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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 09:09

En cette période de continuel "mal-être" français au cours de laquelle - à écouter les politiciens de toute la palette de gauche, immanquablement soutenus par la plupart des médias et des milieux qui se prétendent intellectuels - le peuple français n'a jamais été aussi malheureux, aussi maltraité par les gens (de facto rangés dans la colonne de droite) de tous les pouvoirs, ces politiciens sarkosystes enragés de réformes, ces patrons d'entreprises qui ne pensent qu'à s'enrichir ou ces banquiers au stupide aveuglement pour ne parler que de ces catégories-là, aussi menacé dans ses droits fondamentaux et même dans ses plus chères libertés, le temps ne serait-il point venu de cesser de telles jérémiades dans lesquelles nous nous vautrons à longueur d'émissions télévisées dans une sorte de masochisme dépressif qui ne peut que nous conduire au malheur alors que le pays a tant besoin de mobiliser ses forces pour rebondir le plus vite et le plus fort possible quand la tourmente s'apaisera ?
Que dire de ces dirigeants syndicalistes qui ne représentent significativement que le secteur public, le plus protégé par le système et naturellement arcbouté sur ses "acquis" et qui viennent, avec des trémolos dans la voix, nous parler de la "légitime colère", du "désespoir" - qui autoriseraient tout, y compris les séquestrations d'employeurs, la detruction des outils de production ou le saccage de préfecture - des employés du secteur privé, se scandalisant de fermetures d'usines ou du "refus" des patrons de négocier des revalorisations de salaires ou le maintien en activité d'usines malheureusement condamnées ou en grand péril ?
Que dire aussi de ces groupes de gens (de gauche, bien sûr et sans doute même d'extrême-gauche) qui viennent chanter devant les entrées d'usines en danger - sans doute pour redonner le moral à ceux qui vont se faire licencier - des refrains libertaires anti-patrons et anti-capitalises ?

Où donc tous ces gens, dotés d'un désolant manque de culture économique, ont-ils été chercher qu'une entreprise privée avait l'obligation - quelque soit le contexte économique, l'état du marché ou l'état de ses finances - de fournir du travail sans limite de temps à des employés qu'elle a embauché par contrat ?

La réalité économique est là devans nous et elle est cruelle ! 
Le typhon qui nous est venu des Amériques suite à des folies financières dont on ne reprendra pas la description, a engendré une dépression qui touche maintenant le monde entier, contractant les échanges, réduisant la demande et par contre-coup l'offre. Les entreprises pour ne pas périr et donc ne pas disparaître (eh oui ! l'accumulation de déficits aboutit immanquablement à la disparition ou, au mieux, à la réduction des moyens, au démembrement ou au rachat) doivent ajuster en urgence leurs productions et leurs coûts. C'est dramatique pour celui qui perd son emploi mais çà le serait moins si on avait en France une formation professionnelle digne de ce nom - plutôt qu'un magma incohérent dilapidant une trentaine de milliards d'euros par an - et si les habituelles Cassandres (syndicales et de gauche) n'en rajoutaient pas au désespoir du futur licencié en lui susurrant à l'oreille qu'il est foutu, qu'il est pas près de retrouver un boulot, qu'on lui préfère les roumains ou autres chinois et vietnamiens parce qu'ils coûtent moins cher et qu'il n'a qu'une chose à faire, c'est pendouiller le patron et se révolter tel un nouveau Mandrin des temps modernes !

On ne se débarrassera donc jamais dans ce pays des jacqueries en tous genres, des spasmes de révoltes, des blocages de ports, de routes, de trains, d'autoroutes, de coupures de gaz et d'électricité ! Faudra-t-il donc toujours que la confrontation des intérêts se fasse dans l'émotion du moment, la colère, l'indignation, la prise à partie d'un bouc-émissaire de circonstance (l'Etat le plus souvent qui tend les verges pour se faire battre en se mêlant de tout et de rien et qui tient trop souvent de bien légers propos, dégradant par là-même la valeur de sa parole et la confiance qu'on peut lui accorder) !

Relire quelques chapîtres du fameux livre d'Alain Peyrefitte : "Le mal français" paru en 1976, volà plus de trente ans, s'avère terriblement éclairant sur cet incroyable esprit français, objet à la fois de moquerie et d'admiration  l'étranger.
On a l'impression, à parcourir ce livre, que rien n'a vraiment changé dans les relations toujours aussi épidermiques entre syndicats, Etat, Patronat, employés. Toujours les mêmes anathèmes, les mêmes dénonciations, les mêmes suspicions. Toujours ce refus, d'un côté comme de l'autre, de mettre l'idéologie au fond de la poche et d'examiner ensemble, de manière pragmatique, entre gens de bonne volonté, les solutions possibles, souhaitables, acceptables puis d'aboutir à un consensus de résolution des problèmes sans vainqueurs ni vaincus, sans dominants ni dominés.

En bref, tout simplement se comporter en acteurs responsables des destinées sociales plutôt que vociférer dans un défoulement collectif ! 
Mais cela semble décidément hors de portée de nos "vedettes" hexagonales !

Alors, éternel le mal français ?  Il ya fort à parier que le livre de Peyrefitte ne se démode pas avant longtemps !

S'il est une chose qu'il faudrait mettre de toute urgence aux programmes des lycées et collèges et même dans les cursus universitaires sans crainte de "rabâcher", c'est bien la pratique et la culture du consensus comme seule voie raisonnable et démocratique de résolution de nos problèmes de société.

Gageons que nos syndicats d'enseignants, du haut de leurs éminentes compétences, trouveront cette idée-là totalement stupide !





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  • Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie
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