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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 12:28

 

On commençait à désespérer d'entendre de la part d'un dirigeant socialiste important des choses sensées dans le domaine économique !

Heureusement pour l'avenir incertain de notre cher pays, un candidat a priori bien plaçé pour les futures primaires s'est enfin décidé à parler sérieusement de choses sérieuses et non à se laisser aller aux faciles délices du dénigrement de la droite gouvernante ou de courir les festivals, en quête d'une légitimité "culturelle" !

François Hollande, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'inscrit enfin dans la droite ligne de la social-démocratie et de ses prédécesseurs Mendès-France, Michel Rocard ou Jacques Delors et en vient à traiter avec sérieux les grands problèmes immédiats et structurels du pays.

Le fait d'adopter un ton responsable et non polémique lors de ses interventions dans les médias et d'affirmer sans relâche que les temps difficiles sont devant nous est une bonne attitude et une bonne manière de couper court aux discours électoralistes toujours prêts à promettre la lune aux gogos dont notre pays ne manque malheureusement pas ou d'essayer de faire croire que c'est la faute de la droite qui donne "toujours plus aux riches et toujours moins aux pauvres" (pour reprendre à peu-près les termes de l'inénarrable dame Aubry qui ne sait faire que dans la caricature, l'outrance et la plus évidente mauvaise foi afin d'éviter de parler des sujets de fond)

Le fait de s'aligner sur la position gouvernementale concernant le retour à un déficit budgétaire de 3% dès 2013 est à la fois courageux (on saura lui rappeler en cas de victoire à la présidentielle) et intelligent car il montre par là une sérieuse détermination, son souci majeur du futur national et en même temps qu'il peut sans complexe partager une même analyse et un même avis avec le pouvoir en place.

Le fait de critiquer violemment la confusion politique européenne actuelle dans la crise des dettes souveraines ne peut que recevoir les applaudissements de tout économiste sérieux. Cette crise, à l'évidence, est d'abord la crise politique des Etats et des organismes européens incapables d'adopter avec rapidité des positions claires et nettes qui couperaient l'herbe sous le pied des spéculateurs internationaux, lesquels jouent le défaut à court ou moyen termes des pays les plus fragiles de la zone euro.

Les propositions que le candidat socialiste publie dans le JDD de ce jour concernant la nécessité d'une gouvernance économique européenne sont frappées au coin du bon sens même si leur mise en oeuvre serait sans doute fort laborieuse compte-tenu en particulier de l'état d'esprit actuel des dirigeants allemands. C'est pourtant dans ce sens-là qu'il faudra aller si l'on veut sauver à la fois la monnaie unique et ...l'Union européenne ! Fédéralisme bugétaire et fiscal, coordination des politiques des Etats, taxe sur les transactions financières, tout cela va dans le sens de "plus d'Europe", ce qui devrait plaire à bien des électeurs et notamment à ceux qui votent au centre.

On savait l'homme habile et au sujet des retraites, ce cher François la joue "fine" car il est pour une retraite à 60 ans ...à condition d'avoir cotisé 41,5 ans pour la toucher à taux plein ! Belle manière de traiter le problème sans démagogie et en respectant les impératifs financiers !

Enfin reste l'énorme problème de la recherche de l'équilibre budgétaire ! C'était bien de dire et répéter qu'il y aura plus d'impôts encore faudra-t-il mettre correctement les choses en musique sans pénaliser ni l'activité économique ni la croissance...et sans faire s'enfuir les capitaux ! Naturellement il tordra d'abord le cou aux plus dispendieuses des niches fiscales et fera un sort au "travailler plus pour gagner plus" qui a surtout coûté beaucoup d'argent à l'Etat et que l'on ne regrettera pas (sauf les employeurs qui en ont bien profité...et les employés qui faisaient des heures sup' !). Il mettra ensuite en place (ou tentera de le faire) une réforme fiscale radicale en fusionnant CSG et IRPP selon un principe de progressivité dont le réglage du curseur ne sera pas des plus simples et en assurant un même traitement aux revenus du capital et du travail. Si cela aboutit réellement à une simplification payante de notre "usine à gaz" fiscale et à une réduction des charges pesant sur le travail et donc favorise l'emploi, personne (sauf la droite et la tranche des 10% de revenus les plus élevés, bien sûr) ne s'en plaindra amèrement.

Il restera ensuite à notre candidat-virtuel président à résister aux assauts de ses  amis et alliés politiques qui ne "comprendront" pas que la gauche au pouvoir ne se montre pas généreuse avec le peuple d'en bas sortant de "tant d'années de maltraitance de la droite" et qui exigera donc de rouvrir sans tarder les portes de la "foire aux dépenses" !

Et là, c'est pas gagné !! Il lui faudra de la grandeur gaullienne !

 

 

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commentaires

caro-reseau social 17/07/2011 17:28



Ĉu reale li faru, kion li promesas???(vidu alian mesaĝon al via retradeso)



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  • Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie
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