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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 10:40

Au milieu du XXème siècle dans les écoles catholiques on racontait aux jeunes adolescents (dont je faisais alors partie) la belle et édifiante histoire d'une jeune bergère, née à Domrémy en Lorraine, petite enclave française en pays bourguignon, très pieuse, très obéissante et bonne gardienne de ses moutons qui, un jour, entendit des voix dans son jardin. C'étaient les voix des saintes Catherine et Marguerite et aussi celle de l'Archange St Michel qui lui enjoignaient de sauver le royaume de France alors en grand péril, de sauver la ville d'Orléans et de faire couronner le Dauphin Charles à Reims. Fort troublée par ces angéliques visions, la jeune adolescente qui n'avait alors que 13 ans ne se laissa convaincre d'agir qu'au bout de 3 ans et s'en vint - sans l'autorisation des ses parents - demander au sieur de Baudricourt, de lui donner destrier et escorte pour s'en aller voir le Dauphin à Bourges. Premier refus du capitaine qui renvoya rudement notre jeune bergère à ses moutons. Courageuse, la petite bergère renouvela sa demande un an après et cette fois le capitaine accepta de lui fournir l'escorte et ce dont elle avait besoin pour le voyage. Arrivée à Bourges, elle convainquit le Dauphin de voler au secours d'Orléans dont les anglais levèrent bientôt le siège. L'armée royale soulevée d'enthousiasme, Pucelle en tête, vainquit l'anglais en maints combats et emmena le dauphin se faire sacrer Roi à Reims
La suite de la belle histoire était dramatique et tournait même à la tragédie héroïque : Plus ou moins abandonnée par le nouveau Roi Charles VII, notre héroïne était faite prisonnière à Compiègne puis bientôt vendue aux anglais qui, par vengeance, l'envoyaient au bûcher après un procès inique dirigé par un infâme évêque français à la solde des anglais, nommé Cauchon (çà ne s'invente pas, un nom pareil ! Analogie immédiate garantie avec un animal réputé pour sa saleté et sa lubricité ! Même le grand poête et dramaturge Paul Claudel s'y laissa aller avec son fameux "ergo porcus sum" qu'il mit dans la bouche de ce pauvre évêque - pourtant fort renommé de son temps - dans l'une de ses oeuvres !) 

Je ne sais si on raconte encore de nos jours une pareille histoire ! A l'époque, la canonisation (fortement souhaitée par le pouvoir politique à la fin du XIXème siècle) de la sainte était encore présente dans les esprits et l'Eglise pouvait donc appuyer la version "mission divine" de toute son autorité. Aujourd'hui, le côté idyllique et infantile de ce mythe fait sourire ou ricaner, ce qui n'empêche d'ailleurs pas l'un de nos partis politiques de célébrer tous les ans le culte de la Sainte Jeanne, redevenue championne moderne du nationalisme français (elle l'avait déjà été en 1870 puis en 1914) !

Car cette histoire est bourrée d'invraisemblances même pour ceux qui croient en la divine Providence et aux miracles !  Ne voilà-t-il pas, en effet, une petite bergère inculte, fille de pauvres laboureurs, ne parlant sans doute que son patois lorrain qui entend les voix de 2 saintes qui n'ont jamais existé (les recherches historiques lancées par le pape Jean XXIII n'ont rien donné !) et qui lui parlent en français (réponse de Jeanne lors du procès de Rouen) ! Ne la voilà-t-elle pas chevauchant un destrier (a-t-elle appris l'équitation en gardant ses moutons ?) au milieu de son escorte puis faisant ses confidences (toujours en bon français de l'époque) à l'oreille du Dauphin et s'adressant à la cour de ce dernier dans une langue correcte et remarquée par les chroniqueurs ? Ne la voilà-t-elle pas caracolant, bannière au poing,  à la tête des troupes royales et en imposant aux rudes capitaines par son autorité et ses connaissances militaires (mais où donc avait-elle pu acquérir une telle science de la guerre ?)  Ne la voilà-t-elle pas tançant les grands du royaume et s'adressant à eux comme à ses pairs ? Ne la voilà-t-elle pas se battant avec rage, l'épée à la main, au milieu des bourguignons avant d'être désarconnée puis prise à Compiègne ? Ne la voilà-t-elle pas enfin, lors de son procès, se défendant avec une pugnacité de juriste professionnel et une intelligence qui désarconnent ses accusateurs ?  Pas mal, me direz-vous, pour une bergère douce, timide et inculte même touchée par la "grâce" divine !  La transformation de la jeune paysanne en chef de guerre tient en effet du miracle ! 
Il semble beaucoup plus plausible que tout cela tienne de la mystification et d'une opération politique d'envergure magistralement orchestrée !

En son temps déjà, le mythe naissant fut mis en doute par beaucoup, à commencer par les autorités ecclésiastiques ! Même ce falot Charles VII ne dut pas y croire beaucoup car une fois son objectif politique atteint (sacre à Reims établissant définitivement sa légitimité) il se désintéressa de la Pucelle jusqu'à carrément la laisser tomber après sa capture ! Dans les siècles suivants et particulièrement au siècle des Lumières, siècle de scepticisme religieux, la thèse de la mission divine fut battue en brêche de vilaine manière par des écrivains comme Beaumarchais, Voltaire voire Montesquieu ! Il fallut attendre la fin du XIXème siècle et notamment la désastreuse guerre de 1870 pour voir se renouveler le culte de la bonne Lorraine née dans un pays que venaient de nous arracher ces damnés prussiens !  Le nationalisme échevelé que connut la France jusque dans les années 20 exploita à fond le mythe de la Pucelle protectrice et salvatrice de la Nation française. L'exploitation politique fut telle que les historiens du XXème siècle adoptèrent la version officielle - Gambetta n'avait-il pas dit " On ne touche pas à Jeanne d'Arc ! " - et que même encore aujourd'hui ce que la plupart des gens savent de cette histoire se réfère essentiellement au contenu du mythe !
Il semble bien que pour beaucoup de gens, hier comme aujourd'hui, mieux vaut une fausse histoire merveilleuse qu'une réalité prosaïque !

Qu'en est-il alors de cette "réalité prosaïque" ? Force est de reconnaître qu'elle est bien difficile à établir d'une manière certaine car les textes, les chroniques du temps, voire les témoignages aux deux procès (celui de la condamnation à Rouen de 1431 puis celui de la réhabilitation en 1456) sont tellement imprégnées de  la légende et parfois si contradictoires que l'on est sûr de bien peu de choses, même l'âge réel de l'héroïne est douteux ! C'est dire la complexité du sujet !
Une manière intéressante d'aborder la question est de s'interroger sur le besoin, à l'époque, d'un tel mythe salvateur. Sa nécessité saute aux yeux ! . Le royaume de France était au bord du gouffre, pris en tenaille par l'anglais et le bourguignon. Le moral est alors au plus bas, les anglais semblent invincibles, les maigres troupes royales sont incontrôlables, leurs chefs travaillent le plus souvent pour leur propre compte, les princes complotent ou se rallient à l'anglais et le Dauphin Charles, réfugié à Bourges, doute de tout et d'abord de sa légitimité. Ne le dit-on pas batard, sa mère Isabeau de Bavière n'étant pas un parangon de vertu et son supposé père, le Roi Charles VI étant devenu fou ? 



Seul un "miracle" c'est-à-dire un évènement extraordinaire de caractère (supposé) divin peut renverser le cours des choses, refaire l'unité du pays et soulever l'enthousiasme populaire pour une guerre de libération.
 A cette époque, pour des gens organisés et possédant des relais bien répartis, déclencher l'apparition d'un mythe ne devait pas constituer une tâche surhumaine : Les croyances et les légendes sur les différents thèmes repris par le mythe (les pastoureaux, la pucelle, l'arbre sacré, les voix divines, les oiseaux, la prophétie de Merlin, etc...) étaient dans l'air du temps. Le mysticisme, la crédulité populaire et l'extrême misère du royaume de France offraient un excellent terrain d'accueil. Restait à trouver le catalyseur !
A la tête d'une telle entreprise de mythification il fallait aussi un cerveau. L'écrivain Michel Lamy dans son livre "Jeanne d'Arc" pense l'avoir trouvé en la personne de Yolande d'Aragon, femme hors du commun, célébrée par les chroniqueurs du temps, épouse de Louis II d'Anjou, frère du Roi Jean le Bon. Elle avait pris en tutelle dès sa 2ème année le dauphin Charles puis le maria à sa fille Marie devenant ainsi sa belle-mère protectrice. Elle assura son apprentissage d'homme politique et de roi et défendit la légitimité du dauphin contre tous ceux qui en doutaient. Elle fut, sans conteste, la femme forte du royaume de France pendant une bonne partie du règne de Charles VII qui l'appelait "sa bonne mère". C'est elle qui, plus tard, jeta dans les bras de son gendre la très belle Agnès Sorel afin de gouverner à sa place ! 
A l'époque qui nous intéresse, Yolande, chef de la maison d'Anjou, reine de Sicile et duchesse de Provence, est la championne des Orléans et des Armagnacs contre le Duc de Bourgogne et bien entendu les anglais. Malgré la grande emprise qu'elle a sur son gendre (devenu le Roi Charles VII en octobre 1422, à la mort de son père Charles VI) celui-ci est un indécis, maladroit dans ses entreprises, sous la mauvaise influence de ses favoris. Un choc psychologique pour lui et pour le pays est nécessaire. Une intense activité diplomatique va précéder l'entrée en scène de Jeanne d'Arc.
Quand Jeanne commence sa mission, c'est René d'Anjou, fils de Yolande, qui l'introduit auprès du duc de Lorraine. Au passage, ce René d'Anjou est l'ami du sire de Baudricourt. Coïncidences ? Pendant son séjour à Chinon et sa rencontre avec le Dauphin, Jeanne est constamment entourée par des gens de Yolande qui va prendre en charge les frais de l'expédition d'Orléans (les caisses du Dauphin sont vides !), de la campagne militaire dans la vallée de la Loire (fameuse bataille de Patay qui brise le moral anglais) puis le long déplacement à Reims pour le sacre. Toujours Yolande ! Une véritable providence ou plutôt une femme-orchestre qui veille à la bonne marche de l'opération ? Dès le début de sa mission et alors que Jeanne n'a encore rien fait de spectaculaire, une rumeur se répand dans tout le royaume avec un synchronisme extraordinaire, colportée par les moines franciscains (alliés des Orléans contre les dominicains alliés à Bourgogne pour des raisons d'oppositions théologiques) qui sillonnent le pays : Une vierge vêtue d'habits d'homme et envoyée par Dieu va venir supporter le Roi porteur des Lys et chasser l'anglais du royaume. Voilà une rumeur qui tombe parfaitement à pic !! Autre coïncidence, Yolande et sa fille Marie, femme du dauphin, étaient affiliées au Tiers-Ordre franciscain !
On pourrait continuer ainsi à égréner toutes les coïncidences rencontrées sur le parcours de Jeanne qui illustrent les interventions bien réelles de Yolande d'Aragon et de ses alliés. Je conseille aux esprits curieux de se procurer le livre de Michel Lamy - Jeanne d'Arc - Edition de poche - référence : 10765 - publié en 1999 - afin de se faire leur propre opinion sur l'ensemble de cette affaire, au demeurant, fort complexe et dont on ne connaîtra sans doute jamais le fin mot.
Un dernier point mais d'importance : Si l'on accepte la version quasi-officielle de mission divine confiée à Jeanne, cela signifie que Dieu, en la faisant intervenir, prenait le parti de Charles VII, prince probablement bâtard, non reconnu par son père et déshérité par sa mère contre le roi anglais qui avait pour lui la légimité de droit et du sang !! Voilà qui est fort étrange et ne ressemble guère à l'idée que l'on se fait de la justice divine ! ou alors il faut prêter à Dieu des soucis géopolitiques d'équilibre européen qui laissent encore plus perplexe ! Et que dire des Saints Michel, Georges et André protecteurs respectivement des français, anglais et bourguignons ! En vinrent-ils aux mains pour régler leurs différents ? 
Tout cela a de forts relents de mythologie grecque et permet, pour le moins, d'entretenir de sérieux doutes !






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commentaires

Joly Patrice 01/01/2013 12:22


Dire que le roi d'angleterre avait plus de droit que Charles VII à la couronne de France est un point de vue partisan ou anglophile, rien ne permet d'affirmer que 


Charles VII était un bâtard ! si les Anglais étaient sûrs de leurs droits soi-disant 


légitimes, la Guerre n'aurait pas duré 116 ans, et les Français n'auraient pas rejeté


ceux-ci, ils se sont comportés en France comme des soudards et non pas comme


des souverains légitimes, contrairement à ce que dise certains historiens, le sentiment national existait déjà (voir la Bataille de Bouvines)  

Karolvs 02/02/2009 19:46

Bonjour,Armoises, vous dites que "les historiens officiels accréditent l'idée qu'une naissance peut faire chanter les coqs en pleine nuit".Je peux vouis assurer qu'aucun historien ne s'occupe de savoir si les coqs ont chanté ou pas. Les bâtardisant, eux, tirent argument de ce récit merveilleux (on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a). Vous a-t-il échappé que ce récit merveilleux qui fait chanter les coqs en pleine nuit présente des analogies avec l'histoire merveilleuse de la nuit de Noël où toute la création chante la naissance du sauveur ? La naissance de Jeanne d'Arc, qui va sauver la France... Vous voyez ce que je veux dire ?Vous dites aussi que les historiens officiels croeint "que les "saints" apparaissent, et discutent". C'est faux. Les historiens constatent que Jeanne a affirmé cela, que les gens de cette époque-là croyaient en ce genre de choses, et que la question des "voix" un point central dans le procès de l'intéressée.Aucun historien sérieux ne cherche à faire pasdser comme un fait d'histoire, que des saints ont parlé à Jeanne d'Arc.Enfin, vous dites que les historiens officiels accréditent le fait "qu'une gamine de 15 ans maitrise l'escrime et l'équitation de combat...". Je vous mets au défi (c'est le cas de le dire) de me citer un historien qui affirme que Jeanne d'Arc maîtrisait l'escrime. A aucun moment on ne voit Jeanne d'Arc utiliser son épée.Idem pour l'équitation de combat.Quand vous dites que les historiens sont "la dérisoire arrière garde d'un mouvement qui heureusement périclite: le catholicisme et ses mensonges...", vous confondez deux choses : une religion et l'histoire. Aujourd'hui, les deux chsoes sont clairement séparées. La vraie dérisoire arrière garde, on la trouve chez ces gens qui se  se prétendent "d'avant-garde" et qui ne font que du pseudo-journalisme et de la pseudo-histoire" pour vendre du "Da Vinci Code" johanique. Le filon des romans sur "Jeanne d'Arc bâtarde royale" ne date pas de ce matin. Cela fait longtemps qu'il sort chaque année au-moins un roman qui a les allures d'un livre d'histoire.Je vous invite à revenir en discuter sur le forum du Couarail : http://couarail.heberg-forum.net/portal.php 

armoises 02/02/2009 16:34

bonjour,"les survivo-batardisants fabriquent des suppositions plausibles, donnant l'impression de travail scientifique!" mais que penser alors de ces historiens officiels qui accréditent l'idée qu'une naissance peut faire chanter les coqs en pleine nuit, que les "saints" apparaissent, et discutent ,qu'une gamine de 15 ans maitrise l'escrime et l'équitation de combat... Ils sont la dérisoire arrière garde d'un mouvement qui heureusement périclite: le catholicisme et ses mensonges...

Karolvs 02/01/2009 18:44

Bonjour,Le livre de Michel Lamy est un ouvrage de "l'école" survivo-bâtardisante comme il en sort au-moins un chaque année (le dernier en date, c'est celui de Marcel Gay). Ces livres ont l'air très savants, mais ils sont construits sur des hypothèses dont certaines sont très discutables (euphémisme). Voyez comment, à partir d'un faisceau de "coïncidences" et de suppositions, les auteurs fabriquent des "suppositions plausibles" qui donnent l'impression d'un travail de scientifique reposant sur des faits certains... qu'on cherchera en vain. Pour vous faire votre propre opinion, vous devez aussi lire des ouvrages comme le "Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit !" d'Olivier Bouzy, qui est un de ces historiens de l'histoire "officielle" que les survivo-bâtardisants vouent aux gémonies...  

Pauledouard 05/09/2008 18:08

Que de mystères dans cette affaire de la Pucelle d'Orléans !A tel point qu'il apparaît évident qu'il y a eu volonté délibérée de brouiller les pistes et de cacher des vérités qui ne devaient pas être dévoilées !Sa naissance d'abord : L'histoire officielle retient la date de 1412, ce qui la fait mourir à 19 ans sur le bûcher et place le plus clair de ses actions d'éclat à 18 ans, ce qui paraît bien jeune pour supporter les fatigues des chevauchées militaires et le poids d'une armure d'au moins 30 kgs ! Cette date a très probablement été choisie pour éviter l'incohérence avec les naissances en 1407 et 1408 d'autres enfants de son père officiel Pierre d'Arc. Certains témoignages lors des procès notamment celui d'une amie d'enfance et même l'un des propres témoignages de Jeanne indiquent plutôt une naissance dans les années 1407/1408, ce qui signifierait que Jeanne n'est pas la fille de la famille d'Arc mais qu'elle lui a été confiée à sa naissance (pour quelles raisons ? Certains parlent d'une naissance royale adultérine, fruit des amours d'Isabeau de Bavière et de Charles d'Orléans...). Jeanne était sans doute d'origine noble et elle reçut une éducation de jeune noble sinon comment expliquer sa maîtrise de l'équitation et du métier des armes (on formait aussi des "chevalières" à l'époque, ce qui est peu connu) dont elle fit une première et éloquente démonstration à Nancy devant René d'Anjou, expert en joutes et tournois et le Duc de Lorraine, rompant quelques lances avec une dextérité qui les remplit tous deux d'admiration ? Est-il imaginable qu'une jeune bergère inculte puisse sauter sur un destrier, prenne en main une lance de tournoi (arme noble par excellence à laquelle il était interdit aux manants de toucher !) et charge avec succès des chevaliers chevronnés ? Est-il imaginable qu'ensuite elle puisse parcourir à cheval sans y avoir été préalablement préparée, en quelques jours et souvent de nuit avec quelques compagnons dont ses deux frères (ils faisaient aussi du cheval ces deux-là ! Curieux pour des fils de laboureur !) et un messager royal, au bas mot les 400 kms qui sépare Domrémy de Bourges dont plus de la moitié en territoire ennemi ? Tout cela dépasse l'entendement et montre que la thèse officielle de la bergère est cousue de fil blanc !Jamais d'ailleurs elle ne se nomma autrement que Jeanne la Pucelle, ne prononcant jamais le nom de ses parents, lequel ne fut jamais mentionnée dans les minutes du procès de Rouen. Curieux pour une bergère aimant et respectant ses parents !!Que Jeanne se soit sentie investie d'une mission divine est fort probable. En ces périodes de forte religiosité et de croyance aux interventions divines, apparaissaient régulièrement des personnes illuminées ou exhaltées visionnaires qui voulaient transmettre un message au Roi. Le plus délicat était de parvenir jusqu'à lui et de le convaincre. Dans le cas de Jeanne, il y eut beaucoup d'intervenants en coulisse (dont Yolande d'Aragon, la "bonne mère" du Roi et le cerveau de l'affaire) qui lui facilitèrent grandement la tâche !

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