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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:53

 

Lors d'un tout récent entretien sur un média suisse Christine Lagarde, la grande prêtresse actuelle du FMI a affirmé du haut de son indiscutable (mieux vaudrait-il dire ici "indiscutée" car on peut discuter de la pertinence de ses analyses !) autorité qu'il n'y a pas d'alternative à l'austérité, ajoutant même lors de bref entretien de quinze minutes que : "la situation est difficile" et qu'il faut à la fois observer "une discipline budgétaire" et "favoriser les éléments de croissance", afin de promouvoir les "investissements et l'emploi". "Refaire des déficits" n'est pas une option envisageable, au même titre qu'une "politique de relance, car cela signifie plus de dettes".

Il faudrait que cette chère madame Lagarde explique aux béotiens que nous sommes comment "on favorise les éléments de croissance" avec un bugdet en fort déficit..et sans aucun sou en caisse pour financer des investissements productifs !! Bel exemple de bla-bla technocratique reprenant toujours les mêmes poncifs du genre : "Serrez-vous la ceinture ! Pour moi, tout va bien, merci je vis royalement à New-York sans payer d'impôts !"!

 Cette même Christine Lagarde qui semble ainsi s'opposer frontalement au président Hollande (penserait-elle déjà à 2017 ?) avait pourtant reconnu en janvier dernier que : "l'effet de l'austérité est plus fort que prévu", évoquant "une erreur d'appréciation", idée reprise fin avril par le président de la Commission européenne (CE), José Manuel Barroso qui constatait alors que cette politique économique (l'austérité) avait "atteint ses limites" .

La pauvre Grèce (voir ci-dessous) n'avait pas attendu l'avis de Christine Lagarde pour témoigner des résultats catastrophiques de l'austérité appliquée à son économie (en fort piteux état, il faut le reconnaître, après des années d'errements bugétaires et de tromperies avérées de la part des dirigeants politiques sur les comptes de leur Nation)

 

GRÈCE : sept cures "minceur" et aucune amélioration

 

Déficit et croissance (en % du PIB)Dette (en % du PIB)Croissance, dette et déficit en GrèceSource : EurostatDetteCroissanceDéficit200720082009201020112012-10 %-5 %0 %5 %10 %15 %20 %0 %50 %100 %150 %200 %250 %300 %2010Dette: 148.3 % du PIBCroissance-4.9 %Déficit10.7 % du PIB

 

      • Récession : depuis avril 2009
      • Taux de chômage : 27,2 % (janvier 2013)

 

Bon ! On peut globalement dire aujourd'hui que tout le monde est à peu-près d'accord sur la pertinence de la rigueur budgétaire (même les socialistes le proclament, c'est tout dire !) afin de stopper au plus vite l'inflation astronomique des dettes européennes qui sont les noeuds coulants qui nous asphyxieront un jour si on ne réagit pas (sauf à se lancer dans l'aventure de l'insolvabilité - thèse de ce fou de Mélenchon -  à la méthode argentine qui a coûté à ce pays vingt ans de galère). Encore faut-il faire le choix de la bonne méthode à appliquer et certainement pas choisir, comme les socialistes français, d'augmenter les impôts et taxes en lieu et place des difficiles mais nécessaires réformes structurelles de l'administration globale de l'Etat.

Ceci posé, reste le problème crucial : Comment relancer la machine économique européenne ? Les Etats-Unis et le Japon (et à un degré moindre l'Angleterre) ont choisi la création monétaire à tout-va avec le risque d'inflation à terme et d'affaiblissement de leur monnaies (renforçant du même coup l'euro et donc du même coup affaiblissant notre compétitivité hors Europe). Honnêtement, on ne voit pas trop comment faire autrement mais il faudrait pour cela que la BCE abandonne ses principes abscons et finance sans limites non seulement les banques européennes mais surtout et directement les Etats européens eux-mêmes pour un choc salutaire d'investissements notamment dans la recherche et l'industrie.

Reste à convaincre la mère Merkel et ses conseillers allemands qui veulent d'abord en faire baver aux européens comme ils en ont eux-mêmes bavé sous Schroeder, partant du principe qu'il faut d'abord souffrir avant de guérir...même si certains Etats du sud meurent en cours de route ou entrent en révolution ! !  

 

Pas gagné quand on connaît la psycho-rigidité allemande associée à un petit parfum de revanche !!

 

 

La sybilline Christine Lagarde
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 12:34

 

Propulsé à nouveau dans la lumière médiatique à la suite d'un sondage le désignant comme l'homme préféré des français pour devenir le premier Ministre d'un hypothétique gouvernement d'Union Nationale au vu de la situation économique et politique française toujours plus dramatique, ce cher Bayrou était l'intervenant en ce dimanche 28 avril dans l'émission politique de la CINQ.

Je dis "ce cher" car, dans le fond, comme, je le crois, de nombreux français, je l'aime bien et apprécie en ces temps troublés la droiture d'un homme qui n'a pas craint d'affronter en son temps un hyperprésident en exercice (même si les raisons qu'il invoquait pour justifier son acharnement ne semblaient pas toujours frappé du sceau de l'équité et du désintéressement !) puis de voir se dérober le terrain politique autour de lui, le laissant bientôt presque seul au milieu de ses certitudes, lui qui avait été à deux doigts d'affronter (avec de bonnes chances de gagner) ce futur hyperprésident lors du second tour présidentiel de 2007, ses maigres troupes étant naturellement attirées par les sirènes des partis dominants.

Force est de reconnaître que ce donc cher Bayrou a bien raison sur de nombreux points et d'abord sur cette stérile et ubuesque opposition politique droite - gauche qui est devenue une caricature de la vie politique et du débat d'idées, chaque camp exprimant de manière tellement systématique son rejet haineux à toute émission d'idée venant de l'autre camp que cela en est devenu risible et a beaucoup contribué à la triste opinion que le peuple français a aujourd'hui du personnel politique de tous bords.

On peut également mettre à son crédit qu'il clame depuis longtemps que la France vit au-dessus de ses moyens et qu'elle ne trouvera son salut qu'en elle-même et non en s'en prenant à l'Europe, à la mondialisation, à la finance internationale, etc...en faisant enfin les réformes de structure nécessaires, en dépensant mieux et non pas plus, en réduisant les gaspillages et les dépenses non indispensables, en simplifiant une administration devenue un monstre technocratique compliquant à plaisir la vie publique.

Son discours sur l'entreprise et les entrepreneurs est sain, équilibré, se tenant loin des extrêmes du libéralisme économique et du tout-Etat. Il ne dit, en fait, que des choses de bon sens, à savoir que l'entrepreneur, homme qui prend des risques personnels importants en créant et développant son affaire (on ne parle pas ici des dirigeants salariés du CAC 40 !) a besoin, entre autres, de la confiance et du soutien de l'Etat et non pas de la défiance d'une administration tatillonne, de simplification de ses charges administratives et du droit du Travail, de stabilité dans l'imposition de ses revenus et d'allégement de ses charges financières (ce qui ne veut pas dire réduction nominale des salaires nets qu'il paie à ses employés !) ou d'incitation à l'innovation et au développement à l'exportation.

Sur la moralisation de la vie publique, le non cumul des mandats, la réduction du nombre d'élus, la représentation proportionnelle on serait partiellement d'accord avec lui à condition toutefois de ne pas retomber dans les travers d'un régime d'Assemblée version Quatrième République qui a laissé aux plus anciens français le souvenir amer d'une instabilité politique chronique (on en faisait aussi, à l'époque, des gorges chaudes des magouilles entre partis politiques d'alors dans tous les Cafés du Commerce de France et de Navarre !) jusqu'à l'écroulement de l'Etat sous le poids d'événements extérieurs (insurrection de mai 1958 en Algérie en l'occurrence)

Enfin on a noté avec satisfaction sa passion européenne toujours vivace même s'il est bien conscient des lourdeurs, du déficit démocratique et de la paralysie de cette Europe dans les circonstances actuelles.

Bref, il semble tenir un programme d'action gouvernementale qui conviendrait sans doute à beaucoup de français fatigués de la cacophonie actuelle et de la non visibilité de l'action présidentielle.

Resterait à mettre tout cela en musique ...et là, ce n'est pas gagné d'avance car on peut imaginer la confusion et les convulsions qui en résulteraient dans les deux principales forces politiques ....et puis il faudrait un président qui en prenne la décision, lui dont l'art savant est dans le louvoiement, le pas de tango, la façon de dire puis de ne plus dire avant d'affirmer le contraire !

 

 

A titre d'encouragement personnel mais aussi aux lecteurs de ces quelques réflexions, on rappellera qu'en politique tout peut, en peu de temps, devenir possible !

 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 10:51

 

 

 

La franca Ŝtata estraro ĝislongtempe kutimis vivadi en tre granda komforto, ĉirkaŭita de la “oroj” de la Respubliko, kiu laŭtradicie estas "bona filino".

Freŝdata komparo farita estis inter la funkciadaj elspezoj de la ŝtatestraro en Germanio kaj en Francujo.

Edifanta estas la rezulto : Vidu vi mem !

Koncerne la Registaron : Francujo havas unu Prezidenton, unu Unua-Ministron, dudek kvin ministrojn kaj naŭ ŝtatsekretariojn, tio estas 36 personoj, tiam kiam Germanio nur havas unu Kancelier(in)on kaj ok ministrojn, tio estas 9 personoj !

- Koncerne la loĝejon de tiuj estroj : En Francujo la Prezidento havas sian palacon (Elizeo), la Unua-Ministro ankaŭ sian (Matiĝono) kun funkciloĝejo de 310 m2 kaj la aliaj ministroj reiraj ĉiuvespere al siaj privataj hoteloj, kiujn la Respubliko gracie kaj senkoste provizas al ĉiu, tiam kiam la Kancelierino Merkel reiras al sia propra apartamento pri kiu ŝi pagas luprezon kaj aliaj loĝelpezojn (nature la ministroj de la Kancelierino same faras) !

- Koncerne la funkciŝarĝojn : Dungitaro de 906 personoj, aŭtoparko de 121 veturiloj, aviadila parko inkludanta : 1 Airbus, 6 Falcon, 3 SuperPuma ( helikopteroj) por la franca Prezidenteco kontraŭ proksimume 300 personoj kaj 37 aŭtoj por la germana Kanceliereco (kiu kutime uzas vojaĝante trejnojn aŭ normalajn aerlineojn) !

- Koncerne la ŝtatĉefajn salajrojn : Proksimume 21.000 € por la franca Prezidento kontraŭ 18.000 € por la germana Kanceleirino !

- Koncerne la tutan ŝtatĉefan budĝeton :  113 milionoj € en Francujo kontraŭ 36 milionoj € en Germanio !!!

Unuvorte en Francujo ni necesas trifoje pli altan budĝeton por regi la ŝtaton ol en Germanio !!

Neniudube, ke la tiom multe da francaj personoj, kiuj suferas en tia dura nuna epoko bone aprezos la lukson de rimedoj de sia ŝtatestraro por mildigi sian suferon kaj la superban montritan ekzemplerecon !





 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 11:25

 

On pourrait gloser à l'infini sur la légèreté du caractère français et l'inconséquence des ses actes, notamment dans le domaine politique, le seul auquel nous nous intéresserons dans cet article.

Ne voilà-t-il pas un pays qui s'est jeté en 2007 dans les bras d'un jeune fauve de la politique qui lui promettait de résoudre ses problèmes les plus criants, de s'attaquer enfin à ces indispensables réformes structurelles que nos dirigeants de droite ou de gauche renvoyaient inlassablement aux calendes grecques depuis plus de trente ans par crainte (tout-à-fait justifiée au vu de notre caractère national !) des représailles électorales.

Nul doute que ce jeune et frétillant président ait eu de bonnes idées (sans doute aussi des moins bonnes) concernant la réforme de l'Etat, des collectivités locales ou des ports, l'autonomie des universités ou la défense de nos industries. Il s'agissait tout bonnement d'extirper notre pays de cette gangue paralysante, issue de ce funeste environnement marxiste de l'après-guerre qui avait imprégné non seulement le mouvement syndical mais aussi l'enseignement et une bonne partie de l'appareil de l'Etat.

"Vaste programme" comme aurait dit le général de Gaulle, jamais avare de bons mots !

Le jeune fauve s'y attacha avec une fébrile ardeur - d'autres diront avec un activisme vibrillonnant voire brouillon - bousculant ici, piètinant là, lancant ses chevau-légers à l'assaut des citadelles de la Justice ou de l'Education Nationale, au point de bientôt déclencher l'incompréhension puis la colère rentrée de beaucoup de ses électeurs dépassés par l'agitation quotidienne et confuse de cet hyper-président qui en oublait au passage qu'il avait un premier ministre que ses conseillers piètinaient sans vergogne et qu'il existaient dans ce pays une constitution et un partage des pouvoirs.

A noter au passage que le général de Gaulle malgré sa haute stature de Commandeur, fut toujours très soucieux des apparences et du respect de la constitution. En grand connaisseur du caractère frondeur du français, il ne jeta jamais le trouble dans son camp par des comportements inadéquats et sut conserver, au moins jusqu'à la toute fin, cette aura admirative auprès du peuple et de la plupart de ses adversaires politiques.

Au contraire, le jeune hyper président attisa contre lui et même dans son propre camp des rancoeurs voire une rage de le détruire pendant que des médias déchaînés et l'ensemble des partis de gauche s'acharnaient avec une impatiente furie meurtrière sur la moindre nouvelle idée émise par le pouvoir en place.

En politique il est bien connu que pour réussir il faut que l'économie vienne un peu pousser à la roue ! Le gouvernement de Jospin (et son "penseur en économie", le "vert-galant" DSK ministre des finances de l'époque) avait bien profité d'une croissance de 3 à 4 % dont ils s'étaient vantés sans beaucoup de vergogne.

Notre jeune fauve pour son malheur et le notre hérita de la plus grave crise économique depuis 1929 ! De quoi dynamiter n'importe quel bilan et ouvrir une voie royale à la concurrence !

L'électorat français que l'on dit - fort abusivement- sage et intelligent mais qui est surtout doté d'une faible culture économique et obnubilé par l'immédiateté des choses doublée d'une crainte du lendemain lui fit payer cash sa malchance d'abord dans les élections intermédiaires puis lors du vote présidentiel.


 

Le-president-francais-moyen-en-vacances.jpg

 

 

Notre brave électeur se jeta donc cette fois dans les bras accueillants d'un anti-Sarko qui, à l'opposé du hussard pressé bousculant tout sur son passage, allait grâce à son calme, sa sagesse, sa hauteur de vue, son sens du consensus (que des esprits malveillants de son propre camp comparaient à de la mollesse ou de l'indécision chronique ! Voyez quand même comme les gens sont méchants !) et son sens suraigu de la posture en justice sociale remettre les choses en ordre et d'abord se conduire comme un président normal (les premières photos du couple présidentiel en vacance dans le Var furent édifiantes tant elles étaient proches d'une caricature !) avant de réduire les déficits de la catastrophique gestion antérieure, réduire les inégalités, redonner de l'espoir à la jeunesse, réduire le chômage, remettre d'aplomb l'Union européenne, refonder l'école de la République bafouée et appauvrie par une droite sans scrupules, etc...etc...

Et le bon peuple de prendre toutes ces promesses pour argent comptant....en attendant de déchanter devant les effets secondaires de la crise qu'on lui avait soigneusement caché au point de voir maintenant apparaître un début d'émeutes sociales devant l'étendue des dégats économiques actuels. 

Bon et brave peuple, me direz-vous, plein de qualités...mais aussi toujours aussi gogo !!

 



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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:26

 

Le nouveau pouvoir socialiste, bien assis sur les solides majorités tant à l'assemblée nationale qu'au Sénat que lui ont conférées des électeurs avides de changement (et ayant oublié au passage que le changement se fait plus souvent pour le pire que pour le meilleur), met donc en place ses outils de "justice fiscale" sous forme de hausses d'impôts dont l'actuel Collectif budgétaire n'est qu'un avant-goût pour un montant d'environ 7 milliards en attendant l'avalanche déjà promise pour la rentrée qui doublera la mise....histoire de nous faire attendre la suite des réjouissances en 2013 et les années suivantes !!


Mosco-le-taxeur-copie-1.jpg

 

...parce qu'il y aura forcément une suite à la pression fiscale en cours !!

Il n'y a que les innocents ou les électeurs de gauche peu soucieux de science économique pour croire qu'après avoir rançonné les "riches", les rentiers, les "patrimonieux" et enfin les sociétés industrielles et commerciales, nos braves idélogues-rançonneurs de gauche vont s'arrêter en si bon chemin !

Ils avaient le choix d'adopter comme nos voisins italiens et espagnols une politique ferme de rigueur, taillant d'abord dans les dépenses de l'Etat et des collectivités locales avant d'écrémer les revenus des citoyens mais comme ils sont beaucoup plus malins que leurs voisins ils ont opté pour "l'effort juste" se drapant ainsi de vertu républicaine égalitariste et solidaire pour mieux "enfumer" les gogos qui croient encore (pour combien de temps !) en leurs promesses.

A ce sujet, la baisse brutale de popularité de nos deux têtes pensantes Hollande-Ayrault laisse présager de douloureux lendemains à nos maîtres en idéologie sociale.

En fait, le lecteur averti des choses politiques aura bien vite compris que derrière la mascarade de "l'effort juste" se cache l'irrépressible envie socialiste de ne pas toucher aux dépenses (bien trop dangereux sur le plan électoral) voire de les augmenter autant que faire se peut !

Refusant donc par idéologie la nécessaire rigueur dans la dépense...il ne restera bientôt plus à nos chers idéologues égalitaristes qu'à imposer la rigueur des prélèvements non seulement aux français coupables (les très riches, les riches, les rentiers, les retraités-qui-partent-en-croisière, les entrepreneurs-qui gagnent-de-l'argent-sur-le-dos-des-travailleurs et tous les autres profiteurs, sans oublier mon voisin-qui-a-une-trop-belle-bagnole, etc...) mais aussi naturellement aux classes moyennes (dont la majorité se situe à des niveaux de ressources entre 2.000 et 3.000 € par mois !) et aussi naturellement aux classes plus pauvres qui seront touchées par les hausses substantielles de la CSG puis de la TVA (ce fameux impôt "injuste" d'après les socialistes mais qui retrouvera par miracle ses vertus fiscales sous la pression des évènements)

Quant à la fameuse "relance" négocié par notre cher président, elle ne pèsera sans doute pas bien lourd en comparaison des handicaps fiscaux dont l'activité économique française va être la première à souffrir, appauvrissant du même coup l'ensemble du pays...en attendant que la mère Merkel ou le FMI vienne nous botter l'arrière-train !

Mais surtout ne vous inquiètez pas, bonnes gens pour vos élus socialistes !

Eux ne pâtiront pas de l'appauvrissement général prévisible.

Leurs très confortables indemnités et autres frais de représentation (non imposables, cela va de soi) leur permettront de poursuivre leur oeuvre de salut national dans la tranquillité financière et la satisfaction du devoir accompli !

 


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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:20

 

Plus d'un économiste de métier aura sans doute été surpris de la nomination de Pierre Moscovici à la tête du très puissant ministére de l'économie et des finances !

 

Moscovici-pierre.png

 

Ce socialiste bon teint, de tendance social-démocrate, qui fut ministre des affaires européennes plusieurs années sous Jospin était surtout connu avant la récente campagne prèsidentielle comme un "bla-blateur" professionnel, hantant les plateaux de télévision en nous ressassant des discours interminables dans lesquelles sa mauvaise foi drapée de vertu le disputait à une langue de bois et un parti-pris systématique contre tous les projets gouvernementaux, inévitablement accusés de cette cynique injustice et de ce mépris du peuple qui ne peuvent naître que dans des cervelles des politiciens de droite ! L'orientation de ses discours était telle qu'il ne fallait pas être grand clerc pour deviner dès ses premiers mots quel serait le jugement (tapissé de morale socialiste et bien sûr négatif) qu'il porterait sur la cible de son verbeux discours !

Bref ! à part pleurer sur les souffrances du peuple opprimé par la droite et à s'acharner sur les supposées dérives anti-démocratiques du sarkozysme, on ne sentait pas trop de réflexion économique dans ses propos de même qu'on ne le voyait pas souvent soutenir des débats avec des économistes de métier. Cela ne semblait pas être la tasse de thé de ce monsieur beaucoup plus à l'aise, semblait-il, dans l'invective politique et dans le rôle de donneur de leçons, ce péché mignon amoureusement cultivé par tout bon intellectuel de gauche !

A regarder de près sa biographie on constate toutefois qu'il possède un DEA d'économie, de même qu"un DEA de philosophie, qu'il est diplomé de l'ENA où il eut comme professeur le fameux DSK qui porta si haut nos couleurs nationales dans son épopée new-yorkaise. On apprend aussi qu'il fut très actif dans la Ligue communiste révolutionnaire (jusqu'en 1984, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de 27 ans !) qui, comme chacun sait, est un excellent milieu très formateur pour s'imprégner des rouages de l'économie et de la finance internationale !

Comment de communiste révolutionnaire convaincu (jusqu'à 27 ans !) peut-on devenir social-démocrate mesuré ? Encore un cheminement cérébral mystérieux qui devrait faire l'objet d'une belle étude psychologique ! 

Le nouveau ministre est donc un esprit fort éclectique. On aura toutefois beaucoup de mal à se convaincre qu'avec un tel passé révolutionnaire et des antécédents parentaux empreints de psychologie et de psychanalyse il puisse faire un bon ministre des finances !


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:24

 

Ceux de son camp ont voulu y croire (ou faire semblant) jusqu'au bout ! 

Son discours d'adieu a été digne et à la hauteur de ce que l'on peut attendre d'un président sortant.


Ange-dechu.jpg

 

Avec toute son énergie, avec toutes ses forces il a essayé de vaincre le faisceau d'adversités liguées contre lui, de bousculer les pronostics des sondeurs professionnels, allant même jusqu'à un semblant de compromission avec certains points idéologiques du Front National.

Rien n'y a fait ! Les haines accumulées et entretenues par ses adversaires politiques, ses erreurs comportementales du début du quinquennat, ses méthodes parfois brutales et souvent brouillonnes, sa trop grande exposition aux coups politiques, sa négligence envers un premier ministre respectable et respecté enfin l'acharnement médiatique de 80% de la presse d'opinion ont progressivement détruit l'aura du jeune et brillant vainqueur de 2007 et causé la défaite que d'aucuns peuvent juger imméritée compte-tenu de tout ce qui a été réalisé de positif au cours de ces cinq années et notamment du bon niveau de protection que ce président a su assurer au peuple français par comparaison aux affligeantes dégradations des conditions de vie dans les pays du sud de l'Europe.

Mais tout cela naturellement ne compte pas aux yeux de ces éternels donneurs de leçons que sont les socialistes français, trop heureux de dénoncer un bilan dont la crise mondiale est en grande partie responsable et frétillants devant toutes les "injustices" de la société française (oubliant soigneusement que la première injustice que subit l'individu est liée à son patrimoine génétique et à son environnement dans ses premières années !), les abus des "riches" (toujours plus riches selon l'inénarrable mère Aubry) et le malheur des "pauvres" (toujours plus pauvres pour prolonger la citation de l'égérie socialiste lilloise qui n'a pas hérité de l'esprit mesuré de son père) !

Quel confort intellectuel pour les heureux professionnels de la gauche édifiante dans ce pays égalitariste qui ne supporte pas le talent et la réussite des autres que de dénoncer toutes les "injustices" soit-disant engendrées par un "président des riches" !

La question que l'on peut maintenant se poser avec une certaine angoisse c'est comment, après avoir perdu leur bien pratique "bouc émissaire", nos brillants penseurs de gauche vont être capables de gérer un pays en crise, eux qui ne savent que dépenser et matraquer d'impôts les "riches" et les entreprises, en totale contradiction avec les règles d'une saine économie et les recommandations européennes !


 



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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 10:06

 

Voilà donc une bonne vingtaine de grands patrons du CAC 40 qui troquent leur beau costume griffé de PDG pour une défroque d'économiste libéral ou de penseur social et qui nous balancent, à la veille des élections présidentielles, un manifeste interprétant leur bonne parole pour retrouver croissance, travail et bonheur de vivre ensemble !

A lire l'avalanche de commentaires alliant mépris et moquerie occasionnée par leurs profondes réflexions on reste sidéré devant l'ignorance que ces grands messieurs ont de leur image dans l'opinion française ! Sont-ils donc stupides (sûrement pas), aveugles (peut-être) ou mal conseillés (sûrement) pour ne pas imaginer qu'un tel manifeste est totalement contre-productif pour les thèses qu'ils défendent et qu'il ne peut que renforcer la haine à leur égard qui perce dans presque tous les milieux sans distinction politique, dans cette période d'aigreur sociale et de recherche de boucs émissaires.

Ces beaux messieurs, guère découragés par le pouvoir en place, ont trop provoqué une population en souffrance par leurs indécentes rémunérations, leurs multiples avantages, leurs retraites dorées sans oublier leur coûteuse habileté à échapper légalement (par l'optimisation fiscale) et illégalement (via placements dans les paradis fiscaux) à l'impôt pour venir maintenant donner des leçons d'économie (même si certaines de leurs thèses visent juste) et de cohésion sociale à une opinion très mal disposée à leur égard.

Ayant atteint le haut de la pyramide sociale soit par leurs dons propres, leur mérite ou leur travail ou soit par le simple fait d'être bien nés et bien introduits dans la haute société ou d'avoir bénéficié des bons parrainages, ces beaux messieurs semblent pour la plupart avoir perdu la notion de vertu civique qui impose à chaque personne privilégiée par le talent ou la naissance un devoir d'utilité sociale, rendant ainsi à la société qui l'héberge une partie des fruits de son activité voire même lui apportant travail, dignité et bien-être.

Certains capitalistes du 19ème siècle (les frères Péreire par exemple, déjà évoqués dans ce blog) avaient cette vertueuse vision de leur action dans la société.

Puissent-ils inspirer nos actuels grands patrons et les rendre plus conscients de leurs responsabilités sociales !!


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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 08:39

 

C'est la somme faramineuse qui transiterait par les fameux "paradis fiscaux", tant décriés depuis quelque temps mais qui n'ont jamais été aussi florissants !

Pour se faire une petite idée de ce que cela représente, comparons avec quelques PIB qui, rappelons-le, représente la richesse produite en une année.

Ce qui donc transite par ces diaboliques (pas pour monsieur tout-le-monde, bien sûr !) paradis représente près de 10 fois le PIB français, 2 fois le PIB de la zone Euro, 20 % de plus que le PIB nord-américain et environ le tiers du PIB mondial !

Rappelons aussi que les trois principales finalités d'un paradis fiscal sont d'une part d'échapper à l'impôt des états (évasion fiscale) de la part des grandes sociétés multinationales et des grandes fortunes particulières, d'autre part de "blanchir" l'argent sale provenant de tous les trafics (la drogue en tête) et malversations et enfin d'attirer par les avantages d'une non-taxation les capitaux du monde entier en mal de placement.

Et qui trouve-t-on parmi les champions des paradis fiscaux ? eh bien tout simplement nos chers voisins que sont le Luxembourg, la Suisse et ...la place financière de Londres ainsi que l'état Delaware aux USA, en compagnie de Hong-Kong et de Macao et d'une kyrielle d'autres (Bahamas, Lichtenstein, Monaco, Irlande, Seychelles, Caïmans, Bermudes....) !

Cette énorme fuite d'argent hors des circuits légaux ne peut que déséquilibrer le commerce mondial, créer des distorsions de concurrence dans tous les domaines, appauvrir les Etats en butte à des dettes de moins en moins gérables, qui enrichissent grâce aux taux d'intérêt les prêteurs qui ont planqué (à peu de frais) leur argent aux paradis et renforcer le pouvoir de nuisance de toutes les mafias et autres organisations criminelles !

Tout cela n'empêche pas d'honorables sociétés ayant pignon sur rue - voir ci-dessous -  de faire leur pub sur Internet avec un grand sourire (pub France-Offshore !) ou avec l'air pénétré d'un play-boy (pub Delaware) pour l'ouverture d'un compte en 48 heures dans ces délicieux endroits !

 

creation-societe-offshore-s1-copie-1.jpg

S-installer-en-Delaware.jpg

 

Le succès de placements "off shore" ne se dément pas. on en voudra pour preuve la progression - voir ci-dessous -  des investissements qu'y font les Fonds spéculatifs.


 

investissemsnts-des-hedge-funds-dans-les-paradis.png

 

Avec un tant soit peu de lucidité, force est de reconnaître que le ver est dans le fruit et que la duplicité des grands Etats (USA, Chine, UK,...) dans cette affaire augure mal d'une moralisation possible des activités financières mondiales.

Les interêts financiers en jeu sont formidables et il est à craindre que les rodomontades de nos hommes politiques n'y changent pas grand chose !!

 

Voir ci-dessous la liste "grise" de l'OCDE sur le sujet

Liste grise des paradis fiscaux non coopératifs selon l'OCDE

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:19

 

Suivre une émission de François Bayrou comme celle qui vient d'avoir lieu sur la 5 laisse une impression curieuse. On se dit : "C'est bien, mais....!"

C'est bien parce que l'homme est sans conteste sympathique même si sa propension à se répéter et se considérer comme le détenteur de la vérité ou comme celui qui a vu clair le premier devient à la longue un peu exaspérante.

C'est bien parce qu'il est certainement sincère et qu'il n'a pas choisi la voie de la facilité qui fut empruntée par beaucoup de ses anciens disciples du centre pour des raisons électoralistes et de carrière.

C'est bien qu'il soit têtu et qu'il s'en flatte car c'est en politique plutôt une qualité à condition de rester vigilant sur l'évolution des choses et ne pas se figer dans des attitudes ou dans le déni de la réalité.

C''est bien qu'il ait de bons principes et de bonnes idées sur l'équilibre des comptes, sur le "produire français" ou sur ce sursaut national qu'il appelle de ses voeux et capable de réunir les bonnes volontés de tous bords.

C'est vrai qu'il a eu le mérite d'avoir été parmi les premiers à dénoncer les dérives budgétaires de l'Etat français et le manque de démocratie ainsi que l'hyperprésidentialisation de l'actuel régime (même si ses violentes diatribes ne semblaient pas toujours de très bonne foi !)

C'est bien qu'il soit un européen convaincu car c'est l'avenir de notre pays.

C'est plutôt bien qu'il progresse dans les sondages et qu'un courant de convergence s'opère au Centre en sa faveur, ce qui va lui permettre de se rapprocher du podium.

C'est toujours bien qu'il veuille moraliser la vie publique et redonner le moral aux français (qui en ont diantrement besoin !)

 

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Mais la sympathie, fort utile pour gagner les coeurs, na jamais été une preuve de compétence.

Mais la sincérité et le courage qui sont d'indéniables vertus que l'on aimerait voir partager par tout le personnel politique dans ce pays ne suffisent pas à faire un grand Homme d'Etat.

Mais s'entêter dans une ligne politique (la résurgence d'un Centre indépendant et majoritaire) avec une Constitution orientée vers le bi-partisme semble fortement improbable.

Mais avoir de bons principes et de bonnes idées est, sans conteste, une excellente chose encore faut-il définir une méthode  de gouvernement (ce que l'on attend de sa part) et surtout avoir les moyens de les mettre en application.

Mais dénoncer parmi les premiers les travers et erreurs du pouvoir actuel ne garantit pas qu'il n'en commettra pas lui-même une fois installé au pouvoir.

Mais être un europen convaincu ne suffit pas ! Encore faut-il la volonté, la force de conviction pour atteindre avec nos partenaires une organisation politique et économique forte et viable dans le concert mondial.

Mais si progresser dans les sondages est une chose positive, cela ne garantit pas d'atteindre le podium en mai prochain.

Mais moraliser la vie publique et redonner le moral aux français est sans doute une belle ambition mais aussi "un vaste programme" pour pasticher le Général De gaulle, expert en bons mots.

Mais enfin et surtout ce candidat élude des sujets difficiles mais terriblement importants comme le dumping monétaire des Etats-unis et de la Chine ou la gouvernance et la politique monétaire européenne qui sont pourtant les clés de la sortie de crise pour l'Europe et auprès desquels les meilleures intentions politiques ne risquent d'être que courants d'air dans la tempête.

 

Une chose en tous cas est sûre. Son succès nous changerait grandement de ces désespérants débats stériles, sclérosés, stéréotypés au point d'en devenir ubuesques entre une gauche aux pavloviens réflexes marxisants et une droite arqueboutée sur ses privilèges et son goût du pouvoir.

 

 

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