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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 12:28


Jamais la situation n'aura été plus favorable à la poursuite de la construction européenne. Cette affirmation faite en pleine crise sociale et économique peut a priori paraître surprenante !
Elle s'appuie pourtant sur un examen objectif des principales données actuelles :

         - Sur le plan institutionnel, le projet de Lisbonne est en passe d'être ratifié (à moins que les irlandais nous refassent une crise anti-européenne, eux qui pourtant ont tant profité des crédits et cadeaux communautaires. Si cela devait malgré tout être le cas, il faudra bien en passer par une décision des gouvernements des 26 autres Etats pour continuer le projet européen sans l'Irlande !).
On rappellera en passant aux "grincheux" et aux anti-européens de tous poils que ce projet de Lisbonne recèle des avancées réelles au niveau du renforcement des attributions du parlement européen, des parlements nationaux et même des citoyens (droit d'initiative populaire) d'une part  et du retour du pouvoir politique, d'autre part, notamment par l'élection d'un Président du Conseil européen (avec un mandat de deux ans et demi) et la nomination d'un véritable ministre (Haut représentant de l'Union, pour être précis) des affaires étrangères.

       - Sur le plan conjoncturel, la crise financière devenue globale a obligé les dirigeants européens (et aussi tous les autres !) à "se bouger" et à resserrer les rangs pour éviter le naufrage, ce qui a rendu bien caduques et bien dérisoires les petits égoïsmes nationaux intra-européens et a renforcé la nécessité d'une harmonisation des actions financières et économiques ouvrant ainsi la voie à l'idée d'une réelle gouvernance européenne à terme, seule solution valable pour que l'Union puisse jouer pleinement un rôle conforme à son importance (tant démographique que politique et économique) dans le concert mondial.
L'active et efficace présidence française, reconnue nationalement (que l'on soit pro ou anti-Sarkosy) et  mondialement, a montré ce que pouvait faire l'Europe quand elle parlait haut et clair. Cet exemple ne sera sans doute ni perdu ni oublié.

Depuis la création de l'Union Européenne, deux thèses s'affrontent sur ce ce que doit être l'Europe :

        - La thèse anglo-saxonne, d'inspiration purement libérale (ce qui n'étonnera personne !) ne voit dans l'Europe qu'un marché unique ouvert à tous les vents, sorte de sous-unité du marché mondial qu'elle souhaite sans entraves ni règlements contraignants ni protections d'aucune sorte (sauf quand les intérêts de ses inspirateurs, à savoir les Etats-Unis et  à un degré moindre l'Angleterre, sont menacés !). Dans cette optique, les institutions européennes ne doivent avoir pour rôle que de démanteler tout ce qui entrave la libre cicrculation des biens, des services et des marchandises, de favoriser la concurrence sous toutes ses formes et, bien sûr, de réduire à la portion congrue l'intervention des Etats (via leurs services publics et leurs assistances socio-économiques). Bien entendu, plus cette Europe-là sera "ouverte" au plus grand nombre (Ukraine, Biélo-russie, Moldavie, Turquie, Balkans, Caucase...) mieux cela vaudra car cela interdira toute possibilité de construction politique sérieuse entre des membres aussi disparates et aux intérêts aussi divergents. La crise actuelle a mis en lumière les limites, les dangers et, somme toute, la profonde inadéquation d'une telle thèse.

        - La thèse "continentale" (sorte de patchwork des systèmes français, italien, allemand, bénéluxois voire suédois) plus conforme aux idées des fondateurs du Traité qui préconise la construction d'une intégration politique dans le cadre d'un fédéralisme des Etats, c'est-à-dire un système dans lequel chaque Etat consent à abandonner une part de sa souveraineté (politique et économique) à l'Union pour que celle-ci puisse constituer un ensemble cohérent représentant, défendant et protégeant l'ensemble des Etats-membres. L'aboutissement logique d'une telle construction est une gouvernance européenne fédérant des Etats ayant opté pour un budget commun significatif (et non pas le ridicule actuel 1% de PIB européen), une politique étrangère commune mais aussi une défense commune et enfin une organisation économique commune. Il y faudra, bien entendu, du temps car on ne transforme pas du jour au lendemain des pays ayant peu ou prou deux millénaires d'histoire nationale indépendante en Etats réunis dans une même fédération.

C'est pour cette thèse-là qu'il importe de se battre car c'est la seule qui soit porteuse d'avenir.

Pourquoi donc une telle affirmation ? Tout simplement parce que la thèse fédérale est la seule apte à répondre aux défis d'aujourd'hui et de demain et la seule capable d'assurer bien-être et protection aux populatons européennes.


Une réelle gouvernance de l'Union Européenne assurerait en effet :

                    - Une véritable cohérence donc une réelle force politique face aux autres géants et aux dangers géo-politiques.

                    - Une politique étrangère commune aurait un fort impact partout dans le monde et notamment auprès des différents organismes internationaux (ONU, OMC, UNESCO, OTAN, OMS, etc...)

                    - Une collaboration économique poussée (via des grands projets, des politiques industrielles, des axes de recherche et de développement, des mises en valeur régionales,...) renforceraient les échanges intra-communautaires mais aussi les échanges extérieurs et stimulerait l'ensemble de l'activité européenne.

                    - Une harmonisation européenne des politiques fiscales et sociales, d'abord progressive, deviendrait, à terme, possible, permettant de réduire, autant faire se peut, les situations de dumping social, fiscal et réglementaire qui, aujourd'hui, biaisent gravement les conditions de l''échange intra-communautaire et encouragent la délocalisation des productions de biens et de services.

                    - Des positions fermes et unitaires d'une Europe (représentant le quart du PIB mondial) pour la réglementation des marchés mondiaux (industriels, de services et financiers), la protection de l'environnement, la mise en place d'une économie durable, économe des ressources non renouvelables de la planète seraient un signal fort envoyé aux autres Etats et groupes régionaux les encourageant par là à choisir la voie du progrès plutôt que le chaos, le chacun-pour-soi ou les politiques à courte vue.

                     - Enfin, des accords de collaboration étroite signée avec les pays et groupes de pays situés à la périphérie de l'Europe serait un pas important dans la marche du monde vers un futur oublieux des affrontements stériles et soucieux de solidarité humaine.

Les cyniques, ceux qui ne croient qu'au pouvoir de la force et de l'argent, ricaneront à la lecture de ces propos mais les gens de bonne volonté - de gauche comme de droite - devraient pouvoir se retrouver dans une telle vision de notre vieille Europe.

Participer par leur vote à la construction de son futur devrait donc leur apparaître comme un devoir civique et  une ardente obligation européenne.


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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 14:35

En tiu senhalta franca "malbonstato" dum kiu - auxkultante la plenpaletre maldekstrajn politikulojn cxiam subtenitajn de plejpartaj amaskomunikuloj kaj de intelektlauxdiraj medioj - la franca popolo neniam estis tiom malfelicxa, tiom mistrakita de la tutinstancaj homoj (tujmetitaj en la desktran politikan kampon), tiuj "sarkos-aj" politikuloj spititaj pro reformoj, tiuj entreprenestroj nur motivitaj pro sia enricxigxo aux tiuj bankestroj kun ilia stulta blindigo - por nur paroli pri tiaj kategorioj - tiom minacita pri siaj fundamentaj rajtoj kaj mem pri siaj plejkaraj liberecoj, cxu la tempo ne estus alvenita cxesigi tiajn jeremiajxojn en kiuj ni sternadas nin longe de televidaj emisioj en speco de deprecia mazokismo, kiu nur povas gvidi nin al malfelicxo, tiam ke nia lando tiom necesas mobilizi siajn fortojn por revigligxi kiam la ekonomia sxtormego cxesigos ?
Kion diri pri tiuj sindikatestroj, kiuj nur signife reprezentas la publikan sektoron, la plej protektitan de la franca sistemo kaj nature kuntiritan pro gxiaj akiritaj avantagxoj kaj kiuj alvenas al ni por vocxvibrante paroli pri la "legitima kolero" aux la "malesperado" - kiu plene permesus kaj mem la estrosekestrigon, la detruado de produktiloj aux la disrabado de prefektejoj - de laboristoj el la privata sektoro, skandaligxante pri uzinfermoj aux pri la estra refuzo por plipagonegocoj aux ankoraux por la aktiveca konservado de fabrikejoj malfelicxe kondamnitaj pro merkatevolucioj aux teknika eksmodigxo ?
Kion ankaux diri pri homaj grupoj (nature el la maldekstro kaj mem la ekstrema maldekstro) kiuj alvenas kanti fronte de minacitaj fabrikejoj - sendube por stimuli tiujn, kiuj estas maldungontaj - kontrauxestrajn kaj kontrauxkapitalismajn refrenojn ?

Kie do tiuj homoj kun ilia afliktanta manko de ekonomia kulturo trovis, ke entrepreno estas devigita - kia ajn estus la ekonomia konteksto, la merkatostato aux sia propra financa situacio - provizi laboron sentempolime al siaj dungokontraktuloj ?

La ekonomia realeco estas fronte al ni kaj kruela estas !!
La tajfuno, kiu alvenis al ni ekde la Amerikoj sekve de financaj frenezoj, kies oni ne reprenos la priskribon, generis unu depresion, kiu nun atingas la tutan mondon, strecxante la negocajn intersxangxojn, malpliigante la demandon kaj kontrauxsxoke la oferton. Por ne pereante kaj do ne malaperante, la entreprenoj urge devas akomodi siajn produkajxoj kaj siajn rimedojn. Drama estas tio por tiu, kiu perdas sian postenon sed malpli estus tio, se ekzistus en Francujo nomindan profesian trejnadon anstataux nekohera organizo, kiu vane malsxparegas cxiujare unu tridekon da miliardoj da euroj kaj se la kutimaj Kasandroj (sindikataj kaj maldekstraj) ne plialtigus la malesperon de la maldungontuloj orelsusurante, ke ili ne povos facile redungi, ke la estroj preferas delokalizi la produktejojn cxar nur ili sercxas monogajnojn kaj ke nur restas la perforton kiel defendon.

Neniam en tiu lando oni dejxetigxas de cxiajspecaj jakobajxoj, de ribelospasmoj, de haven-sxose-tren-blokadoj, de gasaj kaj elektraj interompajxoj !! Cxiam necesos intereskonfrontadoj farigxi en la momenta emocio, la kolero, la indigno, la indiko de cirkonstanca propreka virkapro (plejofte la Sxtato, kiu oferas vergojn por frapfarigxi entrudigxante pri cxio kaj nenio kaj kiu ofte parolas senkonsidere kaj per tio difektas sian parolkvaliton).

Relegi kelkajn cxapitrojn de la fama libro : "Le mal français" ("La franca malbono") el Alain Peyrefitte, eldonita de 1976 - pli da tridek jaroj - tre lumigas tian nekredeblan francan spiritostaton, eksterlande mokobjekton kaj samtempe admirobjekton !
Oni sentas tralegante tiun libron, ke nenio reale sxangxis en la cxiamaj epidermaj rilatoj inter sindikatoj, Sxtato, Estraro kaj dungitaro. Cxiam la samaj anatemoj, la samaj denuncoj, la samaj suspektoj ! Cxiam tiu rifuzo cxiuflanke posxmeti la ideologion kaj ekzameni pragmate, inter bonvoluloj, la eblajn aux bondezireblaj aux akcepteblajn solvojn por atingi interkonsenton sen venkintoj nek venkitoj !

Unuvorte kaj tute simple, konduti kiel respondecaj aktoroj de la sociaj destinoj anstataux kolerkrii en kolektiva liberigxo.
Sed tio sxajnas ekstertrafpove por niaj sesangulaj "cxefroluloj"

Tiam, reale eterna la malbono franca ?
Sxajnas, ke oni vetpovas trankvile pri la neeksmodigo de la libro de la sinjoro Peyrefitte !

Cxu estus afero, kiu necesus plenurge programmeti en liceojn kaj universitatojn, bone estus la praktiko kaj la kulturo de la interkonsento kiel sola konvena kaj demokrata vojo por la solvo de niaj sociaj problemoj  !

Vetu, ke niaj instruaj sindikatoj, supre de iliaj plejaltaj kapablecoj, pritraktos tiun ideon kiel tute stulta !


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:48


Les idéologies socio-économiques se sont, de nos jours, suffisamment dissipées pour que l'homme d'aujourd'hui ait enfin une vision assez objective de l'importance du fait économique et des choix qui s'y rapportent pour sa vie quotidienne, son avenir, celui de la planète Terre mais aussi celui de ses enfants.
On ne parlera comme de coutume sur ce blog que d'économie de marché, laissant aux nostalgiques manipulateurs de gauche et d'extrême gauche les cataclysmiques fumisteries de l'économie planifiée ou collectivisée qui s'est révélée en trop d'occasions historiques, être à la fois le tombeau de la liberté idividuelle et le berceau des pires tyrannies.
De même on ne tiendra compte ci-dessous que de l'environnement sociétal laïque de l'homme moderne, laissant de côté malgré leurs importances respectives dans de nombreux pays et sans les mésestimer, les passions humaines dans le domaine des religions, des communautés ou des appartenances ethniques.

Le fait économique est donc au centre de nos existences. Bien maîtrisé, avec des concepts et théories a priori bien pensés et des modèles disposant d'une fantastique puissance de calcul, il devrait nous permettre de tendre vers un développement harmonieux des sociétés dites développées mais aussi faciliter le rattrapage des pays en développement et enfin apporter l'espoir au tiers-monde en le soulageant au moins partiellement de son endémique et terrifiante misère.

Nous sommes évidemment aujourd'hui à mille lieues d'une telle vision angélique du monde et la terrible crise mondiale qui nous frappe nous rappelle opportunément qu'en matière économique nous sommes moins des experts que des apprentis-sorciers éblouis par nos dernières trouvailles et naïfs au point de croire que nous tenions enfin le modèle* d'une économie à la fois performante, souple et capable de s'adapter aux accidents conjoncturels, causes de tant de catastrophes par le passé.
Force donc est de de reconnaître que nous ne maîtrisons pas cette funeste fatalité qui s'accroche aux basques de l'économie de marché et qui vient périodiquement détruire dans un soubresaut rageur nos richesses, nos emplois et nos certitudes ?

Plutôt que se perdre dans des tentatives d'analyse des évènements aussi complexes qu'intimement enchevêtrés, il semble plus simple et plus sûr d'en revenir aux fondamentaux de l'économie de marché dont l'idée de base est de laisser la plus grande liberté possible à la fois aux acteurs (individuels ou réunis en groupes) et aux marchés (par le jeu de l'offre et de la demande générant un prix donc une valeur attachée à la marchandise ou au service considérés). L'initiative individuelle (la libre entreprise) y est ainsi encouragée et les marchés peuvent trouver leur équilibre par le libre jeu de la concurrence. Par ailleurs, le progrès technologique continu augmente la Valeur Ajoutée de la production et la liberté des échanges (via le commerce mondial) augmente la richesse globale.

Tout devrait donc être pour le mieux....en théorie !!!

En théorie seulement, malheureusement ! Car l'homme mis au centre de ce système économique y amène ses qualités mais aussi ses défauts qui vont gravement perturbé le fonctionnement du modèle théorique !
Les qualités humaines vont générer tout un faisceau d'aspects positifs pour le modèle comme le goût pour l'initiative, l'accomplissement de soi, la confiance dans le futur, l'innovation et l'invention, la recherche continu du progrès, le respect des règles sociales et économiques, la confiance en soi et dans les autres, le goût pour la justice et l'éthique, la solidarité, etc....
Mais en même temps les défauts humains vont générer tout un faisceau d'aspects négatifs et terriblement perturbants pour le modèle comme le rejet des règles, le culte du gagnant et le mépris du perdant, les contournements de concurrence (monopoles, dumping social, fiscal, monétaire, réglementaire..), la cupidité, la fraude, la recherche du profit immédiat, l'abus de pouvoir sous toutes ses formes, l'égoisme des possédants, la crispation des avantagés, l'euphorie et la panique irrationnelle (dans les marchés boursiers notamment), la peur du lendemain, la crainte de l'autre, le repli identitaire, le refus du risque, etc......

Bref, la liste des paramètres d'origine humaine influençant l'économie de marché est quasiment illimitée, ce qui laisse peu de chances - comme l'a démontré et le démontre encore l'histoire économique -  de parvenir à une relative stabilité du système surtout si on y ajoute des failles théoriques (créées par la mondialisation) concernant les avantages absolus (Smith) et relatifs (Ricardo) dans les échanges internationaux, concepts aujourd'hui complètement biaisés par l'action des SMN (sociétés multi-nationales qui représentent plus du tiers des échanges mondiaux), de la DIPP (décomposition internationale des processus productifs) et des transferts d'investissement dans les pays à faible coût de main-d'oeuvre  !

Faut-il donc désespérer de l'avenir ? Il semble au contraire qu'il y ait des raisons d'espérer !

La violence de la crise actuelle et sa mondialisation ont fait prendre conscience aux dirigeants politiques nationaux et internationaux qu'il était de leur devoir de ne pas démissionner devant le pouvoir économique (et notamment financier) et qu'à une crise mondiale il fallait opposer une réponse mondiale, ce qui devrait les conduire logiquement à envisager à terme la mise en place d'une véritable GOUVERNANCE mondiale, dépassant les égoïsmes nationaux,  dans le respect des intérêts de tous les pays et de tous les peuples.

Beau programme s'il en est mais surtout affaire de longue patience !


* Thèse d'Alan Greenspan dans son livre : "Le temps des turbulences" s'appuyant sur la liberté des marchés et l'irréversible accumulation des technologies.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 16:10


Nos grands partenaires-concurrents-mais-néammoins-amis d'Outre-Atlantique viennent de sortir un nouveau lapin de leur chapeau d'illusionniste patenté !
Ne sachant plus comment s'en sortir avec ces diaboliques actifs toxiques qui empoisonnent le bilan de leurs banques ( et celles du monde entier, soit dit en passant - le dernier recensement dans les banques allemandes est proche des 1.000 milliards d'euros ou de dollars. A ce niveau-là on n'en est plus à la monnaie près !), ils viennent via le FASB (organisme établissant les normes comptables aux USA) d'assouplir les règles de valorisation de ces fameux actifs.
Sans trop entrer dans les détails techniques de l'opération, on retiendra simplement que la norme (FAS 157) concernant la mesure de la juste valeur d'un actif imposent trois niveaux d'informations sur l'évaluation de cette dite-juste valeur. Le niveau 1 correspond à la côte sur un marché actif. Dans le niveau 2, la juste valeur est fondée sur "les données du marché observables", autrement dit sur la valeur d'actifs voisins ou de même nature. Pour le niveau 3 on oublie le marché pour se baser sur des "modèles internes" ou des "suppositions" des gestionnaires (les banquiers) !! Autrement dit, on est alors dans le fictif absolu, dans l'évocation mythique avec les portes grandes ouvertes vers l'aventure financière !

Et que vient donc de décider le FASB ?
Tout simplement de donner aux banques de nouvelles règles leur permettant de transférer un grand ensemble de titres toxiques du niveau 2 au niveau 3, ce qui va naturellement permettre aux banquiers de surestimer leurs actifs toxiques....et améliorer leurs bilans !  Wall Street ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisque les côtes des banques américaines viennent de connaître un sursaut salvateur. Ces banques qui ont déjà tant menti sur la valeur réelle de leurs actifs toxiques vont donc continuer impunément (et maintenant légalement) à mentir et bientôt nous annoncer de bons profits trimestriels "bidons" afin de rassurer la bourse et le bon peuple des contribuables...qui continueront à être le dindon de la farce !
Quant à l'IASB (équivalent international du FASB), on s'attend qu'il s'aligne sur le modèle américain. Difficile de concevoir, en effet, dans une économie mondialisée que l'on vive Outre-Atlantique dans le mythe d'actifs surévalués et qu'ailleurs dans le monde on vive dans la réalité d'une juste valeur de ces mêmes actifs ou de leurs proches cousins !

 

Ne restera plus alors qu'a espérer que le "retour à bonne fortune", c'est-à-dire la fin de la tempête soit le plus rapide possible afin de redonner de la liquidité à ces actifs-zombies et ainsi redonner foi aux bilans bancaires...avant qu'une nouvelle débâcle ne nous tombe sur la tête !

Triste finance internationale qui en est réduite aux voeux pieux !!



Sources diverses : Telos / La tribune / Alternatives économiques

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 09:09

En cette période de continuel "mal-être" français au cours de laquelle - à écouter les politiciens de toute la palette de gauche, immanquablement soutenus par la plupart des médias et des milieux qui se prétendent intellectuels - le peuple français n'a jamais été aussi malheureux, aussi maltraité par les gens (de facto rangés dans la colonne de droite) de tous les pouvoirs, ces politiciens sarkosystes enragés de réformes, ces patrons d'entreprises qui ne pensent qu'à s'enrichir ou ces banquiers au stupide aveuglement pour ne parler que de ces catégories-là, aussi menacé dans ses droits fondamentaux et même dans ses plus chères libertés, le temps ne serait-il point venu de cesser de telles jérémiades dans lesquelles nous nous vautrons à longueur d'émissions télévisées dans une sorte de masochisme dépressif qui ne peut que nous conduire au malheur alors que le pays a tant besoin de mobiliser ses forces pour rebondir le plus vite et le plus fort possible quand la tourmente s'apaisera ?
Que dire de ces dirigeants syndicalistes qui ne représentent significativement que le secteur public, le plus protégé par le système et naturellement arcbouté sur ses "acquis" et qui viennent, avec des trémolos dans la voix, nous parler de la "légitime colère", du "désespoir" - qui autoriseraient tout, y compris les séquestrations d'employeurs, la detruction des outils de production ou le saccage de préfecture - des employés du secteur privé, se scandalisant de fermetures d'usines ou du "refus" des patrons de négocier des revalorisations de salaires ou le maintien en activité d'usines malheureusement condamnées ou en grand péril ?
Que dire aussi de ces groupes de gens (de gauche, bien sûr et sans doute même d'extrême-gauche) qui viennent chanter devant les entrées d'usines en danger - sans doute pour redonner le moral à ceux qui vont se faire licencier - des refrains libertaires anti-patrons et anti-capitalises ?

Où donc tous ces gens, dotés d'un désolant manque de culture économique, ont-ils été chercher qu'une entreprise privée avait l'obligation - quelque soit le contexte économique, l'état du marché ou l'état de ses finances - de fournir du travail sans limite de temps à des employés qu'elle a embauché par contrat ?

La réalité économique est là devans nous et elle est cruelle ! 
Le typhon qui nous est venu des Amériques suite à des folies financières dont on ne reprendra pas la description, a engendré une dépression qui touche maintenant le monde entier, contractant les échanges, réduisant la demande et par contre-coup l'offre. Les entreprises pour ne pas périr et donc ne pas disparaître (eh oui ! l'accumulation de déficits aboutit immanquablement à la disparition ou, au mieux, à la réduction des moyens, au démembrement ou au rachat) doivent ajuster en urgence leurs productions et leurs coûts. C'est dramatique pour celui qui perd son emploi mais çà le serait moins si on avait en France une formation professionnelle digne de ce nom - plutôt qu'un magma incohérent dilapidant une trentaine de milliards d'euros par an - et si les habituelles Cassandres (syndicales et de gauche) n'en rajoutaient pas au désespoir du futur licencié en lui susurrant à l'oreille qu'il est foutu, qu'il est pas près de retrouver un boulot, qu'on lui préfère les roumains ou autres chinois et vietnamiens parce qu'ils coûtent moins cher et qu'il n'a qu'une chose à faire, c'est pendouiller le patron et se révolter tel un nouveau Mandrin des temps modernes !

On ne se débarrassera donc jamais dans ce pays des jacqueries en tous genres, des spasmes de révoltes, des blocages de ports, de routes, de trains, d'autoroutes, de coupures de gaz et d'électricité ! Faudra-t-il donc toujours que la confrontation des intérêts se fasse dans l'émotion du moment, la colère, l'indignation, la prise à partie d'un bouc-émissaire de circonstance (l'Etat le plus souvent qui tend les verges pour se faire battre en se mêlant de tout et de rien et qui tient trop souvent de bien légers propos, dégradant par là-même la valeur de sa parole et la confiance qu'on peut lui accorder) !

Relire quelques chapîtres du fameux livre d'Alain Peyrefitte : "Le mal français" paru en 1976, volà plus de trente ans, s'avère terriblement éclairant sur cet incroyable esprit français, objet à la fois de moquerie et d'admiration  l'étranger.
On a l'impression, à parcourir ce livre, que rien n'a vraiment changé dans les relations toujours aussi épidermiques entre syndicats, Etat, Patronat, employés. Toujours les mêmes anathèmes, les mêmes dénonciations, les mêmes suspicions. Toujours ce refus, d'un côté comme de l'autre, de mettre l'idéologie au fond de la poche et d'examiner ensemble, de manière pragmatique, entre gens de bonne volonté, les solutions possibles, souhaitables, acceptables puis d'aboutir à un consensus de résolution des problèmes sans vainqueurs ni vaincus, sans dominants ni dominés.

En bref, tout simplement se comporter en acteurs responsables des destinées sociales plutôt que vociférer dans un défoulement collectif ! 
Mais cela semble décidément hors de portée de nos "vedettes" hexagonales !

Alors, éternel le mal français ?  Il ya fort à parier que le livre de Peyrefitte ne se démode pas avant longtemps !

S'il est une chose qu'il faudrait mettre de toute urgence aux programmes des lycées et collèges et même dans les cursus universitaires sans crainte de "rabâcher", c'est bien la pratique et la culture du consensus comme seule voie raisonnable et démocratique de résolution de nos problèmes de société.

Gageons que nos syndicats d'enseignants, du haut de leurs éminentes compétences, trouveront cette idée-là totalement stupide !





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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 14:26

 

Freŝdata artikolo de tiu blogo temis pri la refondigado de la Kapitalismo, vojo kiu ŝajnas apriore pragmata kaj sendube estos devigita al la tutmondaj politikestroj per la cirkonstancoj post la profunda skuo de la ekonomiaj liberalaj certaĵoj frente al la pastjara financa katastrofo.

En la nuna artiklo la verkisto ekzamenas la vojojn propozitajn de Albert Jacquard en lia libro : "Mi akuzas la triumfan ekonomion" de 1995 pri la elekto de la bona vojo frente al la vojŝanĝo, kiu staras antaŭ ni, kiel neniam tiom en la homa historio :
         Unuflanke, la "statu-quo"-a vojo kun la akcepto de la fataleco antaŭ la pli kaj pli ampleksaj malegalecoj inter la civitanoj, la nacioj kaj la kontinentoj kadre de liberala politiko de egoismo, de konkurenco inter nacioj kaj civitanoj, de endemia malaboreco, de malestimo por la malfortuloj, de ĝenerala ekonomia milito kaj de superregado de kelkaj nemultaj potenculoj sur la amaso de neprovizituloj ĝis ilia malespera ribelo.
         Aliaflanke, la neniama elfinita kaj probable riska konstruado de homa evoluita socio, kiu samtempe respektus la homan dignecon kun personaj aspiroj kaj ankaŭ necesan solidaran socian organizadon kaj kolektivan justecon kun notinde reala ŝancegaleco kaj protekto por la plej malfortuloj.

La realeco de tiu historia vojŝanĝo trovas sian klarigon el la tri sekvaj konstatoj :

         - La hodiaŭa homaro estas debosulita. Oni vivis dum jarcentoj malrapidan evoluon, kelkfoje stagnadojn aux ekonomiajn kaj popolajn regresadojn subpreme de materiaj trudoj kaj de instancoj samtempe spiritaj (mitoj, diversaj kredoj, religioj) kaj tempaj (kastoj aux altaj familioj legitimintaj sin mem aux legitimitaj de la spirita instanco). Abrupte, dum la dek-oka jarcento, la mensoj elliberiĝas el la ideologia plumbo-kovrilo dank' al la "Lumuloj" kaj samtempe la teknikaj novaĵoj permesas destreĉi la stringon de la materiaj trudoj. La popola nombro estas galopiĝonta, kvarobliginta la tutmondan popolon dum la dudeka jarcento kun ĵetado de dek miliardoj da homoj fine de la dudek-unua jarcento ! Kun tiu mirindega homa ekpansio ĉiu ulo bone komprenas hodiaŭ, ke nia planedo estas finita spaco ( kaj ne plu infinita mondo kun nelimitigaj riĉfondoj !) kies nerenoveblaj riĉfondoj povas tute malaperi kaj estas certe elĉerpiĝontaj relative kurtdatfale, kies klimata, mara kaj biologia ĉirkaŭo estas grave difektita de la homa agado. Oni scias hodiaŭ, ke la okcidenta vivnivelo, tro multe konsumanta de ĉiajspecaj fondoj, ne povos plivastigita de la tutmondo. La freŝdata financa katastrofo denove rememorigas nin, ke ekonomia kreskado sen bremsoj nek kontroliloj akcetebla ne plu estas, ke nur povas konduki la plenan planedon al la ruiniĝo kaj necesos severan reguligon per la Ŝtatoj aux per novaj tutmondaj poiltikaj instancoj, kiuj estos elpensendaj. Adiaŭ do la ekonomia racieco kiel sola busolo por la mondo. La politika instanco, tio origine estas la organizo de la urbo, devas repreni siajn rajtojn dumtempe kontestitaj de la ekonomia teorio. Sed eksperimente oni scias ankaux, ke tro forta sxtato minacas la homajn fundamentajn liberecojn kiam ĝi volas kolektivigi la homan agadon kaj kontraŭigi la "ni" (popolo) kontraux la "mi" (persona libereco) kun teruraj homaj katastrofoj kiel rezultoj.


         - La homaro enpaŝis en sian adoltan fazon. La mitoj kaj la prapatraj kreadoj en supernaturaj fortoj, kiuj superregus la iradon de la mondo, regresis frente al la scienca sciado de ia ĉirkaŭo proksima (la planedo Terglobo) kaj malproksima (la Kosmo) kvankam nunaj religiaj integrismoj ankoraux serĉas altrudi al ni sian elpasitan fanatismon, trovante la komplezan orelon de mizeraj kaj revenĝemaj popolamasoj tra la mondo.
La  monda destino inter la homaj manoj nur estas !
La homaj kolektivaj decidoj faros la vojelekton en la ŝanĝvojo, kiu staras antaux ni :
                                    La humanista vojo aux la barbara vojo.


         - La homa laboro estas konanta profundan mutacion. Kaj tiu mutacio oferas al la homaro historian okazaĵon por harmonizi la materiajn kaj spiritajn homajn bezonojn. La maŝinismo, la aŭtomatigo kaj la komputigo de la industriaj procezoj permesis enormajn progresojn por la produktado de la bienoj kaj de la servoj en ĉiuj ekonomiaj sektoroj kuntrenante senhaltan malplialtigon de la produktkostoj kaj ankaux la senhaltan kreadon de novaj bienoj kaj servoj. La teknologiaj progresoj notinde en mikroelektroniko kaj miniaturismo permesas senhaltajn gajnojn en produktiveco kaj pli-kaj-pli performancajn novigaĵojn en plejmultaj fakoj. Unuafoje dum sia historio, la homa socio eblas enmeti la aldonitan valoron de ĉiuj siaj komercaj agadoj (kiuj korespondas al la nocio de "PIB") por ne nur pagi la produktlaboron (subforme de salajroj) kaj la investita kapitalo (subforme de dividendoj) sed ankaŭ por financi la produkton de la sociaj nekomercaj bienoj (justeco, edukado, sociaj instancoj, trejnado kaj laborformado, sano, helpo por neprovizituloj, maljunuleco, ĉiajspecaj solidaraj asocioj, ktp.....). La aktiveca praktike nelimitata kampo de tiuj bienoj devus permesi samtempe socian justecon kaj ankaŭ doni al ĉiu civitano, kiuj ajn estus siaj personaj kapabloj, aktivecan okazaĵon por siaj decaj vivfondoj kaj sia socia digneco. 


Tiuj tri ĉi-supraj konstatoj devas helpi la homaron por sia cerbumado pri sia fariĝo kaj sia refuzo de la neŝanĝebla karaktero de la nunaj realecoj. Ja estas fari la ludon de la potenculoj kaj de la provizituloj kreante ke tiuj realecoj reale estas neŝanĝeblaj ĉar nature tiuj diritaj personoj deziras, ke nenio ŝanĝas en la mondan ordon, kies ili estas la mastroj !


Nenie estas skribita la futuro de la mondo ! Ja ĝi estos, kion kolektive la homaro decidos !

Same ja ne estas ekonomia fataleco por la akapareco de la tutmondaj riĉfondoj per nur kelkaj nemultaj potenculoj kaj por la mizera troŝarĝeco per la plejmulta homaro !

Ĉio dependas de la politika decido (per la demokratia vojo) por la partigo de la produktaĵoj kaj de la riĉfondoj.

Sed por preterpasi la nunan staton de la aferoj, necesos al la homo mobilizi ĉiujn siajn imagkapablojn, pruvi sian nacian kaj planedan solidarecon kaj nepre silentigi en si mem tiun pezan konformisman spiriton, kiu senmovigas sian menson.



Fondo : "J'acuse l'économie triomphante" el Albert Jacquard  -  1995





 
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 15:38

On a moultes fois gobergé sur ce blog au sujet de cette fameuse crise des "subprime" et sur le montant des actifs toxiques qu'elle a engendré.

Les derniers articles datent de septembre 2008. A cette époque les plus écoutés des "experts" parlaient d'un montant d'actifs estimés à 1.300 milliards de dollars alors que le FMI, plus modestement mais avec une belle précision nous annoncaient 945 milliards !
Avec un peu de bon sens (et donc aussi de la prudence) on était alors en droit de penser que la casse n'excéderait pas 1.500 milliards $ !!

C'était sans compter avec tous ces filous de banquiers qui avaient "planqué" un peu partout des cadavres dans les placards pour ne pas affoler le monde de la finance et nos braves gouvernants !

Le FMI, fort de sa nouvelle autorité, va rendre publique le 21 avril prochain une nouvelle évaluation du montant que pourrait atteindre à terme (lequel ?) ces fameux actifs toxiques.

                et le montant est coquet  :  Pas moins de 4.000 milliards  $   !!!

    dont environ 3.100 milliards pour les USA et 900 milliards pour le reste du monde

A noter qu'en janvier dernier, ce même FMI faisait une estimation de 2.200 milliards $ (à fin 2010) uniquement pour les actifs d'origine américaine, ce qui représente une inflation de 40% de ses évaluations en un seul trimestre !  

On a sûrement pas fini d'en reparler !



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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 12:39

 

Ekde 2007* oni estas bondeziranta per tiu blogo la kreadon de nova fidinda ŝanĝmono, kiu estus ne nacia, kiel estas aktuale la usona dolaro starigita sola tutmonda rezervŝanĝmono per la akordoj de Bretton Woods, sed internacia ŝangmono bazita de aro da ĉefaj naciaj ŝanĝmonoj cele de certigi longtempe rean stabilecon.
En freŝdata artikolo fine de decembro pritraktinta kapitalisman refondiĝon oni konkludis denove favore de tiu fidinda ŝanĝmono kiel ĉefa instrumento por la reordigado de la tutmondaj financoj kaj la enverkigado de pli justa kaj pli ekvilibrigita tutmonda ekonomio.

En Bretton Woods dum Julio 1944, la Usono, ektagiĝe de la plena militvenko kontraŭ la nazismo, solvinta la libran mondon kaj unika prospera ekonomio fronte de ruinigitaj konkurencoj, nature atribuiĝis la leonoparton, notinde  obteninte, ke estu la usona dolaro la sola tutmonda rezervŝanĝmono, kadre de nova sistemo - La Gold-Exchange-standard - kun la aliaj naciaj monoj havintaj fiksan egalecon rilate al la usona dolaro, la sola orokonvertebla ŝanĝmono (35 dolaroj por unu ora onco). Tiu sistemo strukture estas misekvilibrigita ĉar ĝi provizis al la Federa Usona Banko la doblan rolon de aktoro kaj arbitro por la nova Tutmonda Rezerva Sistemo (SRM pri kiu oni multe jam priparolis) sed la plej forta Ŝtato tiam trudis sian vidmanieron.

La danĝeroj de tiu sistemo evidentaj estis malgraŭ la kreado de internaciaj reguligintaj organismoj (kiel notinde la Tutmonda Banko aux la FMI) kaj ili ne lasis produki siajn efektojn dum la sekvintaj jardekoj.
Kiuj estis tiuj danĝeroj ?

Unue, ŝanĝmonrezerva kreado per Ŝtato enhavanta ekceson de aktivoj transformendan en dolarojn, tio estis por Usono la konstanta tentado financi siajn proprajn misekvilibrojn (budĝetajn aux komerciajn) per la emisio de la tro famaj "federal funds" baldaŭ proponitaj kaj aĉetitaj de la plejparto de la tutmondfinancaj placoj (Japanio kaj renaskiĝanta Europo unuafaze kaj poste la aziaj "drakoj" kaj fine la grupo BRIC kunigante la novajn komerciajn gigantojn de la nuna tutmonda komercio.

Due, la ekvilibro de la plena sistemo stariĝis en la bonvolo de unu sola Ŝtato (premita kiel ĉi-sube vidita per la konstanta tentado ŝvellasi siajn deficitojn....kaj financigi ilin per la tutmonda monŝparado !).Ĉiu fluktuado de la usona ŝanĝmono pro kia ajn kaŭzo (ekcesa ŝuldigado, periodaj misekvilibroj, volita mondumpingo, konfidofalado, spekulaj atakoj, orkonvertaj demandoj,...) kaj ĉiu rezultanta korekto (per la intereskvotoj) nur povis reefiki en la plena tutmonda financa sistemo kaj laŭkaze fine atingi regionajn aux ĉefajn krizojn.

Dumtempe Usono povis starigi sian ekonomian superregadon kaj profiti je la dankeco de la liberaj nacioj, la Bretton-Woods-a sistemo povis pli-kaj-malplibone funkcii sed la ekonomia revekiĝo de Japanio kaj Eŭropo kun la asociado de surabundaj dolaremisioj (por notinde financi la Vjetnaman militon kaj la spacokuradon) baldaŭ estis mortigontaj la sistemon. La germananoj estos la unuaj por demandi la orokonverton de siaj dolaraj rezervojn baldaŭ sekvitaj de la francanoj. La refuzo de la prezidento Nixon malekpreni la usonan enkasan oran monon kondukis lin denunci en 1971 la dolaran orokonverton. Dum marzo 1973 estas la fiksegaleca sistemo , kiu definite falegas kun la starigo de la flosantaj mono-interŝanĝoj kaj la forlaso de la oro-normo en 1975 per la akordoj de Kingston (Jamajko).
Ekde tiu momento, jam ne estas plu tutmonda organizita mono-sistemo.
Samepoke (1974) la forta dolara deprezado instigas la OPEP-on kvarobligi la petrolan prezon** plonĝante la okcidentan mondon en la krizon de la unua petrola ŝoko.

La Eŭropo provos eviti tiun mono-sisteman mankon per la SME (Mona Eŭropa Serpento, kiu permesis variigan areon inter la eŭropaj ŝanĝmonoj) kaj poste per la feliĉa (notinde dum tiu nuna konfuza epoko) kreado de la sola eŭropa ŝangmono (EURO) en 1999.

Aliaj provoj okazis, notinde en sud-esta Azio cele de krei regionan poulon de lokaj ŝanĝmonrezervoj (ĉefe la iniciato de Chaing Mai en 2000 por konstitui plurlateran krucitan ŝanĝmonan sistemon).
Tiuj variaj provadoj evidente ne povis alporti plenan solvon al tutmonda financa sistemo pli kaj pli misekvilibrita per la potencigxo de la elmergantaj ekonomioj kaj notinde la cxinia, igxita la tutmonda produkto-laborejo dudekjarcentfine kaj amase eksportanta siajn produktadojn al Usono gxis rezervamasigi tiutage 1.200 miliardojn da dolaroj.
Paralele, la nacia usona ŝuldado atingis 3.700 miliardoj da dolaroj en 1999 (korespondante al dudek-kvinjaraj kumulitaj deficitoj) ....kiun la nuna krizo estas ankoraux konsiderinde ampleksigonta !!
Jen lasta klariganta informo : La ora onco en 2008 kostis pli da 1.000 dolaroj, tio estas deprezado de 97% komparante kun la dolara valoro laŭ la akordoj de Bretton-Woods !!


La nuna tutmonda financa krizo almenaŭ havas meriton devigante la tutmondajn politikestrojn fari komunan pripenson kaj puŝi ilin por gravaj reviziadoj de la estanta situacio. Tiel estas, ke la guberniestro de la ĉinia Centra Banko ĵus metis la piedojn en la pladon, antaŭ la proksima kunveno G20 en Londono, denuncante "la alpropraj malfortoj de la nuna internacia mona sistemo". Ĉinio klare kaj oficiale konigi sian ĉefan komercan partneron ke, ne elportos plilongtempe la riskojn de volatileco de siaj enormaj dolaro-rezervoj kaj rapide necesos tutmonde enverkigi fidindan kaj stabilan novan monsistemon ! La guberniestro eĉ preteriras alvokante la kreadon de "unu internacia rezervdevizo, ne ligata de unu aux alia nacio, kiu povu starigi longtempe stabila".
Oni ne povis esti pli preciza pri la denunciado de la privilegio de la usona dolaro kaj de la situacia rento akordita trolongtempe al Usono !!
Ĉinio diras sin preta fari unuan paŝon per grandegaj obligacio-aĉetoj, kiujn la FMI projektas por la unua fojo emisii cele de financi siajn intervenajn financajn aktivecojn ĉe la malfortigxaj Ŝtatoj.

Finfine, nenio same kiel bona krizo, malgraŭ la sociaj generitaj katastrofoj, por devigi la politikestroj ŝanĝi siajn pensmanierojn, faligi la tabuojn (zorge vivtenitaj de tiuj, kiuj profitas je ili) kaj modifi la mensajn refleksojn solidigitajn per plurjardekaj kutimoj.



* Vidu la artiklon de 06/05/2007 pri la SRM-a reformo

** Longtempe starigita je malpli da 5 dolaroj por unu bareleto, la petrolo atingis 10 dolarojn ĉirkaŭ 1970 kaj poste brutale
40 dolarojn dum la krizo de 1973......tio, kio estas proksimume sia nuna kostvaloro !


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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 10:17


Les français qui ont suivi hier soir l'émission d'Arlette Chabot : "A vous de juger" et qui parviennent à conserver leur bon sens et leur lucidité dans le récurrent débat manichéen franco-français qui opposent de manière absurde les défenseurs des riches (la droite) et les défenseurs des pauvres (la gauche) ont pu apprécier "en live" (comme on dit aujour'hui en se piquant de mauvais anglicisme) le fossé idéologique qui sépare les deux gauches françaises incarnées pour un soir par l'hexagonal Benoît Hamon et l'international DSK.
Après un premier tri dans le flot de populisme démagogique scrupuleusement entretenu par les questions de cette animatrice qui n'honore pas l'intelligence française et son sens de la mesure mais qui a trouvé dans cette ambiance de guerre civile économique soigneusement entretenue une véritable rente de situation et la promesse d'innombrables futures émissions à succès, à quel constat parvient-on ?
D'un côté, un socialisme hexagonal sans doctrine, sans grandes idées, crispé dans une opposition frontale avec le parti gouvernant, aboyant ses imprécations et mordant tel un roquet les mollets du pouvoir, l'accusant de toutes les abominations, de tous les abandons devant le pouvoir de l'argent et de toutes les traîtrises, tétanisé dans un anti-sarkozysme "primaire et viscéral" (comme on disait dans le temps de ceux qui pratiquaient l'anti-communisme) devenu ridicule à force d'exagération. Un parti qui n'ose pas s'avouer social-démocrate par peur d'une extrême-gauche de plus en plus audible grâce à un radicalisme de propos d'autant plus total qu'il ne veut ni ne peut prétendre un jour gouverner le pays. Un parti de fonctionnaires, d'élus locaux, de gens protégés qui glosent, l'esprit tranquille, sur le malheur des petites gens et des salariés du privé, qui donnent des leçons de liberté, de démocratie, de gestion voire d'économie (leur grande spécialié comme chacun le sait !). Bref un parti de notables qui n'a guère la confiance du peuple (un récent sondage indiquait que pour les 3/4 des français, la gauche ne ferait pas mieux que la droite dans les conditions actuelles !) mais qui est crédité d'une gestion correcte de nos villes, départements et régions (avec quand même une fâcheuse tendance à laisser filer les déficits et augmenter les impôts locaux !) .
De l'autre côté un haut-fonctionnaire international, patron d'une institution - le FMI -  qui monte en puissance dans le monde actuel, qui revendique son attachement à la social-démocratie (même s'il le criait moins fort lors de ses anciennes activités politiques hexagonales) et en chante la victoire idéologique. En somme, un homme responsable qui sait mesurer les enjeux internationaux, qui reconnaît la supériorité de l'économie de marché sur toute autre forme de système économique mais à la condition d'en fixer les règles de fonctionnement pour en combattre les excès et favoriser à la fois un meilleur équilibre mondial et une meilleure répartition des richesses. Allant même jusqu'à reconnaître le bien-fondé des thèses de l'Altermondialisme mais non les méthodes, il se veut d'abord pragmatique, le progrès du monde ne pouvant résulter que de la négociation entre toutes les parties (notamment les Etats du sud, grands oubliés des négociations internationales jusqu'à ce jour) et de la mise en oeuvre de politiques techniquement pertinentes. Bref, un vrai responsable politique.

Quel contraste !!


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 10:04


Depuis 2007* on prêche sur ce blog pour la création d'une nouvelle monnaie fiduciaire qui ne soit, non plus nationale, comme c'est actuellement le cas avec l'US dollar institué seule monnaie de réserve mondiale lors des accords de BRETTON WOODS mais basée sur un panel des principales monnaies afin d'en assurer une réelle stabilité à long terme.
Dans un article récent de fin décembre 2008 traitant de la refondation du Capitalisme, on concluait à nouveau en faveur de cette monnaie fiduciaire comme instrument majeur de remise en ordre des finances mondiales et de mise en oeuvre d'une gestion plus juste et plus équilibrée de l'économie mondiale.
A Bretton Woods en juillet 1944, les Etats-Unis, à l'aube de la victoire finale sur le nazisme, sauveur du monde libre et seule économie florissante face à des concurrents dévastés et ruinés, s'attribuèrent naturellement la part du lion, obtenant en particulier que l'US dollar devienne la seule monnaie de réserve du monde libre, dans le cadre d'un nouveau système - Le Gold-Exchange Standard - les monnaies nationales ayant une parité fixe vis-à-vis de l'US $, seule monnaie convertible en or (à 35 $ l'once d'or). Ce système était structurellement déséquilibré puisqu'il conférait à la Banque Fédérale américaine le double rôle d'acteur et d'arbitre dans le nouveau Système de Réserve Mondial (SRM dont on a déjà beaucoup parlé) mais le pays le plus fort avait alors imposé ses vues.
Les dangers d'un tel système étaient évidents malgré la création d'organismes régulateurs internationaux (Banque Mondiale et FMI notamment) et ne manquèrent pas de produire leurs effets dans les décennies suivantes.
Quels étaient ces dangers ?
D'abord, la création de réserve monétaire (par un Etat ayant un surplus d'actifs) devant se tranformer en dollars, c'était pour les Etats-Unis, la tentation permanente de financer ses propres déséquilibres (budgétaires ou commerciaux) par l'émission des trop fameux "federal funds" bientôt proposés et acquis par la plupart des places financières mondiales (Japon et Europe renaissante dans une première phase puis par les "dragons" asiatiques puis enfin par le groupe BRIC regroupant les nouveaux géants contemporains du commerce mondial)
Ensuite, l'équilibre de l'ensemble du système reposait sur le bon vouloir d'un seul Etat (soumis comme on vient de le voir à la tentation laxiste de laisser filer ses déficits...et de les faire financer par l'épargne mondiale !). Toute fluctuation de l'US $ quelqu'en soit la raison (endettement excessif, déséquilibres récurrents, dumping monétaire délibéré, perte de confiance, attaque spéculative, demande de conversion en or,...) et toute correction en résultant (via les taux d'intérêt) ne pouvaient que se répercuter sur l'ensemble du système financier mondial et aboutir à des crises régionales ou majeures selon les cas.
Tant que les Etats-Unis purent maintenir leur forte prédominance économique et profiter de la gratitude des Etats libres, le système de Bretton Woods put fonctionner mais le réveil économique de l'Europe et du Japon associé à de surabondantes émissions de $ (pour financer la guerre du Vietnam et la course à l'espace) allaient bientôt sonner le glas du système. Les allemands seront les premiers à réclamer la convertibilité en or de leurs réserves libellées en $, bientôt suivis par les français. Le refus du président Nixon de se déssaisir de son encaisse-or l'amènera à dénoncer en 1971 la convertibilité du dollar en or. En mars 1973, le système de parité fixe s'effondre définitivement avec l'instauration des changes flottants et l'abandon de l'étalon-or en 1976 par les Accords de Kingston - Jamaïque)
Dès lors, il n'y a plus de Système monétaire mondial organisé.
A la même époque (1974), la forte dépréciation du $ pousse l'OPEP à quadrupler le prix du pétrole** plongeant le monde occidental dans la crise du Premier Choc Pétrolier.
L'Europe tentera de parer régionalement à cette déficience par le SME (Serpent Monétaire Européen autorisant une plage de variation des monnaies européennes entre elles) puis par l'heureuse (en ces temps actuels troublés !) création d'une monnaie unique, l'EURO en 1999.
D'autres tentatives auront lieu, notamment en Asie du Sud-est pour créer un Pool régional de réserves en monnaies locales (notamment l'Initiative de Chaing Mai en 2000 au sein de l'ASEAN en vue de constituer un système multilatéal de devises croisées).
Ces différentes tentatives ne pouvaient évidemment pas apporter une solution globale à un système financier mondial de plus en plus déséquilibré par la montée en puissance des économies émergentes et en particulier de l'économie chinoise, devenue l'atelier du monde en fin du vingtième siècle, exportant massivement ses productions notamment aux Etats-Unis jusqu'à amasser à ce jour 1.200 milliards $ en réserves.
En parallèle, la dette nationale américaine atteignait 3.700 milliards $ en 1999 (25 ans de déficits cumulés)....que la crise actuelle va encore considérablement amplifier. Dernière information éclairante : en 2008 l'once d'or dépassait les 1.000 $ soit une dévaluation de 97% du dollar depuis Bretton Woods !!

La crise financière mondiale actuelle a, pour le moins, le mérite d'obliger les dirigeants mondiaux à une réflexion commune et les pousser à d'importantes révisions de l'existant.

C'est ainsi que le gouverneur de la Banque Centrale chinoise vient de mettre brutalement les pieds dans le plat, en prélude au G20 d'avril prochain, en dénonçant "les faiblesses inhérentes du système monétaire international actuel". Clairement la Chine signifie à son premier partenaire commercial, les Etats-Unis, qu'elle ne supportera plus longtemps les risques de volatilité de ses énormes actifs libellés en US $ et qu'il va falloir mettre en place, au niveau mondial, un nouveau système monétaire fiable et stable ! Le gouverneur va même plus loin en appelant de ses voeux la création "d'une devise de réserve internationale, déconnectée de l'un ou l'autre pays, qui puisse rester stable à long terme" !
On ne pouvait être plus précis dans la dénonciation du privilège de l'US dollar et de la rente de situation accordée depuis trop longtemps aux Etats-Unis !
La Chine se déclare prête à faire un premier pas par d'importants achats d'obligations que le FMI envisage pour la première fois de lancer en vue de financer ses activtés d'intervention auprès des Etats défaillants.

Finalement, rien de tel qu'une bonne crise, malgré les désastres sociaux qu'elle engendre, pour faire sortir les dirigeants des sentiers battus, abattre les tabous (soigneusement entretenus par ceux qui en profitent) et modifier des réflexes mentaux solidifiés par des décennies d'habitude !


* Voir article du 06/05/2007 sur la Réforme du SRM

**Longtemps cantonné à moins de 5 dollars le baril, le pétrole atteint les 10 dollars vers 1970 puis brutalement les 40 dollars lors de la crise de 1973....soit l'ordre de grandeur du niveau de prix actuel.


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