgesi la ŝanĝmonajn fundamentaĵojn.

Kiuj estas tiuj fundamentaĵoj ? 

La unua karakterizo de nacia ŝanĝmono estas reprezenti la nacian ekonomian sanon de la koncernata lando. Se tiu lando sociale stabila estas kun bonaj guvernaj reguloj, dinamika ekonomio, korekta postenprocento, publikaj regitaj financoj kaj subkontrolaj deficitoj, ĝia ŝanĝmono estos forta, respektita de la financaj merkatoj kaj estos plialtigema kompare al aliaj plifeblaj naciaj ŝanĝmonoj. Bela instrua kazo estis donita per la germana marko dum la lastaj jardekoj de la dudeka jarcento. Kontraŭe alia instrua kazo estis donita de franca franko, kiu aliris ekde unu devaluto al alia sub la Kvara Respubliko kaj transformiĝis en nova franko en 1960 (denove pasante per nova devoluto). Notinde estas rememorigi la fortajn germanajn retenaĵojn forlasante ĝian nacian ŝanĝmonon ! Germanujo fine nur akceptis per trudado kun ĉantaĝo pri ĝia reunuecigado.

Apliki tiun fundamentajxon al la euro do revenis al konsideri la novan solan sxangxmonon kiel reprezentante la ekonomian sanon ne de unu sola lando sed de senharmonia aro de landoj kun diversaj sociaj, politikaj, financaj kondutoj kaj kun nesamaj vivniveloj, notinde pri la landoj fresxdate kunvenantaj la eŭropan komunumon. Breve nur minimuma nivelo de monkohero devis imponi al cxiuj partoprenantaj sxtatoj trudojn tiom pli fortajn kiom gxiaj ekonomioj malfirmaj estis, gxiaj deficitoj gravaj kaj gxiaj politikoj permesumaj !

Ekde la starto do estis profano de unu monfundamentajxo,kiu devis kompensati de memvoligitaj politikoj por korekte funkciigi la eŭran zonon. Oni do inventis paliataĵojn kiel Stabiligecan Pakton, plifortigitan kunordigoprojekton, kalendaron de strukturaj reformoj,...rapide difektitajn de Ŝtatoj zorgemaj pri naciaj interesoj kaj ĝiaj suverenecoj kaj baldaŭ rompitaj de ekonomiaj realaĵoj. Al tiu relativa malsukceso aldoniĝis du politikajn kondutojn, kiuj devis posttempe fariĝi katastrofaj.

La unua estis la politika konduto per la BCE por forta eŭro, prioritate centrita kontraŭ inflacio ne zorgante pri kreskado. Tio faris, ke ankoraŭ pli malfacilaj kaj mem ofte nesusteneblaj estis la kondicioj de komerca konkurenco kun landoj kiel Usono aŭ Ĉinio, kiuj uzis kaj ĉiam uzas siajn naciajn ŝanĝmonojn kiel komercajn armilojn. La konsekvenco de tio estis grava delokaliziĝo de niaj industriaj produktorimedoj (600.000 industriaj postenoj perditaj en dek jaroj en Francujo) kaj alta sendungada procento en la tuta Eŭropo.

La dua estis la ebleco por la Ŝtatoj de la eŭra zono pruntopreni kun avantaĝaj procentoj. Tioma politiko de feblaj procentoj estu bonega afero por moderaj Ŝtatoj, kiuj harmonie evoluigis siajn infrastrukturojn kaj siajn ekonomiajn atutojn, tioma politiko estu katastrofa por nemoderaj Ŝtatoj nur serĉantaj financi siajn strukturajn deficitojn kun avantaĝaj pruntoj aŭ tute veti sur unu sola ekonomia sektoro kun la risko de financa vezikokreado (kazo de Hispanio kun ĝia konstruaĵa sektoro)

La financa krizo de 2008, bakdaŭ sekvita de banca kaj poste ĝenerala ekonomia krizo evidentigis la fragilecon de la eŭra zono kaj notinde de ĝiaj plej feblaj Ŝtatoj, kiuj hodiaŭ estas violente atakitaj de la internacia spekulado (tiu lasta ne povanta ataki ilin per ĝiaj naciaj ŝanĝmonoj, atakas per la aĝiaj procentoj, kiuj ekflugas kun la ebla spektro de pagoĉesada situacio)

Alia mona opcio tiam estis balancometinta. Temis pri ne unika sed eŭropa ŝanĝmono komuna al partoprenantaj ŝtatoj, kiu estus lasinta liberecon al tiuj evoluigi sian nacian ŝanĝmonon laŭ sia ekonomia kunteksto samtempe streĉe asociiĝante en komunan eŭropan ekonomian projekton kaj notinde ofrecante la eblecon krei tiun grandan eŭropan kapitalan merkaton per la nova komuna ŝanĝmono.

Tio estis la elekto de multe da ekonomiistoj...sed ne estis la elekto de la tiuepokaj politikestroj, pli alligitaj al iliaj ĥimeraj sonĝoj ol ekonomiaj realecoj. La nunaj aermoviĝoj permesas taksi ilian aprezeraron !

Ĉu nun estas tro malfrue reveni al pli sana koncipo de la eŭropa ŝanĝmono aŭ ĉu ĉiam estas malpermesita pridemando ?

Certa ŝajnas unu afero : la momento estus malbone elektita !


 

 

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