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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 14:39

Cette sacrée mémoire dont nous sommes si fiers quand nous revient une information ou un évènement qui ébahit nos interlocuteurs et que nous maudissons quand elle nous trahit au mauvais moment dans une discussion importante, en plein milieu d'une argumentation ou lorsque nous saluons une de nos relations !

On ne parle ici que de la mémoire représentative dite supérieure ou consciente par opposition aux mémoires inconscientes de type biologique (cellules et tissus) ou celles qui concernent directement le système nerveux (apprentissage d'actions coordonnées comme marcher, courir, faire du vélo, conduire une voiture...). Cette mémoire représentative a un rôle capital dans notre vie puisqu'elle conditionne nos capacités mentales et notre comportement social !

On mettra aussi de côté la mémoire dite "courte" qui concerne les opérations de mémorisation immédiate (retenir, par exemple, un numéro le temps de le taper sur son clavier téléphonique). Elle est située dans le Cortex frontal et sature très vite puisqu'en moyenne elle ne peut stocker plus de 7 informations. Au bout d'une minute, l'information disparaît comme par enchantement !

Nous parlons donc de la mémoire "longue", celle qui reste fixée (plus ou moins bien) dans notre cerveau pour des années, voire des dizaines d'années, parfois depuis notre tendre enfance. Au cours des siècles on a essayé de trouver des explications à son fonctionnement à partir de théories plus ou moins fantaisistes et ce n'est qu' à partir du 20ème siècle avec notamment l'apparition de l'ordinateur que des voies d'approche plus scientifiques de type psychologique et neurophysiologique sont apparues. 

C'est, bien évidemment, quelque chose d'extrêmement compliqué, comme tout ce qui touche au cerveau. Rappelons simplement que ce dernier est constitué d'une structure en réseau fantastiquement complexe de 10.000 milliards de neurones, chacun d'eux étant capable de créer 10.000 connexions en tous sens (ce qui amène à un nombre de connexions possibles de 10 à la puissance 15 ! Il n'y a rien d'équivalent dans l'Univers !).
Notre mémoire représentative est le résultat d'une évolution historique sur des millions d'années depuis les premiers hommes échangeant par gestes et grognements en passant par l'invention du langage et la faculté d'évaluer le temps (sans cette faculté fondamentale, tout se mélangerait dans notre pauvre tête dans un maelström intemporel !). C'est aussi chez l'adulte le résultat d'une évolution génétique depuis l'enfance via les étapes de maturation, d'acquisition du langage et des connaissances et de développement des structures logiques. On l'appelle représentative parce qu'elle est capable d'opérations mentales de représentation, statique ou en mouvement, d'objets, de personnes, de situations complexes aussi bien réels (choses vues ou vécues) que virtuels (choses imaginées ou inventées). Le Cortex frontal en est le chef d'orchestre et c'est son extraordinaire développement (au sens de l'évolution) qui a donné à l'homme la conscience de soi et la pensée, le différenciant ainsi des autres animaux. Ce qu'on ne sait pas encore dire c'est le nombre de connexions neuroniques que le cerveau va "consommer" pour traiter, stocker et rappeler une information. Des milliers sans doute voire beaucoup plus selon la complexité de la-dite information et sa "densité" relationnelle. On sait qu'il s'agit de processus massivement parallèles pour parler comme les informaticiens.

cerveau.gif

Sans prétendre à faire ici du scientifique, on retiendra schématiquement les principales notions suivantes :
- La transmission de l'information fait appel à l'influx nerveux (impulsion électrique constante de 2 millisecondes et 100 millivolts), aux synapses (liaison neuron-neurone), aux circuits ioniques, aux neuro-transmetteurs eux-mêmes générés ou bloqués par de nombreux gènes. Soit tout un ensemble de réactions physico-chimiques dans lequel la qualité du matériel génétique a son importance.
-  Le processus de mémorisation "longue" comprend trois étapes :
                  * Fixation de l'information par les hippocampes selon une logique associative
                  * Stockage de l'information dans les zones spécialisées du cerveau (sons, images, langages,...)
                  * Interrogation de la mémoire (processus complexe associatif mettant en jeu des processus parallèles)
- Les souvenirs et, d'une manière générale, nos connaissances sont stockés sous forme de "graphes neuronaux"  (JP Changeux) qui sont des réalités physiques et non des éléments éthérés flottant dans la cervelle. Ceci a été démontré de façon formelle par de multiples expériences très précises.
- Les graphes neuronaux ne sont pas immuables. Ils peuvent restés inaltérés pendant très longtemps particulièrement s'ils ont été générés dans de bonnes conditions avec de nombreux chemins d'accès et de bonnes liaisons avec d'autres graphes de qualité (on a alors un souvenir à la fois fiable et fidèle). Ils peuvent aussi se dégrader voire devenir inaccessibles (c'est alors l'oubli) s'ils ont été crées dans de mauvaises conditions (distraction, émotivité, mauvaise réception, incompréhension,...), si les chemins d'accès sont peu nombreux ou eux-mêmes dégradés et si les graphes à proximité ou associés sont aussi de qualité médiocre.
- Les connexions neuronales sont souples, flexibles et évolutives. Faire appel plusieurs fois à une information va renforcer le graphe concerné, augmenter son réseau neuronique, ses voies d'accès et construire un référentiel plus important facilitant l'interrogation ultérieure de la-dite information. De même, retraiter une information en l'examinant sous un autre angle, par exemple, ou en relation avec d'autres éléments renforcera (densifiera) le graphe neuronal et facilitera son rappel ultérieur.

On étudiera dans un autre article ce qui peut venir perturber cette formidable ordonnance du process de mémorisation et aussi comment exploiter au mieux les notions décrites dans cet article pour améliorer ses propres performances.


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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 14:04


....ou la métamorphose d'un éléphant socialiste métropolitain en dirigeant mondial d'un grand organisme financier international !


DSK-250-copie-1.jpg


On peut être ébahi ou subjugué, au choix, d'entendre les propos actuels de notre DSK national , bombardé il y a quelques mois de cela à la tête du FMI (Fonds monétaire International). Douillettement installé à New york avec un salaire princier et non imposé (notre Sarko doit en être vert de rage, lui que l'on critique tant dans notre chère France égalitaire pour avoir remonté son salaire de Président au niveau de celui de son Premier Ministre !)

Si l'homme n'a pas changé (un peu grassouillet peut-être, fréquente sans doute un peu trop les grands restaurants new-yorkais !), le discours, quant à lui, est méconnaissable pour ceux qui ont en mémoire ses sorties anti-politique de droite et sa campagne lors des primaires du parti socialiste en 2007 !

Ne le voilà-t-il pas devenu le chantre de la réforme structurelle qui, affirme-t-il avec conviction, est compatible avec le modèle européen (de quel modèle parle-t-il ? du modèle français peut-être ? L'ennui, c'est qu'en Europe il y a autant de modèles que de pays, c'est-à-dire pas loin d'une trentaine !), l'apôtre de l'adaptation à la mondialisation, la partisan d'une réponse globale à la crise financière globale que nous connaissons actuellement, etc....Bref un excellent discours que l'on pourrait qualifier de "libéral" dans le bon sens du terme (pas le sens que lui affectent les socialistes avec la mauvaise foi, devenue chez eux une seconde nature à force de répétitions, en jouant sur la confusion avec le "laisser-fairisme" censé accentuer les inégalités sociales). Une vision lui est même venue - depuis qu'il la voit de loin - concernant l'Europe, que l'on citera ci-dessous :
"Les Européens, surtout les jeunes, ne veulent plus simplement être protégés mais aspirent aussi à réussir. C'est un changement fondamental qui s'est opéré ces dernières années et c'est probablement un élément nouveau du modèle européen", vient-il de nous distiller au cours d' un colloque parisien.

Que ne tenait-il de tels propos il y a seulement un an afin d'orienter dans le bon sens la réflexion socialiste sur un projet de gouvernement ?  Hélas !

Allez ! les circonstances ne s'y prêtaient pas ! Il fallait maintenir la cohérence du parti, respecter le consensus mou idéologique de ce cher François, ne pas faire sortir de leurs gonds les socialistes de gauche, ménager l'extrême-gauche.....Bref, faire de la (petite) politique bien française !

On ne m'enlèvera pas de l'idée que ce type-là est trop malin pour défendre ses convictions, vent debout ! 
Cà lui est bien plus facile, vent en poupe, depuis son fauteuil doré de New-York.



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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 11:46

Quand une bonne nouvelle apparaît  dans la grisaille économique actuelle et la poursuite de la déconfiture boursière, il ne faut surtout pas se priver de la mentionner, ne serait-ce que pour retouver un peu de moral
 !

La bonne nouvelle du jour est la progression spectaculaire des montants investis en Capital-risque lors du deuxième semestre 2007 (42 % de plus qu'au 1er semestre, pour un montant proche des 600 millions d'€) et la tendance semble très porteuse pour le 1er semestre 2008. 
Voilà qui va donner du muscle aux 300 sociétés qui ont profité de cette manne. C'est toujours le secteur Santé qui est en tête suivi des secteurs Environnement et High-Tec. Les esprits chagrins diront que ce n'est pas suffisant et que l'on est pas près de rattraper le voisin allemand dont le tissu dense de solides et performantes PME accomplit des miracles notamment à l'exportation.

Contentons-nous  de nos progrès et de nos espoirs pour demain !


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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 20:37


Voici un concept fondamentalement attaché à l'histoire humaine qui aura traversé les âges en recevant les interprétations les plus diverses et qui, n'en doutons pas, traversera les âges futurs sans en épuiser le sujet malgré les certitudes de plus en plus précises que nous apportera la science moderne sur la réalité objective du fonctionnement du cerveau, siège maintenant reconnu des sensations et de toute vie spirituelle !

Un rapide survol chronologique nous en fait, très schématiquement, découvrir les principales étapes :

Homère, au 8ème siècle avant notre ère, en donne une première évocation en lui attribuant trois sens distincts. Le premier correspond à la passion, à la volonté et à l'esprit de l'homme. Le second  (physiologique celui-là) correspond au souffle et à la respiration. Enfin, le troisième correspond, quant à lui, à la personnalité de l'homme. L'illustre conteur ne fait pas état d'une origine divine voire de l'immortalité de l'âme. Il s'agit pour lui, après la mort corporelle, d'une sorte de double du vivant , d'un reliquat (intemporel ?) réduit à une vie ralentie au royaume des ombres.

Les cultures chamaniques des sociétés primitives évoquent pratiquement toutes un concept divin présent dans l'homme mais existant avant lui et perdurant après lui. Les tribus indiennes d'Amérique évoquaient le "Grand Esprit". C'est l'apparition du fameux DUALISME, opposition radicale entre corps et âme dont Platon se fera l'écho par sa célèbre formule : "L'âme est dans le corps comme dans une prison". Il semble clair, dès la fin du 5ème siècle avant notre ère, que la notion d'âme, principe spirituel du vivant, d'origine divine et promise à l'éternité, soit une croyance bien établie.

C'est la philosophie grecque qui va donner à cette croyance son fondement rationnel.

Platon va enseigner la vraie nature de l'âme et son immortalité, à travers une doctrine très difficile à appréhender pour l'humain moyen et dans laquelle il distingue 3 parties dans l'âme dont seule la partie supérieure, apparentée au divin, serait immortelle.
Aristote, quant à lui, décrira l'âme comme le principe actif du corps, unie au corps comme la forme à la matière.
A noter que les doctrines de ces deux philosophes influenceront toutes les théories psychologiques depuis le moyen-âge jusqu'au 20ème siècle.
Avec le Stoïcisme, très prisé au temps de la grande Rome, s'impose l'idée d'une "âme du monde", l'âme de l'homme n'étant alors qu'une étincelle du feu de l'intelligence cosmique.
L'Epicurisme, également très prisé dans la Rome antique, professe pour sa part une doctrine radicale, curieusement proche des positions scientifiques modernes, dans laquelle le corps et l'âme ne sont qu'un agencement  vital provisoire que la mort va détruire irrémédiablement. C'est la négation pure et simple de la nature spirituelle de l'âme et, bien sûr, de son immortalité, à ranger au chapître des fables.
Au début de l'ère chrétienne, on en revient à Platon et Aristote et un nouveau système philosophique (le néo-platonisme) sera bâti autour de l'âme. Les Pères de l'Eglise s'en inspireront dans leurs écrits.
Avec l'enseignement du Christ et les écrits de St Paul notamment, c'est la révélation judéo-chrétienne du lien de Dieu à l'homme et de la présence de Dieu dans l'homme qui va s'imposer. Présence qui devient don du Saint-Esprit à l'homme converti avec pour aboutissement la résurrection du corps par l'esprit. 
A noter que la révélation chrétienne crée une véritable rupture idéologique et  prend le contrepied de la philosophie grecque en enseignant une sorte de transformation du corps et de l'âme du chrétien dans l'immortalité divine.
La Renaissance, pour sa part, reviendra vers le platonisme et le concept d' "âme du monde"
Les 17ème et 18ème siècle n'apporteront pas de contribution majeure sur la question.
Le 19ème siècle présentera une grande richesse de théories diverses et variées depuis le principe vital universel des êtres jusqu'à "l'harmonie positiviste individuelle des fonctions de l'organisme " d'Auguste Comte en passant par les hésitations de Hegel entre concept universel et refus de la confusion âme-corps !
Le 20ème siècle verra apparaître un courant très fort impliquant la confusion de l'âme et de la matière. Freud, notamment, va réduire l'âme à une réalité psychique observable et analysable par la raison. Sartre refusera la notion d'âme, le corps n'étant pour lui que le seul objet psychique. Le dualisme âme-corps persistera toutefois chez beaucoup d'autres philosophes.
Côté religions, certaines soutiennent le principe de réincarnation successive de l'esprit du défunt dans différentes enveloppes corporelles. La profession de foi chrétienne (dans la version officielle du "Credo" datant du pontificat d'Innocent III au 12ème siècle) affirme la croyance dans la résurrection des corps et dans la vie éternelle, sans toutefois évoquer l'immortalité de l'âme. Enfin, dans l'Islam, les penseurs au cours des âges subiront les influences grecques et plusieurs doctrines de l'âme apparaîtront  dont une, notamment, qui concerne l'immortalité de l'âme personnelle, survivant à sa séparation d'avec le corps, en conservant le savoir et les caractères acquis au cours de la vie terrestre.

Comme l'aura constaté le lecteur attentif, il y en a pour tous les goûts !! 

L'avantage de notre époque (et encore, pas partout !) c'est que l'on peut en discuter librement  ! 
Trois siècles en arrière, une simple évocation critique du sujet  pouvait  vous donner droit, en Europe, à un aller simple au bûcher ou à un séjour musclé dans les gêoles de l'Inquisition !



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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 18:13

L'agence de notation Standard & Poor's vient de sortir une nouvelle estimation des pertes essuyées par les banques et courtiers du monde entier et liées à la crise des "subprimes" qui secoue le monde de la finance depuis plusieurs mois.

Selon cette agence, on en serait donc à 285 Milliards de $ soit 20 milliards de plus que la précédente estimation du début de l'année. A noter l'écart significatif avec la récente estimation de la FSA - voir article récent du 10 mars dernier - l'autorité de régulation japonaise du secteur financier (215 Mds $)

Du côté des bonnes nouvelles, un autre rapport de l'agence S & P semblerait indiquer que,  "selon les données disponibles", la fin des dépréciations financières est en vue pour les grandes institutions financières. 

On verrait donc enfin le bout du tunnel dans cette sombre histoire qui aura eu pour conséquences, non seulement d'écrouler les bourses mondiales mais aussi de déclencher une crise économique planétaire dont on ne peut encore mesurer tous les effets, les dernières informations en provenance des Etats-Unis n'inclinant pas à l'optimisme !
 


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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 13:14


D'après l'autorité de régulation japonaise du secteur financier, la FSA, l'estimation - à ce jour - des pertes des banques mondiales liées à la crise du "subprime" serait de 215 Milliards de $.
On est déjà loin de l'estimation, faite en octobre dernier, par Merrill Lynch qui donnait un montant de 150 milliards de $....et ce n'est sans doute pas fini, la facture semblant s'alourdir de jour en jour.
Chose plus grave relevée par la FSA : Les seules institutions financières américaines n'ont "épongé" que 55 % de ces pertes, le reste étant à la charge des autres institutions internationales et particulièrement l'Europe (avec parmi les plus touchées l'anglo-chinois HBSC, l'allemand IKB et les français Crédit Agricole et Société Générale) qui, pour sa part, a "épongé" près de 80 Milliards de $ !
J'ai encore dans l'oreille le commentaire d'une figure de la banque française qui disait en janvier, dans l'émission "C dans l'air" que la crise du "subprime" n'avait qu'une incidence minime (il parlait même de "pouillième") sur les comptes des banques françaises et qu'il fallait garder confiance dans le (superbe) système financier français ! 

Edifiant, non ? 

Si on ne peut plus croire les banquiers ...!!





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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 10:23

Histoire de faire mentir les cassandres, les pisseurs de lignes, les commentateurs désabusés et les pessimistes politiques (avec naturellement en tête les anti-Sarkozistes) de tous poils, l'industrie française vient de prouver qu'elle a des ressources.
Elle fait même preuve d'une belle résistance malgré la hausse de l'euro et le coup de mou de l'économie américaine. 
Notre production nationale de biens d'équipement et de biens intermédiaires vient de progresser de 0,5% en janvier après une progression de 0,6% en décembre. L'industrie manufacturière, en particulier, est en hausse de 1,2%. Tout ceci a permis de réduire de 0,5 milliard d'euros le déficit commercial de janvier.
On constate notamment une très forte progression de nos exportations vers l'Union Européenne et en particulier vers les grands pays (UK, Allemagne, Italie) ce qui semble signifier que les états-membres de l'Union renforcent mutuellement leur conjoncture pour faire face à la crise internationale.

Voilà une bonne nouvelle ! On ne va pas se plaindre d'un renforcement des liens économiques européens et de notre (relative) bonne santé industrielle en cette période difficile !




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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 11:29
Un FORUM sur le multilinguisme dans l'UNION EUROPEENNNE avait été mis en place en fin d'année dernière, à l'initiative de Leonardo ORBAN, en charge de cette problématique au COMMISSARIAT EUROPEEN. 

Voici, en français et en esperanto, ma modeste participation à ce FORUM auquel de très nombreux esperantistes européens ont apporté une importante contribution.

Voir la réponse de L.ORBAN dans un autre article.


MULTILINGUISME – LA PAROLE EST A VOUS –


COMMISSAIRE LEONARD ORBAN

MESSAGE DU 29/11/07 

"Une bonne maîtrise des langues améliore les perspectives de carrière. Enfin, les langues constituent un moyen de communication primordial, puisque nos sociétés deviennent de plus en plus multiculturelles". Citation de L.Orban

Voilà une bien belle affirmation, reprise du texte de septembre, bien entendu incontestable et à laquelle tout le monde ne peut que souscrire ! Le gros problème qu’elle pose, cette affirmation, c’est sa mise en oeuvre pratique !
Parce qu’il est tout aussi évident, pour ceux qui en ont fait l’expérience, que parvenir "à une bonne maîtrise" d’une langue étrangère et a fortiori de plusieurs est une très lourde tâche, hors de portée de la plupart des gens, sauf à aller vivre (on est alors dans l’apprentissage par immersion totale, ce qui reste - de loin - la méthode la plus efficace) plusieurs années dans le ou les pays concernés. Et encore !
Dans ma carrière d’ingénieur, j’en ai fait plusieurs fois la douloureuse expérience. Expatrié dans un petit pays d’Amérique du sud pendant plus de deux ans, je pensais avec une certaine fierté, en fin de séjour, bien maîtriser l’espagnol. Grave erreur ! Invité à une réunion réunissant des gens de plusieurs pays, je me suis retrouvé à table avec des argentins qui parlaient, riaient, plaisantaient…sans que je puisse saisir le quart de leurs propos ! Je garde encore la vive mémoire, vingt ans après, de cette cuisante expérience "d’idiot de service" ! Voici une autre expérience : Collaborateur pendant une dizaine d’années de plusieurs sociétés américaines d’informatique, je n’ai jamais réussi malgré de grands efforts, à acquérir l’aisance conversationnelle nécessaire pour intervenir dans une réunion ou défendre en public un point de vue, cause -au passage- d’une désagréable infériorité psychologique vis-à-vis des collègues américains, même sans arrogance de leur part ! et aujourd’hui je suis toujours incapable de suivre correctement en V.O. un film américain ! Triste résultat pour un investissement linguistique qui se compte en milliers d’heures (je préfère ne pas en faire le compte !) de travail, de cours, de conversations dirigées, de lectures, de rédaction de rapports …! On va peut-être me rétorquer que je ne suis pas très doué pour les langues ! J’accepte volontiers cette remarque en faisant toutefois remarquer que mon expérience professionnelle m’a aussi appris que mon cas était loin d’être unique !
Un peu écoeuré de ces différentes expériences, je me suis tourné, par curiosité, il y a deux ans, vers l’Espéranto. Quel changement, quelle simplicité ! une fois acquis les fondamentaux (on met un peu de temps à maîtriser les "corrélatifs"), tout est clair, simple, rationnel dans l’emploi de cette langue et la fameuse "intuition généralisatrice" chère à Claude PIRON peut se donner libre cours. Pas d’exceptions, pas de tournures particulières, pas d’idiotismes (qui portent bien leur nom !), pas de conjugaisons aberrantes ou de vocabulaire trop vaste pour bloquer le processus cérébral de l’expression orale !
Bref, le bonheur linguistique à portée de tous (même des "pas doués" !) et plus de risque d’être humilié par un "native" s’exprimant dans sa propre langue !
Tout le monde est remis à égalité. Génial, non ?

Vivement que l’Europe s’y mette et que l’espéranto devienne le "pont de communication" entre tous ses citoyens !



VERSION ESPERANTO

  « Bona lingvomajstreco plibonigas la karieroperspektivojn . Fine la lingvoj konstituas cxefan komunikadorimedon cxar niaj socioj igxas pli kaj pli diverskulturecaj. » Citajxo el L.Orban

Jen bone bela aserto el la septembroteksto de Leonard Orban, kompreneble nekontesta kaj al kiu cxiu povas nur konsenti ! La granda problemo metita de tiu aserto estas gxia praktika verkigxo !Cxar estas tre evidenta afero por tiuj, kiuj experimentis tiun lingvoproblemon eksteren, ke atingi « bonan majstrecon » de fremda lingvo kaj – a fortiori – de pluraj estas tre multpeza tasko, netrafebla por la plej multaj homoj, escepte por tiuj, kiuj paslogxas plurajn jarojn en la koncerna(j) lando(j) - Oni estas tiam en kazo de tuta enakvigxo, lauxcele la plej bona rimedo el cxiuj - Kaj ankoraux !!!
 
Dum mia ingxenierkariero, mi dolore experimentis tian aferon ! Elpatriigite en malgranda sudamerika lando, mi pensis kun ia fiero en la fino de mia restado, ke mi bone majstris la hispanan lingvon. Kia eraro !. Invitite en kunvenigo kun pluraj diversaj sudamerukaj landanoj mi trovigxis sidita mangxtempe cxe grupeto de argentinanoj, kiuj ridadis, paroladis, moketadis tutvespere…sen tio, ke mi komprendpovis la kvaranon de ilial paroloj !Cxiam estas viva en mia menso, post dudek jaroj, la brulanta memoro de tiu « cxeestidiota » situacio !en alia experimento : Kunlaborinte en pluraj komputikaj nordamerikaj kompanioj dum unu deko da jaroj, neniam mi povis malgraux grandegaj streboj atingi la necesan interparoladan sengxeneco por intermeti min publike en teknikaj aux komercaj diskutoj kaj defendi korekte kaj auxdible aux kompreneble mian propran opinion. Plue kaj grave estas tio kauxza de frauxdeco kaj psikologia subeco kontraux la gepatralingvanoj !Kaj hodiaux mi ne povas korekte sekvi en « VO » (originalversie) ian amerikan filmon !
Jen trista rezulto malgraux miloj da horoj (pli bone ne konti ilin) lerninte, skribinte, interparolinte, praktikinte, ktp…Eble oni diras al mi, ke tre lingvodotita mi ne estas ! Tiu rimarkon ja mi povas akcepti sed experimente mi konstatis, ke ne unika sed multnombra inter miaj kolegoj estis mia kazo  !
Iom nauxzita de tiuj afliktajxoj, mi turnigxis scivole antaux du jaroj al internacia lingvo Esperanto.
Kia cxangxo ! kia simpleco ! Tujpostlerninte la bazojn de tiu lingvo (iom da tempo necesas por majstri la « korelativoj ») tute simple, facile, klare, racie estas por la uzado kaj la fama « gxeneraliganta intuicio » kara al Claude PIRON estas plene libera. Neniuj esceptoj de diversaj specoj, neniuj specialaj esprimoj, neniuj « idiotismoj »(, kiuj bone eltenas siajn nomojn), neniuj kontrauxlogikaj konjugadoj aux vastega, nelogika, komplikita vortaro, kiuj malhelpas la mensan konstruadon kaj sekve blokas la busxan esprimadon !
Jen unuvorte la rimado por la lingva felicxo, trafebla de cxiuj (inklude la « nedotituloj ») kaj ne plu humiligitorisko pro gepatralingvano ! . Estas cxiuj metitaj de egaleco.
Fantaste, Ne ?

Rapide, ke la Euxropa Unio elektu la internacian lingvon kiel « komunikan ponton » inter ciuj siajn civitanoj !


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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 19:00


Le film de Dany Boon semble avoir déclenché une ch'timania dans notre beau pays, ce qui est une excellente chose pour les langages régionaux du Nord - Pas de Calais

En voici une variante, le patois picard de Cambrai, sous la forme d'une célèbre parabole, connue de tous. 

J'ai ajouté un petit lexique pour ceux qui auraient vraiment de grosses difficultés à déchiffrer le texte.

Un conseil : Lisez à haute voix. Vous comprendrez mieux cette touchante parabole et c'est bien plus savoureux !


PARABOLE DE L’ENFANT PRODIGUE

En dialecte de Cambrai – 19ème siècle

 Inn hom avau deux fius
El pus josne di à sin père : min père, don’em chou ki peut
m’revnir d’vos bins. Et ch’père liens a fé l’partage d’sin bin.
Deux trau jours après, el pus josne d’chés deux inféens,
apré avoir rasenné tout chou k’il avau, s’in alla tout bin long,
dù ki disipa tout sin bin à faire ribotte,
Et apré avoir tout dépinser, il arriva inne gréende faminne
dins ch’pa-is-la et i k’mincha a ête dinns inne gréende misère.
I li folut donc partir, i s’mit garchon d’cour mon d’in cin-sier d’ch’pa-is-la, pour warder chés pourchaux,
Et là drolà, il arau été bin sage d’rimplir s’pinche aveu chés
écorces k’ches pourchaux miottent. Mais personne ne l’i en
donnaut.A l’fin étéent r’venu en li même, i digeau : Combin n’y a ti
d’varlet mon min père ki ont pus d’poin k’i n’i faut !
I faut k’j’m’ liève, k’j’voiche trouver min père et ke j’li
diche : Min père j’ai péché conte el ciel et conteur vous
J’n’sus pu dinne d’ête huké vos fius. Traitééme comme
Een d’vos varlets ki son à vos gages.
I s’a donc levé et s’a in allé trouver sin père. Kéen k’il
étau encore bin long sin père l’apperchut et s’intrailles fur’t
émues d’pitié. Et in coréant à li i se rua à sin co, et il l’bagea,
Et sin fiu li di insin : Min père, j’ai péché conte el ciel et
conteur vous. J’sus pu dinne d’ête huké vos fius.


NB : Vocabulaire …pour ceux qui sont un peu perdus !

fiu = garçon
el pus josne = le plus jeune
don'em chou = donne moi l'argent
bin = bien (patrimoine)
iens a fé = il en a fait
rassené = rassemblé
faire ribotte = faire la fête
arriva inne gréende faminne = tomba dans une grande famine
k'mincha = commença
 mon = à la maison de
cinsier = laboureur, agriculteur
varlet = valet de ferme, homme à gages
warder = garder
pinche = panse, ventre
miotter = manger
donneau = donna
i digeau = il se dit (passé simple)
k'j'voiche = que j'aille voir
ke j'li diche = que je lui dise
conteur vous = contre vous
dinne = digne
d'ête huké vos fius = d'être appelé votre fils
Kéen k'il etau encore bin long = Bien qu'il fut encore bien loin
s'intrailles = ses entrailles
in coréant a li = en courant à lui
co = cou
bagea = embrassa

 

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 15:36

Leonardo-ORBAN-copie-1.jpg

Léonard Orban, commissaire européen en charge du multilinguisme avait eu la bonne idée, en octobre dernier de lancer un FORUM multilingue sur Internet concernant sa mission. Il demandait aux internautes européens de s'exprimer, de faire part de leur idée et de leur ressenti sur le multilinguisme dans l'Union Européenne.
A cause de sa forme multilingue, ce FORUM fut une joyeuse salade dans laquelle les participants s'exprimaient la plupart du temps dans leur langue maternelle sans qu'apparaîssent de liens cohérents dans la suite chronologique de la parution des articles. Il y eut même des articles dans des langues non nationales comme le catalan.
A noter que les espérantistes de tous pays européens manifestèrent une active participation, doublant souvent leurs articles dans leur langue nationale d'une traduction en esperanto, leur permettant ainsi de franchir la fameuse barrière de communication. L'activisme esperantiste fut tel que Léonard Orban s'est senti obligé d'apporter réponse, donnant ainsi sa propre opinion sur le rôle éventuel de l'Esperanto en UE.

Hélas, Trois fois hélas ! Nous voilà retombé dans l'immobilisme technocratique et institutionnel (dénoncé dans un récent article !).

Leonard Orban avance trois motivations de refus de l'Esperanto :
                     - Premièrement, pour qu'une langue puisse devenir langue-pivot, il faut qu'elle soit conforme au droit européen, ce qui signifie qu'elle soit une langue officielle !
                     - Deuxièmement, la pratique sociale et culturelle de l'Esperanto est actuellement trop restreinte et l'extension de son vocabulaire nécessaire aux besoins européens d'échange dans toutes les disciplines (juridiques, législatives, réglementaires, scientifiques, etc...) auraient d'énormes conséquences pratiques et financières.
                     - Troisièmement, une raison personnelle !! Orban ne croit pas aux langues-pivots !! Pour lui, l'apparition d'une telle langue ne peut être qu'un "phénomène spontané socio-linguistique" et non le résultat de décisions administratives ou politiques ! !

Commentaires : 

                     - 1ère motivation : Eliminer d'entrée de jeu tout ce qui n'est pas une langue nationale constitue une fin de non-recevoir d'une solution originale quelle qu'elle soit !  Voilà un argument spécieux et pour tout dire stupide ! Cela reviendrait à imposer à tous les européens le diktat et la suprématie d'une langue nationale, ce qui ne sera jamais accepté à l'unanimité des Etats-membres ..et Orban le sait très bien ! Bel exemple de mauvaise foi surtout quand on sait qu'il ne souhaite pas pour l'UE un système linguistique type USA !
                    -  2ème motivation : Celle-ci est sérieuse et recevable. En plusieurs dizaines d'années de relations inter-Etats, des vocabulaires techniques et spécifiques, des champs d'usage sont apparus selon les besoins et une nouvelle langue-pivot aurait un travail de rattrapage à réaliser, certes très important...mais pas hors de portée ! L'un des grands atouts de l'Esperanto est justement sa grande puissance de création lexicale et elle possède (à la différence de l'anglais) une académie internationale pouvant statuer efficacement et rapidement sur toutes les nouveautés à intégrer dans la langue.
                   - 3ème motivation : Orban aurait dû commencer par celle-là ! Il ne croit pas à une langue-pivot. c'est son droit mais il n'a pas de solution de rechange hormis de privilégier l'usage des premièrs langues européennes (anglais, espagnol, français et allemand) au détriment des autres, c'est-à-dire, à terme, de rendre trilingue voire quadrilingue tout européen moyen (ce qui est une utopie totale !) ou n'en retenir qu'une à la longue - l'anglais bien sûr - afin que toute l'UE devienne anglophone.....ce qui revient à faire de l'anglais la langue-pivot européenne, langue-pivot à laquelle pourtant il ne croit pas ! 
Quant à son "phénomène spontané socio-linguistique" pour décrire l'apparition d'une langue-pivot, on se demande quel cauchemar lui a traversé l'esprit !

Comprenne qui pourra !!

Same kiel cxi-supre esperante

Leonardo Orban, la ano de la euxropa komisiono kun respondeco pri multlingveco havis la bonan ideon lastoktobre startigi multlingvan RetForumon pri sia misio. Li demandis al la euxropaj retuzantoj esprimigxi, apartigi iliajn ideojn kaj sentojn pri la multlingveco en la EU. Pro sia multlingveca formo, tiu FORUMO estis gxojan salaton en kiu la participantoj esprimigxis plejtempe en siaj patrinaj lingvoj sen vizio de koheraj ligiloj en la kronologia vico de la artikoloj. Ecx elsentis artikoloj de nenaciaj lingvoj kiel la kataluna. 
Notinde, ke la tutland-euxropaj esperantistoj manifestis aktivan partoprenon, ofte doblinte siajn artikolojn per esperantaj tradukoj, tiel trapasinte la famozan lingvobarieron. La aktivismo de la esperantistoj estis tiel, ke Leonardo Orban sentis sin devigita alporti respondon espriminte tielmaniere sian propran opinion pri la eventuala rolo de la esperanta lingvo en la EU.

Leonardo Orban prezentas tri motivojn por refuzo de la internacia lingvo :
                  - Unue, por igxi pontolingvo la lingvo devas konformigxi al la komunuma juro tio, kio signifas, ke devas esti oficiala lingvo !
                  - Due, la socia kaj kultura praktiko de la esperanta lingvo estas nun tro malvasta kaj la necesa plivastigxo de gxia vorttrezoro por la euxropaj intercxangx-bezonoj en cxiaj kampoj (juraj, legxofaraj, reglamentaj, sciencaj, ktp...) havus gigantajn praktikajn kaj financajn konsvekvencojn.
                 - Trie, propra motivo estas ! Orban ne kredas je pontolingvoj !  Por li, la aperigxo de tia lingvo nur povas esti " historie spontana soci-lingvistika fenomemo" kaj ne la rezulto de administraj aux politikaj decidoj !!

Komentarioj :

                 - Unue, elimini komence cxio, kio ne estas oficiala do nacia lingvo konstituas nericevitan finon de iu ajn originala solvo ! Jen nursxajn-vera kaj unuvorte stulta argumento ! Tio kostus devigi la diktaton kaj la superrego de unu nacia lingvo al cxiuj euxropaj landoj, kiuj neniam unuvocxece konsentos...kaj Orban scias tion tre bone ! Bela malbonfida ekzemplo estas cxefe kiam oni scias, ke Orban ne deziras por la UE lingvistikan sxajn-usonan sistemon.
                 - Due, tiu cxi argumento estas serioza kja ricevebla. Dum pluraj dekjaroj de intersxtataj rilatoj, teknikaj, specifikaj vorttrezoroj  kaj uzokampoj montrigxis laux la intercxangx-bezonoj kaj nova pontlingvo havus certe gravegan sed netrafpovantan regajnlaboron plenumi. Unu el la grandaj avantajxoj de la esperanta lingvo gxuste estas sia granda potenco de vortkreado kaj gxi posedas (malsame la ingla) internacian Akademion por decidi efike kaj rapide cxiujn integreblajn lingv-novajxojn.  
                 - Trie, Orban devus komenci per tio ! Li ne kredas je pontlingvo ! Lia rajto estas ! sed li ne havas anstauxig-solvon krom privilegii la uzon de la unuaj euxropaj lingvoj (ingla, hispana, franca, germana) malprofite de la aliaj, tio estas, tempolime, fari cxiun mezan euxropanon trilingva aux kvarlingva (tio, kio estas absoluta utopio !) aux nur sxpari unu - la ingla nature - kaj fari la tutan Euxropon angloparolanta...tio, kio konformigxu al la angla lingvo kiel euxropa pontlingvo...gxuste tio, je kio ne kredas Orban ! 
Kaj laux sia "historie spontana fenomeno soci-lingvistika" oni demandas al si kia premsongxo trapasis sian menson !

Komprenu tiu, kiu povu !!


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  • Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie
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