Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 11:14

En feuilletant récemment une petite encyclopédie, je suis tombé sur le fameux Serment de Strasbourg scellant l'accord de "bon voisinage" entre les petits-fils de Charlemagne, Charles le chauve et Louis le germanique qui avaient hérités avec leur frère Lothaire des parties de l'empire carolingien.
Une version française de ce serment avait été établie, constituant le premier document officiel historiquement connu de la langue française.
Cette version française qui date de près de 12 siècles (an 842) n'a - comme on peut le constater ci-dessous - qu'un rapport fort lointain avec le français moderne et fournit l'occasion d'apprécier l'évolution de notre langue nationale au cours des siècles !

TEXTE ORIGINAL :
Pro Deo amur, et pro christian poblo et nostro commun salvament, d’ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa si cum om perdrei son fradra salvar dist in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol, cist meon fradre Karle in damno sit.

 Ce qui peut se traduire en français moderne :

 Pour l’amour de Dieu et pour le salut commun du peuple chrétien et le nôtre, à partir de ce jour, autant que Dieu m’en donne le savoir et le pouvoir, je soutiendrai mon frère Charles de mon aide et en toute chose, comme on doit justement soutenir son frère, à condition qu’il en fasse autant ; et avec Lothaire je ne prendrai aucun arrangement qui, par ma volonté, soit préjudiciable à mon frère Charles que voici.

Une première évidence saute aux yeux de tous ceux qui dans leur jeunesse se sont frottés au latin. La "matrice" latine est partout présente tant aux niveau des racines de mots qu'aux lettres finales indiquant des restes de déclinaisons chères aux latinistes. il s'agit non pas du latin des lettrés (passé entretemps à la "moulinette" ecclésiastique) mais d'un latin "populaire", abâtardi après beaucoup de modifications, déformations et de simplifications au contact pendant 8 siècles avec les dialectes gaulois d'abord puis les parlers germaniques des envahisseurs à partir du 4ème siècle.
On y trouve aussi, assez naturellement, quelques occlusions germaniques et de manière amusante quelques mots qui ont traversé les siècles sans réels dommages et que l'on retrouve dans différents parlers romans, comme par exemple ce verbe "prindre" toujours présent dans le patois picard, le mot "aiudha" ("ayuda" en espagnol), le mot "cosa" (italien) ou le mot "plaid" devenu plaidoirie ou plaidoyer en langage juridique français.

 




Par Pauledouard - Publié dans : Linguistique - Communauté : Histoire
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 00:00

On a parlé récemment sur ce blog du retour de la taxe Tobin dans une version modernisée et orientée vers les transactions financières spéculatives mondiales.
ATTAC a récemment rebondi sur le sujet par le biais d'un article de trois membres de son conseil économique en élargissant considérablement le débat via une nouvelle mouture de la Taxe Tobin (devenue au passage non plus volontaire mais obligatoire et beaucoup plus lourde que celle récemment présentée par Bernard Kouchner) au financement des BPM (Biens Publics Mondiaux).
La rupture radicale préconisée par les gens d'ATTAC est, bien entendu, une vue de l'esprit dans l'état actuel des relations et des accords entre les Etats mais elle a le mérite de montrer une voie vers laquelle se diriger dans un futur sans doute lointain quand les décideurs politiques et économiques auront - enfin ! - pris conscience de l'impérative priorité à accorder à la protection des ressources naturelles et à la répartition équitable des richesses entre les continents.
Vue de l'esprit car les Etats les plus riches renâclent aujourd'hui à affecter une aide au développement du tiers-monde de 0,7% de leur PIB qu'il se sont pourtant engagés à verser et on les imagine mal en affecter 2,5% - préconisations d'ATTAC - même en taxant des transactions internationales qui leur passent au-dessus de la tête !! 
Afin de satisfaire ses préconisations ATTAC réclame la mobilisation de 1.500 Milliards de $, soit les 2,5% du PIB mondial et, pour faire bon poids, ajoute à la taxe de type TOBIN une autre taxe sur les bénéfices des multinationales.
En quoi consiste ces fameux BPM ? Ils concernent d'abord l'environnement naturel et ses multiples rubriques allant de la préservation des sols et des forêts, l'accès à l'eau potable, la pollution, l'évolution du climat, la désertification, etc...mais aussi l'environnement nécessaire au développement humain (éducation, infrastructures, sources d'énergie, ressources alimentaires, .....) et enfin tout ce qui est concerné de près ou de loin par le développement durable et la préservation de l'avenir de la planète Terre, sans oublier les outils de stabilisation économiques et financiers permettant au monde de faire l'économie de crises systémiques.

Vaste programme ! Il y faudra y consacrer non seulement d'énormes capitaux mais rien ne se fera sérieusement sans une réelle gouvernance mondiale dans laquelle devront s'associer les poids lourds de économie mondiale, les pays en progression rapide et tous ceux qui ont besoin de la solidarité des autres nations pour échapper à la fatalité du malheur et de la misère.

Le XXIème siècle y suffira-t-il ?


 
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 00:00

Les chiffres citées par Laurence Boone - chef économiste chez Barclays Capital - dans un récent article de TELOS ont de quoi faire frémir !
En deux ans le déficit public a explosé, triplant par rapport à celui de 2007 pour atteindre les 140 milliards € soit plus de 7% du PIB national pendant que la dette publique caracolait vers les 1.400 milliards € soit 75% du PIB.
Bon ! se dira-t-on, c'est la crise et pour s'en sortir il faut bien augmenter les dépenses (sous forme de plan de relance et ses aides de toutes sortes à l'activité économique) alors que les recettes (c'est-à-dire les impôts) diminuent et une fois la crise passée, on retrouvera des chiffres plus raisonnables !
Hélas ! trois fois hélas ! le mal n'est pas que conjoncturel mais bien plus profond ! La crise n'y serait que pour une quarantaine de milliards et la centaine de milliards restant est "structurelle", c'est-à-dire qu'elle correspond au surplus de dépenses des administrations publiques par rapport à leurs recettes en période dite normale (croissance et inflation à 2%, taux d'intérêt peu élevés). La conclusion tirée de ce constat est hallucinante. A ce rythme et si rien ne change, on dépassera les 2.000 milliards de dettes en 2015 soit l'équivalent du PIB national !

Pour stabiliser la dette, il n'y a pas 36 solutions. Il n'y en a que trois :
                - Avoir une croissance forte (3% voire plus mais on n'a plus vu de tels taux en France depuis les années 70 !) pendant plusieurs années, ce qui dépend autant de nous que de nos partenaires commerciaux et donc de l'économie mondiale.
                - Connaître une inflation assez forte et durable sans trop de conséquences négatives sur les taux d'intérêt, les salaires, la compétitivité de nos produits, etc...mais alors on spolie l'épargne et les retraités et on réduit le pouvoir d'achat de l'ensemble de la population avec un résultat final très aléatoire.
                - Ajuster les recettes et les dépenses en augmentant les impôts et en réduisant le train de vie de l'Etat (tout en sachant qu'il faudrait un ajustement correspondant à 2% du PIB pour stabiliser la dette, soit environ 60 milliards, c'est-à-dire l'équivalent de l'impôt sur les revenus)
La dernière solution - la plus banale (tout chef de famille qui tient son budget sait qu'il ne peut durablement dépenser plus qu'il ne gagne !) - est la plus sûre et la plus efficace...mais aussi la plus difficile à mettre en oeuvre.
D'un côté, augmenter significativement les impôts, c'est prendre le contre-pied idéologique de la politique actuelle et c'est déclencher la grogne des classes moyennes et supérieures, autrement dit d'une grande partie de l'électorat de l'UMP, sans parler des dégâts dans l'économie !
De l'autre côté, réduire significativement le train de vie de l'Etat, c'est s'en prendre à la trilogie :
                  - Frais généraux de fonctionnement (15%)
                  - Transferts sociaux (23%)
                  - Salaires des fonctionnaires (40%)
Encore un cas d'application de la règle des 80/20 ! Les 20% restants sont intouchables car ils correspondent à un minimum d'investissement public (pour 5%) et aux intérêts de la dette.

Alors, que faire ?

A gauche, le cri est unanime, relayé par une certaine presse qui se veut sociale et progressiste : Augmentez les impôts ! - Faites payer les riches ! (ces fameux 20% de français qui se "goinfrent" 80% des richesses nationales (toujours la fameuse règle des 80/20 que l'on retrouve décidément dans les statistiques les plus diverses !) - Faites sauter le bouclier fiscal ! Haro sur les niches fiscales ! Même les parlementaires de l'UMP s'y mettent. L'un d'entre eux - Gilles Carrez, rapporteur du budget - ne vient-il pas, avec son compère (!) socialiste Didier Migaud, de dénoncer les 486 niches fiscales françaises qui détourneraient plus de 70 Milliards € des caisses de l'Etat, soit le quart des recettes fiscales annuelles ! On reste sidéré qu'un journal économique qui se prétend sérieux puisse rapporter, de manière parfaitement démagogique, de tels chiffres sans rappeler que beaucoup de ces niches fiscales ont une justification économique (elles n'ont pas été créées pour le plaisir d'enrichir les riches !) ou un rôle d'incitation vers certains types d'investissement de soutien de l'activité sectorielle ou générale. Qu'il faille les plafonner pour éviter ou réduire les inévitables effets d'aubaine, soit ! Cela a d'ailleurs été fait assez récemment mais vouloir les annuler relève d'un raisonnement pour le moins simpliste et pour tout dire démagogique.
On remarquera, au passage, que ceux-là qui réclament plus d'impôts pour les riches sont les mêmes qui réclament toujours plus de moyens (pour l'hôpital, la justice, la police, l'enseignement, etc...), plus de personnel dans les organismes publics, plus de fonctionnaires, plus de salaires...bref plus de dépenses publiques conduisant à plus de déficit et donc à plus de dette (avec la charge financière qui l'accompagne, bientôt équivalente au montant de l'impôt sur les revenus !), montrant par-là soit une stupide inconséquence soit - ce qui est sans doute plus près de la réalité - un parfait cynisme politique à l'égard des futures générations !

Bref, la droite s'arcboute sur ses positions idéologiques (avec un président qui n'a pas "été élu pour augmenter les impôts" comme il le dit lui-même !) et la gauche manque toujours autant de sérieux quand elle parle d'économie.

Ainsi armé,le bateau France se dirige tout droit vers la zone des tempêtes !



Source : L'emprunt pour financer la dette ? Article Télos de Laurence Boone - 28 septembre 2009




 
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 15:19

La takso "Tobin" revenas kaj devus bonvice starigi en la konkludoj de la proksima kunveno "G20" en Pittsburgo. Fakte gxi estas subtenita de grandaj euxropaj Sxtatoj (notinde la franco-germana paro) kaj mem la Anglio, la ekscxampionino de la plej nebridita liberalismo, sxajnas esti favora. Tio estas diri al kia punkto la tutmonda financa kaj ekonomia krizo evoluigis bondirekte multe da pensmanieroj !
Ekde la unua propono en 1972 de James Tobin, usona ekonomiisto, Premio Nobel en 1981 kaj ekskonsilanto de la presidento Kennedy, tiu projekto profunde evoluis. 
Tobin estis imaginto gxin kiel desinstiganta instrumento pri la spekulado en la internaciaj monaj transakcioj, kiu profitis je sxangxokvotoj de la naciaj monoj  por produkti profitdonajn gajnojn. Li cetere antauxvidis en sia projekto relative malkonsilintaj takskvotoj gxis 1 % de la transakcivaloroj.
Hodiaux la ideo, kiu superas estus taksi kun multe pli malforta kvoto (oni parolas pri kvoto de 0,005 %, kiu korespondas al 50 ppm - partoj por unu miliono - prenante biologian aux kemian mezuron - tio estas konkrete 50 $ por unu miliono $ kaj do kiel estimata "nedolora") cxiujn financajn transakciojn kaj notinde tiujn cxiujn, kiuj estas praktikitaj de la bankoj kaj de gxiaj teamoj de "traders", kiuj tiom kazinludi kun la mono de aliaj kaj generi tiom da miloj da miliardoj da dolaroj de "toksikaj aktivoj", kiuj finfine venenis la bankajn bilancojn !
Malfacile estas havi bonan ideon pri tio, kion reprezentas por la tutmonda ekonomio !
Provu krudan aproksimon ! 
La ministro Kouchner, kiu ne reale havas famon de granda ekonomiisto sed kiu devas - almenaux oni povas esperi gxin - esti bone konsilita, citas en unu fresxdata intervjuo grandecordajn cxifrojn de 20 je 30 miliardoj €, kiujn povus enspezigi tia takso ! Se tiuj cxifroj estas bonaj (tio estas proksimume 50 miliardoj $), tio indikus, ke la tutmonda cxiujara monsumo de la financaj transakcioj apudus unu milionon da miliardoj $, tio estas proksimume 20 fojoj la tutmonda cxiujara PIB (tiutage estimata je 50 miloj da miliardoj $). Sen esti ekspertulo pri tiaj aferoj, tio sxajnas konvenan ordon de grandeco.
Kun tiu takso en sia nova muelado, la favoraj Sxtatestroj sendube pensas unue restrikti per financa trudado la riskitajn financajn transakciojn, kiuj faris - kaj denove faras hodiaux - la felicxon de la "traders" kaj, per tio, redukti la riskon de unu nova financa veziko al kiu tiuj nekorekteblaj bankistoj - avidaj je kurtlimaj gajnoj -  ne estas mankontaj gvidi nin. Eble la Sxtatestroj havas ankaux la ideon - almenaux ni povas esperi gxin - fortpurigi novan murdintan armilon kontraux la fiskaj paradizoj, kies transakcioj povus esti plimultpeze trafitaj per pligrandaj kvotoj. La tria ideo, kiun povus havi niaj Sxtatestroj sendube koncernas la ruinigxantan staton de la publikaj naciaj financoj, kiun la produkto de la takso Tobin povus iom plibonigi. Akordu ni finfine al niaj estroj unu kvaran ideon pri helpo al la triono-mondo cele de financi gxiajn enormajn bezonojn en infrastrukturoj, energio aux produktado (prefere pura kaj dauxranta) kaj per tio mem partoprenigi tiun triono-mondon al tiom dezirata kaj esperata tutmonda ekonomia revigligxo.

Necesos, nature, ke cxiuj partoprenantoj konsentu pri lojala aplikado de tia takso sen lokale inventi tridek ses esceptojn, kiuj atingus neuxtrigi gxin !
Se cxiuj grandaj nacioj interkonsentas dum la proksima G20, tiu unua skizo de tutmonda financa mastrumeco havus bonan sxancon sukcesi.
Tiel takso, tiu invento de Tobin prezentas - en sia nuna moderna versio - preskaux idealajn karakterizajxojn (plej malforta kvoto kaj plej granda aplikbazo). Vere estus domagxe ne uzi gxin (kaj mem tro-uzi gxin kondicxe, ke gxiaj flankaj efektajxoj ne estu eksperimente tro negativaj aux detruemaj !)


 
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 12:56

La taxe Tobin est de retour et devrait figurer en bonne place dans les conclusions du prochain G20 de Pittsburg. Elle est en effet supportée par de grands pays européens (le couple franco-allemand en particulier) et même l'Angleterre, l'ex-championne du libéralisme le plus débridé, semble y être favorable. C'est dire à quel point la crise financière et économique mondiale a fait évoluer dans le bon sens bien des mentalités !
Depuis la première proposition en 1972 de James Tobin, économiste américain, prix Nobel en 1981 et ex-conseiller du président Kennedy, ce projet a considérablement évolué. Tobin l'avait imaginé comme instrument de désincitation de la spéculation dans les transactions monétaires internationales qui profitaient de l'évolution des taux de change des monnaies nationales pour faire de fructueux bénéfices. Il prévoyait d'ailleurs dans son projet des taux de taxation assez dissuasifs pouvant aller jusqu'à 1% de la valeur des transactions.  
Aujourd'hui, l'idée qui prévaut serait de taxer à un taux beaucoup plus faible (on parle de 0,005 % ce qui correspond à 50 ppm - parties par million - pour reprendre une mesure de biologiste ou de chimiste, c'est-à-dire,  de manière concrète 50 $ pour 1 million de $) et donc de manière que l'on peut estimer "indolore" toutes les transactions financières et particulièrement toutes celles pratiquées par les banques et leurs équipes de "traders" qui ont tant joué au casino et créé ces milliers de milliards de $ d'actifs toxiques qui ont fini par empoisonner les bilans des banques.
Pas facile de se faire une idée de ce que cela peut bien représenter pour l'économie mondiale.
Tentons une grossière approximation.
Le ministre Kouchner qui n'a pas une grande réputation d'économiste mais qui doit - on l'espère en tous cas - être bien conseillé, cite dans un interview récent des montants annuels de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros que pourraient rapporter cette taxe. Si ces chiffres sont les bons (soit environ une cinquantaine de milliards de $), cela indiquerait que le montant global annuel et mondial des transactions financières avoisinerait le Million de Milliards de $, c'est-à-dire environ 20 fois le PIB mondial (estimé à ce jour - crise mise à part -  au niveau de 50 mille milliards de $), ce qui peut paraître - sans être un spécialiste de ces questions - d'un ordre de grandeur raisonnable.
Avec cette taxe, nouvelle mouture, les dirigeants de Etats qui y sont favorables ont sans doute d'abord dans l'idée de restreindre par la contrainte financière toutes les transactions à risques qui ont fait - et refont de nos jours - le bonheur des "traders" et par là réduire le risque d'une nouvelle bulle financière vers laquelle ces incorrigibles banquiers, avides de profits à court terme, ne vont pas manquer de nous diriger. Ils ont peut-être aussi - au moins on peut l'espérer - l'idée de fourbir une nouvelle arme meurtrière contre les paradis fiscaux dont les transactions pourraient être frappées plus lourdement. La troisième idée des dirigeants concerne sans doute l'état délabré de leurs finances publiques nationales que le produit de la taxe Tobin ne manquerait pas d'améliorer. Accordons-leur une quatrième idée qui serait d'aider le tiers-monde à financer ses énormes besoins d'infrastructures, d'énergie et de production (propre et durable dans la mesure du possible) et par là-même participer à une reprise économique mondiale tant souhaitée et attendue.
Il faudra, bien sûr, que tout le monde soit d'accord pour appliquer loyalement cette taxe sans inventer localement trente-six dérogations qui reviendraient à la neutraliser !
Si tous les grands pays se mettent d'accord lors du prochain G20, cette première esquisse de gouvernance financière mondiale aurait alors une bonne chance d'aboutir.
En tant que taxe, cette invention de Tobin, présente - dans sa version moderne - des caractéristiques presque idéales (très faible taux et base d'application énorme). Il serait vraiment dommage de ne pas en user (voire en abuser si ses effets secondaires ne s'avèrent pas, à l'expérience, trop dommageables) !





 
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 13:28

Dans le flot d'informations contradictoires circulant sur la crise mondiale actuelle et son éventuelle sortie, une information réconfortante nous parvient du F.M.I.
Il semblerait, en effet, que cet organisme soit fermement décidé à utiliser massivement ses fameux DTS (Droits de Tirage Spéciaux) pour financer, non plus les pays développés mais bien pour financer les pays pauvres et en développement, durement secoués par la crise et ceci par le biais d'émissions d'obligations émises, non plus en US $ mais dans un panel de monnaies dans lequel le $ n'interviendrait plus que pour environ 40%.
Notre DSK national, patron du FMI, comme chacun sait, a non seulement fait une véritable pêche miraculeuse lors du récent G20 des financiers avec l'augmentation substantielle de la contribution de l'Union Européenne * au capital du FMI mais a également obtenu l'accord de pays comme l'Inde, la Russie, la Chine ou le Brésil pour une participation substantielle à l'émission obligataire en DTS.
Cet empressement des nouveaux acteurs de l'économie mondiale indiquent bien leur désir de modifier le rapport de forces au sein du FMI (où les premiers pays industrialisés se partagent la part du lion dans des rapports qui étaient ceux de l'immédiat-après deuxième guerre mondiale) mais aussi de remettre en cause la suprématie de l'US $, seule monnaie de réserve mondiale à ce jour, et les scandaleux avantages que cette situation procure aux Etats-Unis. Il ne suffit, en effet, pour s'en persuader, que de constater avec quelle désinvolture la Banque fédérale américaine fait marcher la planche à billets, émettant des centaines de milliards de $, sans aucune contre-partie si ce n'est son privilège de monnaie de réserve mondiale. Toute autre monnaie nationale jouant à ce jeu-là connaîtrait un écroulement rapide (voir la livre UK).
Les premiers signaux avaient été envoyés par la Chine lors du précédent G20 pour la création d'une nouvelle monnaie internationale mais n'avaient pas été relayés par d'autres pays, d'abord soucieux d'éteindre l'incendie de la crise financière.
Nul doute que le sujet revienne rapidement sur le tapis, surtout si les déficits américains continuent de se creuser à vive allure, réduisant la confiance des milieux financiers dans la monnaie américaine et attisant les inquiètudes des grands détenteurs de "federal funds" concernant la valeur réelle de leurs avoirs. Déjà la Banque Centrale chinoise achète massivement de l'or plutôt que des obligations américaines marquant ainsi sa lassitude de stocker du "papier" financier américain !



* La répartition du capital du FMI est aujourd'hui la suivante (chiffres arrondis) :
                     - Union Européenne : 32 %
                     - Etats-Unis d'Amérique : 17 %
                     - Japon : 6 %
                     - B.R.I.C. : 10 %       (Brésil, Russie, Inde et Chine)
                     - Reste du monde : 35 % 
A noter que les Etats-Unis, avec 17% des voix, ont un droit de veto depuis 1944, une majorité de 85% étant nécessaire - selon les statuts en cours - pour les décisions les plus importantes.

Source : Le Figaro - Economie 
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 00:00


Neniam ne estis igxonta favora la situacio por la kontinuado de la euxropa konstruado. Tiu aserto dum socia kaj ekonomia krizo sxajnas miriga !
Tamen gxi subtenigxas sur objektiva ekzameno de la cxefaj nunaj datenoj :

                - Institucie, la projekto de Lisbono estos baldaux ratifikita (kondicxe ke la irlandanoj ne farus denove kontrauxeuxropan krizon, tiuj mem, kiuj tiom profitis je la komunaj kreditoj kaj donacoj . Se tio devus malgraux okazi, ja necesos unu decidajxon de la aliaj dudek-ses euxropaj registaroj por dauxrigi la euxropan projekton sen Irlando !
Oni memorigas al cxiaj disputemuloj kaj kontrauxeuxropuloj ke tiu projekto de Lisbono ricelas realajn progresojn pri la fortigo de la potencoj de la euxropa parlamento sed ankaux de la sxtataj parlamentoj kaj mem de la euxropaj civitanoj (per la rajto de popola iniciativo) kaj pri la fortreveno de la politika potenco notinde per la elekto de la prezidento de la Euxropa Konsilo (kun du-kaj-duonjara mandato) kaj per la nomuno de reala fremdajxa Ministro (kun pli ekzakta nomo de Alta Delegito de la Euxropa Unio).
                 - Konjunkture, la financa krizo, igxita globala, devigis la euxropajn politikestrojn (kaj ankaux cxiujn aliajn) "movigxi" kaj vicostrecxigxi por eviti la elruinigxon, kio rendis multe kadukajn kaj mokindajn la malgrandajn naciajn inter-euxropajn egoismojn kaj plifortigis la neceson de harmoniigo de la financaj kaj politikaj agadoj, tiel vojmalfermante al la ideo de reala euxropa registaro tempolime, sola valora solucio por ke la euxropa Unio povu plene ludi rolon konforme al sia graveco (vidpunkte popolo, politiko kaj ekonomio) en la tutmonda koncerto. La aktiva kaj efika franca prezidenteco, nacie (tiom per la sarkoz-anoj kiom per la kontraux-sarkoz-anoj) kaj internacie rekonita montris, kion farpovis la Euxropo kiam gxi lauxte, unuvocxe kaj klare parolis. Tiu ekzemplo ne probable estos forgesita nek perdita.

Ekde la kreado de la Euxropa Unio, du tezoj kontrauxbatalas pri kion devus tiu Unio esti :

             - La anglo-saksa tezo, kun liberala inspiro (kio ne mirigos neniun !) nur vidas en la Euxropo, ke unika merkato, malfermata al cxiuj fremdaj ventoj, speco de tutmonda sub-merkato, kion gxi deziras sen malhelpajxoj, sen trudantaj reguloj, sen cxiaj protektajxoj (ekcepte kiam la interesoj de gxiaj inspirantoj, sciende Usano kaj malplialtgrade Anglio, estas minacitaj !). Vidpunkte, la euxropaj institucioj nur devas frakasi cxion, kio malhelpas la apertan cirkuladon de la bienoj, servoj, varoj, faciligi konkurencon laux cxiaj formoj, kaj nature plej eble malpliigi la sxtatajn intervenoj (per gxiaj publikaj servoj kaj gxiaj sociaj kaj ekonomiaj asistadoj). Kompreneble, pli tiu Euxropo estos "aperta" por multaj nacioj (Ukrainio, Bjelorusio, Moldavio, Turkio, Kauxkaso,....) plibone estos cxar tio malpermesos cxiujn eblecojn por serioza politika konstruado inter tiam malsamaj membroj kun tiam divergxantaj interesoj. La nuna krizo lumigis la limojn, la dangxerojn kaj rezume la profundan neadekvatecon de tiu tezo.

              - La "kontinenta" tezo (speco de miksajxo inter la franca, germana, itala, beneluksa, sveda sistemoj), pli konforma al la spirito de la Fundintoj de la euxropa traktato, kiu rekomendas la konstruadon de politika integrigo kadre de federacio de sxtatoj, tio estas unu sistemo, en kiu cxiu sxtato konsentas forlasi parton de sia suvereneco (tiam politika kiam ekonomia) por ke la Unio povu konstitui koheran tutecon, kiu reprezentus, defendus kaj protektus cxiujn siajn sxtatajn membrojn. La logika fino de tia konstruado estas euxropa registaro kun komuna kaj signifa budgxeto (kaj ne la nuna mokinda budgxeto de unu pocento de la euxropa MIP
*), komuna fremda politiko sed ankaux komuna defendo kaj komuna kunordiga ekonomia organizo. Tio nature necesos tempon cxar eble ne estas rapide transformi naciajn sxtatojn kun dujarmila historio en kunmetitajn naciojn per sola federacio.

Tio estas por tia tezo, ke necesas interbatali cxar estas la sola, kiu estas portanta nian futuron !

Kial do tia jeso ? Tute simple por ke la federala tezo la sola estas respondkapabla al la nunaj kaj morgauxaj defioj kaj la sola kapabla sekurigi bonstaton kaj protekton por la euxropaj popoloj. 

Reala komuna registaro de la euxropa Unio efekte sekurigas :
               - Auxtentika kohero kaj do reala politika forto frente al aliaj politikaj grandegaj sxtatoj kaj al geo-politikaj dangxeroj.
               - Fremda komuna politiko havus fortan efikadon en cxiuj partoj de la mondo kaj notinde cxe la malsamaj internaciaj establoj kiel ONU, OMC, UNESCO, OTAN, OMS,...
               - Ekonomia pusxita kunlaborado inter euxropaj sxtatoj (per grandaj projektoj, industriaj politikoj, aksoj por sercxado kaj disvolvigxado, regionaj valormetadoj,...) plifortigus la internajn intersxangxojn kaj ankaux la eksternaj, stimulante la globan euxropan ekonomian aktivecon.
               - Euxropa harmoniigo de la sociaj kaj fiskaj politikoj, unue progresa, igxus ebla tempolime, permesante tiom kiel eble redukti la situaciojn de socia, fiska aux regulara dumpingo, kiuj hodiaux grave falsas la kondicxojn de la internaj euxropaj intersxangxoj kaj kuragxigas la delokalizadon de la produkto de la bienoj kaj de la kontraktservoj.
               - Firmaj kaj priunuaj pozicioj de euxropa Unio, kiu reprezentas la kvarono de la tutmonda MIP*, por la reglementeco de la tutmondaj merkatoj (industriaj, kontrakservaj, komercaj, financaj), por la protektado de la cirkauxo, por la enplacigo de dauxrebla ekonomio, sxparema je la nerenovigaj planedaj ricxfontoj, estus forta signalo sendita al la aliaj sxtatoj kaj regionaj grupoj kuragxigante ilin elekti la progresovojon prefere al la kaoso, la memretirigxado aux kurtvidaj politikoj.
               - Fine, strecxkunlaboraj akordoj kun la sxtatoj kaj sxtatgrupoj periferie lokitaj estus grava pasxo en la monda irado al futuro forgesinta je neutilaj kvereloj kaj zorganta je homa solidareco.

La cinikuloj, kiuj nur fidas je la forto kaj la mono, ridacxos legante tiajn dirajxojn sed la bonvolemuloj - eldestre aux elmaldekstre - devus retrovigxi en tia bela vizio.





* MIP = Malneta Interna Produkto, sama kiel PIB



 
Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : Vivu Esperanto !
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 10:09


Voici un message mobilisateur pour remettre - ou plutôt pour mettre, car ils n'y ont jamais été - au milieu de la scène européenne nos chers concitoyens qui ne s'y retrouvent plus dans cette Europe que veulent ou ne veulent pas, souhaitent ou ne souhaitent pas les partis politiques dans leur déluge verbal à la fois confus, ambigu, volontiers menteur ou pour le moins manipulateur via cette fameuse langue-de-bois dont ils font leurs quotidiens délices !

Das un esprit oecuménique, ce message concerne toute la palette des opinions politiques françaises, survolée ci-dessous d'un simple coup d'aile :

      - Les électeurs de droite qui en ont marre de la politique "bling-bling", des rodomontades d'un petit-furieux et de l'esprit courtisan qui règne à l'UMP !

      - Les électeurs du centre qui n'ont pas trop envie de cautionner l'ambition personnelle d'un lettré béarnais-éleveur de chevaux !

      - Les sociaux-démocrates qui ne supportent plus le jeu de cache-cache des dirigeants socialistes modérés qui cachent honteusement leur préférence pour l'économie de marché (quand elle est régulée) !

      - Les mêmes sociaux-démocrates qui n'apprécient pas de se faire traiter de "vendus aux capitalistes" par des socialos-gauchistes aux relents collectivistes qui ne veulent pas comprendre (et pour cause ! accepter de comprendre ruinerait leur fond de commerce !) que l'économie planifiée et collectivisée, çà n'a jamais marché nulle part et que çà ne marchera jamais !

     - Enfin la foule des indécis qui varient leurs votes selon l'humeur ou la passion du moment.

Pourquoi donc ne pas transformer une impulsion négative (le fameux "Je votre contre"...Sarkozy, la vie chère, le chômage, la crise, les technocrates de Bruxelles, les riches, les immigrés, etc - les motifs ne manquent pas pour qui en cherchent  !) en une impulsion positive qui plus est - Ô miracle ! - serait bénéfique à tous et donc à la démocratie et donc à l'Europe en rendant possible le dialogue direct entre tous les citoyens européens ?

Non, Non ! Ce n'est pas un rêve ou une lubie...mais une simple et bonne idée à accepter !

Il suffit d'aller sur le site : http://www.europe2009.fr/ pour s'en convaincre.



Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 13:28


Jamais la situation n'aura été plus favorable à la poursuite de la construction européenne. Cette affirmation faite en pleine crise sociale et économique peut a priori paraître surprenante !
Elle s'appuie pourtant sur un examen objectif des principales données actuelles :

         - Sur le plan institutionnel, le projet de Lisbonne est en passe d'être ratifié (à moins que les irlandais nous refassent une crise anti-européenne, eux qui pourtant ont tant profité des crédits et cadeaux communautaires. Si cela devait malgré tout être le cas, il faudra bien en passer par une décision des gouvernements des 26 autres Etats pour continuer le projet européen sans l'Irlande !).
On rappellera en passant aux "grincheux" et aux anti-européens de tous poils que ce projet de Lisbonne recèle des avancées réelles au niveau du renforcement des attributions du parlement européen, des parlements nationaux et même des citoyens (droit d'initiative populaire) d'une part  et du retour du pouvoir politique, d'autre part, notamment par l'élection d'un Président du Conseil européen (avec un mandat de deux ans et demi) et la nomination d'un véritable ministre (Haut représentant de l'Union, pour être précis) des affaires étrangères.

       - Sur le plan conjoncturel, la crise financière devenue globale a obligé les dirigeants européens (et aussi tous les autres !) à "se bouger" et à resserrer les rangs pour éviter le naufrage, ce qui a rendu bien caduques et bien dérisoires les petits égoïsmes nationaux intra-européens et a renforcé la nécessité d'une harmonisation des actions financières et économiques ouvrant ainsi la voie à l'idée d'une réelle gouvernance européenne à terme, seule solution valable pour que l'Union puisse jouer pleinement un rôle conforme à son importance (tant démographique que politique et économique) dans le concert mondial.
L'active et efficace présidence française, reconnue nationalement (que l'on soit pro ou anti-Sarkosy) et  mondialement, a montré ce que pouvait faire l'Europe quand elle parlait haut et clair. Cet exemple ne sera sans doute ni perdu ni oublié.

Depuis la création de l'Union Européenne, deux thèses s'affrontent sur ce ce que doit être l'Europe :

        - La thèse anglo-saxonne, d'inspiration purement libérale (ce qui n'étonnera personne !) ne voit dans l'Europe qu'un marché unique ouvert à tous les vents, sorte de sous-unité du marché mondial qu'elle souhaite sans entraves ni règlements contraignants ni protections d'aucune sorte (sauf quand les intérêts de ses inspirateurs, à savoir les Etats-Unis et  à un degré moindre l'Angleterre, sont menacés !). Dans cette optique, les institutions européennes ne doivent avoir pour rôle que de démanteler tout ce qui entrave la libre cicrculation des biens, des services et des marchandises, de favoriser la concurrence sous toutes ses formes et, bien sûr, de réduire à la portion congrue l'intervention des Etats (via leurs services publics et leurs assistances socio-économiques). Bien entendu, plus cette Europe-là sera "ouverte" au plus grand nombre (Ukraine, Biélo-russie, Moldavie, Turquie, Balkans, Caucase...) mieux cela vaudra car cela interdira toute possibilité de construction politique sérieuse entre des membres aussi disparates et aux intérêts aussi divergents. La crise actuelle a mis en lumière les limites, les dangers et, somme toute, la profonde inadéquation d'une telle thèse.

        - La thèse "continentale" (sorte de patchwork des systèmes français, italien, allemand, bénéluxois voire suédois) plus conforme aux idées des fondateurs du Traité qui préconise la construction d'une intégration politique dans le cadre d'un fédéralisme des Etats, c'est-à-dire un système dans lequel chaque Etat consent à abandonner une part de sa souveraineté (politique et économique) à l'Union pour que celle-ci puisse constituer un ensemble cohérent représentant, défendant et protégeant l'ensemble des Etats-membres. L'aboutissement logique d'une telle construction est une gouvernance européenne fédérant des Etats ayant opté pour un budget commun significatif (et non pas le ridicule actuel 1% de PIB européen), une politique étrangère commune mais aussi une défense commune et enfin une organisation économique commune. Il y faudra, bien entendu, du temps car on ne transforme pas du jour au lendemain des pays ayant peu ou prou deux millénaires d'histoire nationale indépendante en Etats réunis dans une même fédération.

C'est pour cette thèse-là qu'il importe de se battre car c'est la seule qui soit porteuse d'avenir.

Pourquoi donc une telle affirmation ? Tout simplement parce que la thèse fédérale est la seule apte à répondre aux défis d'aujourd'hui et de demain et la seule capable d'assurer bien-être et protection aux populatons européennes.


Une réelle gouvernance de l'Union Européenne assurerait en effet :

                    - Une véritable cohérence donc une réelle force politique face aux autres géants et aux dangers géo-politiques.

                    - Une politique étrangère commune aurait un fort impact partout dans le monde et notamment auprès des différents organismes internationaux (ONU, OMC, UNESCO, OTAN, OMS, etc...)

                    - Une collaboration économique poussée (via des grands projets, des politiques industrielles, des axes de recherche et de développement, des mises en valeur régionales,...) renforceraient les échanges intra-communautaires mais aussi les échanges extérieurs et stimulerait l'ensemble de l'activité européenne.

                    - Une harmonisation européenne des politiques fiscales et sociales, d'abord progressive, deviendrait, à terme, possible, permettant de réduire, autant faire se peut, les situations de dumping social, fiscal et réglementaire qui, aujourd'hui, biaisent gravement les conditions de l''échange intra-communautaire et encouragent la délocalisation des productions de biens et de services.

                    - Des positions fermes et unitaires d'une Europe (représentant le quart du PIB mondial) pour la réglementation des marchés mondiaux (industriels, de services et financiers), la protection de l'environnement, la mise en place d'une économie durable, économe des ressources non renouvelables de la planète seraient un signal fort envoyé aux autres Etats et groupes régionaux les encourageant par là à choisir la voie du progrès plutôt que le chaos, le chacun-pour-soi ou les politiques à courte vue.

                     - Enfin, des accords de collaboration étroite signée avec les pays et groupes de pays situés à la périphérie de l'Europe serait un pas important dans la marche du monde vers un futur oublieux des affrontements stériles et soucieux de solidarité humaine.

Les cyniques, ceux qui ne croient qu'au pouvoir de la force et de l'argent, ricaneront à la lecture de ces propos mais les gens de bonne volonté - de gauche comme de droite - devraient pouvoir se retrouver dans une telle vision de notre vieille Europe.

Participer par leur vote à la construction de son futur devrait donc leur apparaître comme un devoir civique et  une ardente obligation européenne.


Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 15:35

En tiu senhalta franca "malbonstato" dum kiu - auxkultante la plenpaletre maldekstrajn politikulojn cxiam subtenitajn de plejpartaj amaskomunikuloj kaj de intelektlauxdiraj medioj - la franca popolo neniam estis tiom malfelicxa, tiom mistrakita de la tutinstancaj homoj (tujmetitaj en la desktran politikan kampon), tiuj "sarkos-aj" politikuloj spititaj pro reformoj, tiuj entreprenestroj nur motivitaj pro sia enricxigxo aux tiuj bankestroj kun ilia stulta blindigo - por nur paroli pri tiaj kategorioj - tiom minacita pri siaj fundamentaj rajtoj kaj mem pri siaj plejkaraj liberecoj, cxu la tempo ne estus alvenita cxesigi tiajn jeremiajxojn en kiuj ni sternadas nin longe de televidaj emisioj en speco de deprecia mazokismo, kiu nur povas gvidi nin al malfelicxo, tiam ke nia lando tiom necesas mobilizi siajn fortojn por revigligxi kiam la ekonomia sxtormego cxesigos ?
Kion diri pri tiuj sindikatestroj, kiuj nur signife reprezentas la publikan sektoron, la plej protektitan de la franca sistemo kaj nature kuntiritan pro gxiaj akiritaj avantagxoj kaj kiuj alvenas al ni por vocxvibrante paroli pri la "legitima kolero" aux la "malesperado" - kiu plene permesus kaj mem la estrosekestrigon, la detruado de produktiloj aux la disrabado de prefektejoj - de laboristoj el la privata sektoro, skandaligxante pri uzinfermoj aux pri la estra refuzo por plipagonegocoj aux ankoraux por la aktiveca konservado de fabrikejoj malfelicxe kondamnitaj pro merkatevolucioj aux teknika eksmodigxo ?
Kion ankaux diri pri homaj grupoj (nature el la maldekstro kaj mem la ekstrema maldekstro) kiuj alvenas kanti fronte de minacitaj fabrikejoj - sendube por stimuli tiujn, kiuj estas maldungontaj - kontrauxestrajn kaj kontrauxkapitalismajn refrenojn ?

Kie do tiuj homoj kun ilia afliktanta manko de ekonomia kulturo trovis, ke entrepreno estas devigita - kia ajn estus la ekonomia konteksto, la merkatostato aux sia propra financa situacio - provizi laboron sentempolime al siaj dungokontraktuloj ?

La ekonomia realeco estas fronte al ni kaj kruela estas !!
La tajfuno, kiu alvenis al ni ekde la Amerikoj sekve de financaj frenezoj, kies oni ne reprenos la priskribon, generis unu depresion, kiu nun atingas la tutan mondon, strecxante la negocajn intersxangxojn, malpliigante la demandon kaj kontrauxsxoke la oferton. Por ne pereante kaj do ne malaperante, la entreprenoj urge devas akomodi siajn produkajxoj kaj siajn rimedojn. Drama estas tio por tiu, kiu perdas sian postenon sed malpli estus tio, se ekzistus en Francujo nomindan profesian trejnadon anstataux nekohera organizo, kiu vane malsxparegas cxiujare unu tridekon da miliardoj da euroj kaj se la kutimaj Kasandroj (sindikataj kaj maldekstraj) ne plialtigus la malesperon de la maldungontuloj orelsusurante, ke ili ne povos facile redungi, ke la estroj preferas delokalizi la produktejojn cxar nur ili sercxas monogajnojn kaj ke nur restas la perforton kiel defendon.

Neniam en tiu lando oni dejxetigxas de cxiajspecaj jakobajxoj, de ribelospasmoj, de haven-sxose-tren-blokadoj, de gasaj kaj elektraj interompajxoj !! Cxiam necesos intereskonfrontadoj farigxi en la momenta emocio, la kolero, la indigno, la indiko de cirkonstanca propreka virkapro (plejofte la Sxtato, kiu oferas vergojn por frapfarigxi entrudigxante pri cxio kaj nenio kaj kiu ofte parolas senkonsidere kaj per tio difektas sian parolkvaliton).

Relegi kelkajn cxapitrojn de la fama libro : "Le mal français" ("La franca malbono") el Alain Peyrefitte, eldonita de 1976 - pli da tridek jaroj - tre lumigas tian nekredeblan francan spiritostaton, eksterlande mokobjekton kaj samtempe admirobjekton !
Oni sentas tralegante tiun libron, ke nenio reale sxangxis en la cxiamaj epidermaj rilatoj inter sindikatoj, Sxtato, Estraro kaj dungitaro. Cxiam la samaj anatemoj, la samaj denuncoj, la samaj suspektoj ! Cxiam tiu rifuzo cxiuflanke posxmeti la ideologion kaj ekzameni pragmate, inter bonvoluloj, la eblajn aux bondezireblaj aux akcepteblajn solvojn por atingi interkonsenton sen venkintoj nek venkitoj !

Unuvorte kaj tute simple, konduti kiel respondecaj aktoroj de la sociaj destinoj anstataux kolerkrii en kolektiva liberigxo.
Sed tio sxajnas ekstertrafpove por niaj sesangulaj "cxefroluloj"

Tiam, reale eterna la malbono franca ?
Sxajnas, ke oni vetpovas trankvile pri la neeksmodigo de la libro de la sinjoro Peyrefitte !

Cxu estus afero, kiu necesus plenurge programmeti en liceojn kaj universitatojn, bone estus la praktiko kaj la kulturo de la interkonsento kiel sola konvena kaj demokrata vojo por la solvo de niaj sociaj problemoj  !

Vetu, ke niaj instruaj sindikatoj, supre de iliaj plejaltaj kapablecoj, pritraktos tiun ideon kiel tute stulta !


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  • : Pauledouard
  • pauledouard
  • : Homme
  • : 24/04/1940
  • : Nantes
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  • : Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie

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