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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 08:53


Il y a de quoi perdre son calme à voir frétiller dans les médias complices (car il est toujours de bon ton pour un animateur d'émisssion TV d'avoir l'esprit à gauche et d'être du côté de la France qui souffre ! Cela permet de faire oublier que l'on est soi-même un privilégié du système avec des revenus bien plus élevés que ceux de la plupart des petits patrons que l'on désigne à la vindicte populaire !) tous les adversaires de l'économie libérale ou néo-libérale, du capitalisme-exploiteur, tous ces grands pourfendeurs idéologiques restés au fond d'eux-mêmes fidèles à leur credo marxiste et à leurs vieilles lunes.
Puiser à grandes brassées dans l'angoissante actualité quotidienne sur fond de crise sociale pour ici justifier de revanchards discours et là tenter de faire oublier que l'on n'a pas de solution à proposer, c'est utiliser des procédés de batteurs d'estrade, se complaire dans des discours démagogiques irresponsables qui pousseront à coup sûr notre pays vers la décadence et l'appauvrissement général.
Bien forcés depuis la débâcle du monde communiste et la mise en évidence de son ineptie économique de mettre en sourdine leurs discours décalés er discrédités, ne les voilà-t-il pas, ces marxistes "historiques", ces trotskistes nostalgiques autant que "révolutionnaires"  qui reprennent du poil de la bête, réaffirmant détenir la vérité, d'être dans le sens de l'histoire, d'annoncer  - le sourire tromphant - le quasi-écroulement du capitalisme, de condamner le sauvetage des banques et ainsi mieux scier la dernière branche qui nous retient au-dessus du gouffre ! ... Bref, qu'il est grand temps de leur confier les manettes pour que le bon peuple ne souffre plus du cynisme des puissants et pour organiser un monde meilleur et plus juste !

Le bon peuple, cet amnésique historique, se laissera-t-il prendre à de tels discours ? Hélas, on peut le craindre dans la confusion actuelle des esprits et l'opprobe générale qui couvre les délirants abus du capitalisme financier. Devant l'outrecuidance du personnel politique de gauche qui n'a jamais su ni gérer ni générer la prospérité sauf quand celle-ci lui tombait tout droit dans le bec à la faveur d'une période économique favorable et sans qu'il n'y soit pour grand'chose (ce qui ne l'empêchait pas par la suite de se prévaloir de beaux taux de croîssance et de création d'emplois !), le personnel gouvernemental semble pris de vertige devant les catastrophes actuelles et à venir qui minent tout son travail de réforme.
Combien de temps faudra-t-il pour stabiliser l'économie puis reprendre la marche en avant ? Les optimistes disent un bon semestre, les raisonnables parlent d'une année et les pessimistes de deux ans. Si cette crise doît avoir un bienfait, ce sera celui d'avoir permis de mesurer - en vraie grandeur - les risques de la dérégulation des marchés financiers et de leur découplage d'avec l'économie réelle. Espérons que la leçon sera retenue !
La solution immédiate est de rétablir les flux financiers et l'indispensable confiance des acteurs publics et privés. Seuls les Etats et les banques centrales possèdent la "puissance de feu" suffisante. il leur faut donc intervenir massivement et en même temps prendre le contrôle des opérations financières là où cela s'avère nécessaire pour débloquer le système. Il semble qu'il y ait une prise de conscience générale du besoin et de la nécessité d'une bonne coordination entre Etats même si certains dirigeants ont une préférence marquée pour leur petite musique. A terme restera à refonder le Capitalisme sur des bases plus saines, plus éologiques et plus sociales et à construire de nouveaux équilibres inter-continentaux pour un monde plus stable.

Au vu d'une telle catastrophe, faut-il se débarrasser de l'économie de marché et de sa super-structure, la fonction capitaliste ?
Ce serait, bien sûr, de la dernière stupidité ! Et d'ailleurs, le voudrait-on vraiment que cela serait impossible !
Allez donc expliquer aux chinois qu'ils ont tout faux et qu'il leur faut revenir au temps de Mao et du Grand Bon en avant ? Ils auraient tôt fait de vous enfermer dans un hôpital psychiatrique ou dans un de ces camps de rééducation dont ils ont le secret !
Il n'y a que des esprits fumeux occidentaux et particulièrement chez nous en France, bien installés dans leur confort quotidien, qui puissent nourrir de telles idées, du genre inventer une "société anti-capitaliste" (on se demande encore ce que cela peut bien vouloir dire !), et tenter de les répandre à coup d'arguments démagogiques, de prétendue "justice sociale", d'égalitarisme absolue (notion abstraite et totalement irréaliste), de dénonciation des riches, des banques, des spéculateurs, des patrons (petits et grands) et des "super-profits" capitalistiques !

Ces mêmes esprits fumeux aimeraient bien que le bon peuple oublie les épouvantables dégâts engendrés par les sociétés totalitaires collectivistes du 20ème siècle ! De telles ignominies ne se reproduiront plus, clament-ils, la main sur le coeur.
Ben voyons ! Les mêmes causes causant les mêmes effets, remettre entre les mains de l'Etat tous les pouvoirs (politiques, sociaux, économiques, culturels,...) aboutirait rapidement à la confiscation de la liberté individuelle, au "formattage" des esprits, à la chasse aux "déviants" (comprendre les "ennemis du peuple"), à la fuite des forces vives de la nation et à recréer l'équivalent des monstres étatiques qui ont sévi au siècle précédent.
Ne pas croire cela serait faire preuve d'un irréalisme désespérant !
Ce que l'on vient de voir concerne les conséquences politiques de la collectivisation. Voyons maintenant les conséquences proprement économiques :
La chute du mur de Berlin en fin 1989 et les temps qui ont suivi ont donné au monde une formidable leçon pratique en permettant d'examiner le bilan des systèmes économiques d'Europe de l'Est.
Deux constatations extraites de l'économie d'Allemagne de l'Est, censée être la plus "performante" des économies socialistes, sont édifiantes :
          - La productivité de la main-d'oeuvre est-allemande était trois fois plus basse que celle d'Allemagne de l'Ouest.
          - 40 pour cent des entreprises est-allemandes étaient obsolètes selon les critères occidentaux.

Les causes d'une telle contre-performance sont bien connues des économistes. On les résumera brièvement ci-dessous :
         - Pas de concurrence sur le marché national donc pas d'incitation à l'innovation et pas de destruction créatrice (principe de Schumpeter) avec en conséquence l'obsolescence rapide de l'outil de production.
         - Blocage de l'initiative personnelle au profit de la volonté collective. On remplace les entrepreneurs par des fonctionnaires.
         - La planification centrale servant le bien commun est un principe faux et sclérosant pour l'économie. 
Cette planification central aussi sophistiquée, fine et intelligente soit-elle va, en effet :
         - bloquer le dynamisme naturel de l'économie de marché (échange de biens et de services sur base d'une réelle concurrence)
         - supprimer les signaux immédiats de variations de prix (indiquant une distorsion de concurrence ou un déséquilibre offre/demande) puisque les prix sont décidés en haut lieu et bloqués.
         - inciter les responsables de production à fausser leurs résultats puisqu'il n'y a pas de sanction par le marché.
         - encourager une production à tout-va pour satisfaire les normes du plan au détriment de l'environnement, de la qualité des produits et des demandes des consommateurs
        - engendrer une pénurie de "bons produits" en même temps que d'énormes surplus d'invendus.
        - Appauvrir progressivement le pays obligé d'importer de plus en plus de produits de consommation alors que ses propres produits seraient invendables sur le marché mondial.
        - Faire fuir capitaux et investissements vers des cieux plus cléments et précipiter la délocalisation des entreprises étrangères.

On ajoutera enfin que dans l'économie ouverte et mondialisée que nous connaissons aujourd'hui, vouloir mettre en place un programme de planification centralisée conduirait tout droit au désastre économique et à la paupérisation de l'ensemble de la population (exception faite des "apparatchiks" qui, eux, s'en sortiraient toujours !) en quelques brèves années. Les socialistes français s'y sont partiellement essayés dans les années 80 sous la première présidence Mitterrand et ont dû très vite faire machine arrière sous la pression des événements.


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