Mercredi 2 avril 2008

La Commission Européenne - la CE dans la suite de l'article - semble avoir pris conscience des problèmes générés par l'augmentation du nombres de langues officielles dans l'Union Européenne et une nouvelle division, dirigée par le nouveau commissaire roumain Leonard Orban, a été créée en début 2007 avec des compétences dans le multilinguisme.
L'Union Européenne en est à ce jour à 27 langues officielles et à 123 langues régionales, ce qui constitue une mosaïque linguistique impressionnante.




Guère émue en apparence par l'explosion des coûts de traduction et de publication (une estimation de 25 milliards d'euros circule dans les "milieux autorisés") et la complexité croîssante des communications inter-européennes, la CE, dans un document de fin 2005, confirme son engagement en faveur du multilinguisme sur la base du slogan : "L'unité dans la diversité".
Selon elle, les fondements, le socle de l' Union Européenne s'appellent diversité des cultures, des coutumes, des opinions et des langues. L'Europe est une sorte de maison commune glorifiant la diversité. 
Belle formule s'il en est mais à l'application bien redoutable !
La tâche du commissaire Orban est donc, selon ses dires, "la préservation et la promotion de la diversité linguistique à travers l’Europe". On lui souhaite bien du plaisir pour atteindre les objectifs stratégiques de la CE !
En effet, sur la base de l'apprentissage scolaire et la "promotion de la diversité" il lui faudra combler le voeu suivant exprimé dans le document de la CE :
" l'aptitude à comprendre et à utiliser plusieurs langues est souhaitable pour tous les citoyens européens " !
Ceux qui ont écrit cela étaient-ils sérieux ? Ignorent-ils qu'il faut des années d'étude et un minimum de 2 ans d'immersion totale pour réellement maîtriser une langue étrangère ? Un peu plus loin dans son document la CE préconise l'apprentissage de 2 langues étrangères dès le plus jeune âge avec l'objectif, pour chaque petit européen de "maîtriser 2 langues étrangères en plus de la maternelle" !
Ben voyons ! On remarquera, en outre, qu'avec 27 langues officielles (et sans doute plus dans l'avenir), l'intercommunicabilité entre deux européens restera problématique...sauf à accepter la prédominance d'une langue nationale qui serait systématiquement présente dans les 2 langues étrangères obligatoires !
Preuve que la CE est en plein rêve multiculturel, on constate que l'augmentation de l'apprentissage linguistique profite surtout à la langue dominante, à savoir l'anglais, pour des raisons essentiellement utilitaristes ! Ce qui bat en brêche ou plutôt dynamite toute la stratégie d'un multilinguisme européen équilibré !
La CE est d'ailleurs déjà en contradiction avec sa stratégie puisque, pour des questions d'organisation et d'économie, l'idée de publier les documents de l'UE dans toutes les langues officielles (pourtant l'un des 3 objectifs stratégiques) est abandonnée au profit d'un nombre restreint de langues principales ! 
Voilà un aveu d'impuissance qui augure mal de la suite !

Le concept de plurilinguisme européen équilibré pouvant être considéré comme une jolie vue de l'esprit impossible à mettre en oeuvre, existe-t-il des alternatives raisonnables ?

La réponse est dans le Rapport GRIN, établie en 2005 à la demande du Haut Conseil de l'évaluation de l'école par le professeur Grin de l'Université de Genève. Les conclusions de l'étude critique et très détaillée des 3 scénarios : le "tout-à-l'anglais", le "plurilinguisme" et enfin "l'esperanto" feront l'objet d'un prochain article.


Same kiel cxi-supre per la esperantlingvo :


La Euxropa Komisiono - la CE en la teksto sinsekve -  sxajnas zorginte de problemoj kreitaj per la kreskigxo de la nombro de oficialaj lingvoj en la Euxropa Uniono kaj nova divizio, estrita de la nova rumana komisaro Leonard Orban, estis kreita komence de la jaro 2007 kun kapablecoj en Multlingvismo.
Tiutage la Euxropa Uniono posedas dudek sep oficialajn lingvojn kaj cent dudek tri regionajn lingvojn, tio kio konstituas impresantan mosaikon !

Apenaux sxajne emociita de la eksplodo de la tradukprezoj kaj de la publikadprezoj (taksado de dudek kvin  miliardoj de euxroj cirkulas en la rajtigaj medioj) kaj la kreskanta kompleksigxo de la intereuxropaj komunikadoj, la CE, en 2005-finjara dokumento , konfirmas sian engagxigxo pri la multlingvismo base de la slogano : " la unueco en la diverseco".
Laux gxi mem, la fundajxoj kaj la soklo de la Euxropa Uniono nomigxas diverseco de la kulturoj, de la kutimoj, de la opinioj kaj de la lingvoj. La Euxropo estas speco de komuna hejmo gloriganta la diverseco !
Ja bela esprimo sed kun timinda aplikado !
La tasko de la komisaro Orban estas do, laux siaj propraj dirajxoj, la " antauxgardado kaj la promocio de la lingva diverseco tra la Euxropo". Oni deziras multe da plezuro al li por atingi la strategiajn objektivojn de la CE !
Fakte, base de lerneja instruigxado kaj la "promocio de la diverseco" li devos plenumi la sekvan deziron, esprimita en la CE-dokumento :
" La kapableco kompreni kaj uzi plurajn lingvojn estas bondezira por cxiuj euxropaj civitanoj "
Reale estis seriozaj tiuj, kiuj skribis tion ? Cxu ili nekonas, ke necesas pluraj lernjarojn kaj minimumon de du jaroj de tuta lingv-enakvigxo por reale majstri fremdan lingvon ? Iom plilonge en gxia dokumento, la CE rekomandas la lernadon de du fremdaj lingvoj plejjunagxe kun la objektivo por cxiu euxropaneto "majstri du fremdajn lingvojn plie de sia patrina"
Nu Vidu ! Krom oni remarkos, ke kun dudek sep oficialaj lingvoj (kaj sendube pli en la futuro), la interkomunikadeco inter du euxropanoj dauxros problema...aparte akcepti la superregxon de unu nacia lingvo, kiu estus sisteme cxeestata en la du devigaj fremdaj lingvoj !
Kiel pruvo, ke la CE estas plenkulturreve, oni konstatas, ke la kreskado de la lingvistiklernado cxefe profitas al la supera lingvo, sciante la angla, por esence utilitajxaj kialoj ! Tio, kio brecxumas aux plibone dinamitas la tutan strategion de euxropa ekvilibrigita multlingvismo !
Cetere la CE jam estas kontrauxdira kun sia strategio cxar, pro organizaj kaj sxparaj kauxzoj, la ideo publiki la euxropajn oficialajn dokumentojn en ciuj oficialaj lingvoj estis forlasita (tamen estis unu el la tri cxefaj strategiaj objektivoj !) profite de malvasta nombro de plejgravaj lingvoj !

Jen impotenteca konfeso, kiu malbone auxguras la sekvecon  !

La koncepto de euxropa ekvilibrigita multlingvismo eble estas konsiderita kiel linda mensvido nepoveble verkigita,  cxu ekzistas raciaj alternativoj ?

La respondo  estas en la GRIN-raporto, farita en 2005 de la demando de la Alta Konsilejo de la lernaja taksado per la profesoro Grin el la Geneva Universitato. La konkludoj de la kritika kaj tre detala studado de la tri sekvaj scenaroj : la "tutangla", la "plurlingvisma" kaj la "esperanta" estos la temo de proksima artiklo.

Par Pauledouard - Publié dans : Linguistique - Communauté : Vivu Esperanto !
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Lundi 31 mars 2008


Cette fois, c'est la BaFin, Autorité allemande de régulation des marchés financiers qui nous envoie, par le biais de Der Spiegel, ses nouvelles du front !

En résumé et pour tenter d'y voir clair, les différentes estimations des montants de pertes en Milliards de $ ont été les suivantes :

                 - Merril Lynch en octobre 2007 nous annonçait 150 Mds

                 - FSA (l'autorité japonaise) poussait à 215 Mds le 10 mars dernier

                 - Standard & Poor's en rajoutait jusqu'à 285 Mds (en nous disant que la fin des dépréciations était en vue ! Cà rappellera aux anciens une histoire de "bout du tunnel" du temps de Giscard !)

                 - Goldman Sachs nous assommait littéralement, le 26 mars dernier, avec le fabuleux montant de 1.200 Mds dont seulement 1/4 (pour la partie US) ayant fait l'objet de dépréciations !

                 - Et voici enfin BaFin qui nous décrit un scénario "noir" à 600 Mds mais avec une plus forte probabilité pour "seulement" 430 Mds dont environ 300 Mds auraient déjà été dévoilés à ce jour !

On respire ! mais il reste de quoi encore s'inquièter ! BaFin n'exclue pas un risque de propagation au-delà du secteur bancaire vers les Hedge Funds, Fonds de pension, Assureurs voire des entreprises extérieures à la finance !

Bon ! Soyons philosophes et attendons la suite !

Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Dimanche 30 mars 2008

L'Association universelle de l'Esperanto, née à Genève, fête cette année son centenaire.
Grâce à l'action de deux parlementaires suisses, elle a été désignée comme candidate au Prix Nobel de la Paix pour son rôle dans le dialogue et l'amitié entre les cultures.
Cette langue construite à partir des principaux langages européens, il y a 120 ans, par son inventeur, le docteur Zamenhoff, aborde le 21ème siècle dans d'excellentes conditions, forte de ses millions de locuteurs et de sa forte diffusion actuelle sur le web, à travers forums et sites de plus en plus nombreux et via d'actives émissions radiophoniques.

Régulièrement la question est posée et débattue de son adoption par les programmes scolaires voire par les instances européennes mais aussi internationales en tant que langue-pivot ou langue neutre de communication inter-cultures. Un tel choix satisferait à la fois la raison (facilité d'apprentissage d'un facteur 10 par rapport à toute autre langue vivante et réduction drastique des coûts de traduction simultanée ou différée en langues multiples) et l'éthique (fin du privilège d'une langue nationale et respect de toutes les cultures).

De plus en plus de gens, de part le monde, mettent en cause la prédominance de l'anglo-américain, résultat de la suprématie économique d'abord anglaise puis américaine lors des deux derniers siècles et vecteur actuel de domination culturelle et économique aux dépens des autres cultures.

Combien de temps encore, au milieu des désordres monétaires et financiers actuels et futurs, de gros pays émergents comme la Chine voire des continents entiers (Inde, Amérique du Sud, Afrique) accepteront-ils une hégémonie américaine de plus en plus contestée ? Déjà 20 % de la population nord-américaine est hispanique !

Adopter une solution linguistique mondiale, simple et intelligente est sûrement préférable à l'attente du prochain "diktat" linguistique d'un nouveau "gros-bras" économique !

Same kiel cxi-supre esperante :

La universa Asocio de Esperanto, naskigxita en Genevo, celebras cxijare sian centjarfeston. Dank'al ago de du svisaj parlamentanoj, gxi estis designita kiel kandidato al la paca Nobela Premio pro gxia rolo en la intercxangxeco kaj la amikeco inter la kulturoj.Tiu lingvo konstruita el la plej gravaj euxropaj lingvoj, cent dudek jaroj antauxe, de gxia inventisto, doktoro Zamenhoff,  albordigxas la dudek unuan jarcenton en la plejbonaj kondicioj, fortika de gxiaj milionoj parolantoj kaj gxia granda nuna interreta disvolvigxo, per forumoj kaj pli kaj pli multaj interretejoj kaj per aktivaj radioelsendoj.

Regule estas farita kaj diskutita la demando por gxia adoptado per la lernejaj programoj kaj per la euxropaj sed ankaux la internaciaj institucioj kiel pontolingvo aux neuxtra lingvo por interkulturaj komunikadoj. Tia elekto kontentigus, foje la racion (por la lernadfacileco de faktoro dek raporte al iu ajn vivanta lingvo kaj grandega reduktado de samtempaj  aux posttempaj tradukkostoj en multaj lingvoj) kaj foje la etikon (por la privilegifino de sxtata lingvo kaj por la respekto de cxiuj aliaj kulturoj)

Pli kaj pli multaj personoj, tra la mondo, kontestas la superregadon de la anglo-usona lingvo, kiu estas la resultado de la ekonomia superado unue angla poste usona dum la du lastaj centjaroj kaj nuna vehiklo de kultura kaj ekonomia superado malprofite de aliaj kulturoj.

Kiom pli da tempo, meze de nunaj aux futuraj monaj kaj financaj malordoj, grandaj emergxantaj sxtatoj kiel la cxina aux tutaj kontinentoj ( Indujo, Sudameriko, Afriko) konsentos pli kaj pli kontestatan usonan hegemonion ? Jam nun hispana estas la usona landanaro por dudek po cent !

Elekti mondan lingvan solvon, simplan kaj  inteligentan certe estas prefereble atendi la "diktaton" de nova ekonomia fortulo !




Par Pauledouard - Publié dans : Linguistique - Communauté : Vivu Esperanto !
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Vendredi 28 mars 2008


On s'est penché dans un précédent article sur le process général de mémorisation, phénomène extraordinairement complexe comme tout ce qui touche aux activités du cerveau humain (sans doute la réalisation la plus élaborée de la Création) et dont la science moderne commence patiemment à en déchiffrer les mystères - pour ce qui concerne notamment la neurophysiologie, c'est-à-dire l'étude des phénomènes physiques internes au cerveau - à l'aide de trois famille d'outils (tomographie par positons, résonance magnétique nucléaire, méthodes électriques et magnétiques) de plus en plus précis et performants.
Psychologie et psychiatrie ne sont évidemment pas absentes du débat puisque ces disciplines s'intéressent, quant à elles, entre autres à la perception externe de l'évènement, à son vécu et son ressenti par le sujet considéré, ce qui n'est pas sans incidence sur la qualité de la réception par le cerveau et donc la mémorisation.

L'objectif premier de l'article étant de faire simple et clair, abstraction sera faite de toute maladie mentale pouvant impacter le processus de mémorisation.On fera donc référence à une population considérée comme "saine de corps et d'esprit" ou, pour le moins, estimée comme telle (où commence le dérangement cérébral ?)
Dans une telle population, quels peuvent bien être les facteurs de différentiation dans l'aptitude à une bonne mémorisation ?
Pourquoi y-a-t-il des gens qui ont l'air de tout retenir sans effort et peuvent se souvenir avec grande précision aussi bien de textes entiers que d'évènements complexes remontant à plusieurs années au point d'être comparés à une encyclopédie ambulante alors que d'autres ont un mal fou à retenir 3 lignes, ont les souvenirs qui se brouillent  très vite ou, pire, ont des mémoires dites "à trous" ou en gruyère ?

Schématiquement on discernera deux grandes familles de facteurs : Les facteurs physiologiques et les facteurs psychologiques.

Les facteurs physiologiques

Ces facteurs concernent d'abord la qualité du matériel support de l'information (tissus,cellules, liaisons neuroniques) mais aussi et peut-être surtout la qualité du matériel de transmission (présence/production des enzymes, neurotransmetteurs, gènes, échanges ioniques, impulsions électriques,..). N'oublions pas que le cerveau est une véritable usine électro-chimique ! En s'arrêtant là, on pourrait en déduire que c'est la génétique (et donc l'hérédité) qui prédomine. Ce serait, sans rouvrir un débat sans fin, la victoire de l'inné sur l'acquis ! ...et le constat d'une fatalité contre laquelle on ne peut rien. Tant pis pour celui qui ne serait pas venu au monde avec le bon matériel génétique !
Mais s'en tenir à l'état physiologique du cerveau à un instant t serait une grave erreur ! On sait, en effet, que les diverses zones du cerveau se développent successivement dans l'enfance pour atteindre la maturité vers l'âge de 18 ans et que l'apprentissage sous toutes ses formes, par son rôle primordial dans l'organisation des circuits neuronaux, a une grande importance dans le développement cérébral. A noter au passage que l'apprentissage, au même titre que l'exercice mental, est important à tout âge, ne serait-ce que pour maintenir le cerveau en bon état de fonctionnement.
Le cerveau ne s'use que si l'on ne s'en sert pas !
C'est l'inné, cette fois, qui l'emporterait sur l'acquis...sans toutefois oublier que ce développement cérébral est très largement placé sous le contrôle des gènes...ce qui nous ramène à la génétique !
Comme bien souvent, la probable vérité se situe entre les deux options extrêmes. Chacun mettra le curseur à l'endroit qui conviendra le mieux à ses idées ou ses phantasmes !
Autre facteur physiologique, malheureusement pour ceux qui sont concernés, à prendre en compte. C'est tout ce qui touche à la malformation (faible ou forte) incapacitante de naissance, aux accidents vasculaires, aux maladies diverses, tumeurs, cancers et autres dégénérescences liées ou non à la vieillesse qui vont impacter le fonctionnement cérébral et dégrader ses performances.
Enfin citons encore les intervenants chimiques externes (médicaments, drogues, stupéfiants,..) qui peuvent favoriser ou gravement perturber les process de mémorisation.

Les facteurs psychologiques

On vient de voir que l'apprentissage tient un rôle très important dans le développement cérébral. On se penchera donc d'abord sur les facteurs psychologiques intervenant lors de l'apprentissage de l'enfant jusqu'à, disons, son âge de raison voire plus loin encore, jusqu'à l'aboutissement de ses études (on sait qu'aujourd'hui, çà peut mener très loin !) .
Il paraît évident qu'un bon encadrement affectif et pédagogique dans la tendre enfance va favoriser l'apprentissage. L'enfant aimé, bien entouré, sera encouragé à apprendre pour faire plaisir d'abord puis pour son propre plaisir si les adultes conscients de leur rôle savent le motiver et l'intéresser. Avançant en âge, il découvrira par l'exemple de ses parents, par les lectures, les spectacles et les expériences de toutes sortes une énorme quantité d'informations qu'il aura appris ou apprendra à analyser, trier, garder, écarter, conserver, aidé en cela par un bon équilibre affectif, la prise de conscience de ses capacités et l'adoption consentie de règles de vie sociale et personnelle. 
A l'inverse, l'enfant délaissé voire agressé, rabaissé ou humilié devra mobiliser l'essentiel de ses forces dans la résistance et la protestation perdant ainsi, sans doute irréversiblement, de précieuses occasions d'apprendre et de se former, sans parler des conséquences futures sur son équilibre psychologique ! Avec l'âge et si sa propre famille et l'école ne lui apportent pas un encadrement satisfaisant, le rejet d'apprendre ira de pair avec le rejet de la société, la révolte et la violence du comportement.
Entre ces deux cas extrêmes, chaque expérience individuelle est unique.
La première partie de l'apprentissage va donc surtout consister à acquérir les bons outils de sélection de l'information et à acquérir des méthodes rationnelles de travail. La voie sera alors ouverte à l'acquisition efficace des connaissances et à leur mémorisation. 
Les "fondations" cérébrales ayant été (bien ou mal) construites, on va passer à une autre famille de facteurs psychologiques, liée à l'éducation et à la personnalité de la personne qui vont fortement intervenir à leur tour dans le processus d'acquisition/mémorisation. 

On citera en premier lieu la motivation aux raisons multiples (désir de considération, de préparer son avenir, curiosité intellectuelle, éveil aux arts, aux sciences..., réussite scolaire, autres...). Sans motivaton, le travail est plus contraignant, les tentations d'échapper sont fortes. Tout le monde sait cela pour l'avoir souvent ressenti  ! 
On peut citer ensuite différents traits de caractère qui sont autant de qualités psychologiques favorables au travail mental :
                * le courage ou la force de caractère pour résister à la tentation de paresse, de facilité, au découragement.
                * le sens de l'observation (qui procède de la curiosité) qui permet de mieux fixer les choses et les évènements et de les associer à d'autres, facilitant ainsi une bonne qualité de mémorisation. Mieux vaut être - pour mémoriser -  extraverti (ouvert au monde) qu'introverti (tourné vers soi-même)
                * Le désir d'apprendre lié à la curiosité mais aussi à la joie de la découverte et qui peut devenir une véritable passion chez certains (chercheurs, explorateurs,...). On est ici dans les conditions idéales de mémorisation quand travail et plaisir ne font plus qu'un !
                *  L'aptitude à concentrer son attention. Sans vigilance, la perception des choses, des évènements, des conversations ou des échanges risquent d'être imparfaites ou se mélanger à d'autres informations, brouillant à la fois le message et sa mémorisation. On a tous parlé un jour à une personne inattentive parce qu'absorbée par une autre tâche ou attirée par autre chose ou encore sous le coup d'une émotion. Le résultat est, presque à coup sûr, connu d'avance : le message n'est pas passé ou a été mal interprété...quand ce n'est pas la conversation elle-même qui a été oubliée ! C'est le gros challenge de tous les collégiens et étudiants que de rester en éveil mental pendant la durée des cours (notamment dans l'absurde système français qui impose jusqu'à 10 heures de cours dans une même journée !). Combien "décrochent" et  se laissent aller à une douce rêverie quand ils ne s'endorment pas carrément ! C'est d'ailleurs la même chose dans la vie adulte lorsqu'on assiste à des réunions, conférences, présentations, etc ...

Pour compliquer le tableau, vont aussi interférer dans le processus de mémorisation les facteurs inconscients échappant à notre volonté. Tel fait, tel évènement, telle action pourra ainsi être interprété, transformé, tronqué, reconstruit voire refusé ou enterré par notre subconcient parce violant trop brutalement nos critères habituels, moraux, culturels, esthétiques, affectifs, ....

Que retenir de tout cela, vous demanderez-vous ?

Pour l'adulte qui se poserait une telle question, on peut considérer que son cas est en grande partie réglé !
Il ne peut rien, en effet, concernant son matériel génétique hérité de sa lignée généalogique et ses principaux traits de caractère (en grande partie hérités également) sont suffisamment figés par ses habitudes de vie pour qu'il ne puisse guère les modifier (ou alors par d'énormes efforts !). Même chose pour le plus clair de son apprentissage mental acquis lors de la jeunesse. Pas très encourageant, tout cela, vous direz-vous !!

Heureusement, il y a quand même des pistes d'amélioration !
D'abord prendre soin de son matériel physiologique par une bonne hygiène de vie (vie saine, activité physique, éviter les abus...) et une surveillance médicale périodique. C'est d'autant plus vrai que l'on avance en âge mais ce n'est pas à négliger à 30 ans.
Ensuite se motiver, découvrir ou redécouvrir des activités motivantes. Garder l'esprit en éveil. Changer son regard sur le monde et sur les autres. C'est extraordinaire comme le fait de s'intéresser  à un sujet en facilite la mémorisation. C'est à la portée de tous d'en faire l'expérience et, en plus, c'est gratuit !  Le cerveau, en effet, travaille peu ou mal quand il n'est pas aiguillonné par l'envie et le plaisir. Sans aiguillon, il a vite fait de sombrer dans la torpeur, la paresse, l'indifférence ou la mélancolie...au détriment de la santé mentale et de la joie de vivre de son propriétaire !
Il faut toutefois relativiser ! Rêverie et imagination vagabonde rendent la vie agréable !
Enfin, pour ceux qui sont vraiment peu satisfaits de leur mémoire, il existe des méthodes à base d'exercices mentaux ou des méthodes pédagogiques qui, en quelque sorte, réapprennent à apprendre et à mémoriser.
Là, il vaut mieux être courageux et motivé ! Paresseux, s'abstenir !

Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Mercredi 26 mars 2008



Cà commence à être du tout et du n'importe quoi, cette affaire de "subprime" !!

On commençait tout juste à se rassurer - voir article précédent du 13 mars sur ce sujet - et ne voilà-t-il pas que des économistes (de Goldman Sachs cette fois) nous jettent une grosse pierre dans la mare en affirmant que les pertes totales de crédit liées à la crise de "subprime" vont atteindre au total la somme colossale de 1.200 Milliards de $ et que seulement 120 milliards ( sur les 460 qui concernent Wall Street) ont fait l'objet de dépréciations à ce jour !....ce qui signifie que le pire de la crise est devant nous !

Jean-Claude Trichet, le chevalier-financier à la triste figure, l'inénarrable  "cassandre" française mise à la tête de la BCE (un coup de Chirac qui avait cru bien faire !), histoire de nous remonter le moral, en remet une couche avec son inégalable sens de l'humour, en affirmant, pince-sans-rire, devant le parlement européen de Bruxelles, qu'il s'agit d'un "processus en cours avec corrections des marchés très importantes". Pour la précision et votre tranquillité d'esprit, vous êtes priés, braves gens, de repasser une autre fois !

Avec de tels écarts dans les pronostics et les montants, c'est à se demander si les prétendus "experts" n'ont pas, tout bonnement, perdu les pédales !!

Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 26 mars 2008


Il est maintenant établi qu'aucun des deux candidats démocrates en lice dans l'élection à la présidence américaine n'est en mesure de l'emporter en nombres de "simples délégués".
La récente série de primaires de début mars, loin de mettre un terme à l'affrontement, a même remis en selle Hilary Clinton qui semblait irrémédiablement distancée. L'aptitude à rebondir de cette femme est assez impressionnant ! Voilà une qualité politique dont il faudra se souvenir.

Il reste un rendez-vous important avant la Convention démocrate du mois d'août à Denver, c'est la primaire du 22 avril prochain en Pennsylvanie, dernier grand état pourvoyeur de nombreux délégués. Le résultat dans ce grand état industriel, dont le profil d'électeur démocrate (blancs des classes populaires) est plutôt favorable à Hilary Clinton, pourra être déterminant sur la décision de vote des 800 "superdélégués" qui, rappelons-le, sont libres de leur choix d'investiture lors de la Convention démocrate. Ceux sont bien ceux-là qui feront la décision.

Le couple Clinton a fait feu de tout bois (et pas du plus odorant !) pour revenir dans la course, n'hésitant pas à employer des arguments populistes, triviaux de bas étage voire racistes. Ce faisant, cet étrange couple politique ne donne pas une belle image de lui-même et de l'Amérique, choquant tous ceux qui pourraient souhaiter que les arguments volent plus haut et surtout soient plus dignes. Les Clinton démontrent (est-ce vraiment une découverte ?) que l'élection américaine est une foire d'empoigne de bas-fonds où tous les coups sont permis et où le cynique pragmatisme anglo-saxon excelle.

A l'opposé, le candidat Obama, talentueux orateur, tient de fort jolis discours et semble vouloir prendre de la hauteur. Il vient notamment de prononcer, le 18 mars dernier, un remarquable discours à Philadelphie visant à la fois à parer la dernière attaque des Clinton concernant la "racialisation" de sa campagne (façon de faire entendre qu'il est d'abord et avant tout le candidat des noirs et non le candidat de l'ensemble de l'électorat démocrate !) mais aussi à faire oeuvre de haute politique dans l'expression de la complexité de la question raciale aux Etats-Unis et le dépassement de cette question par le traitement de la question sociale. Voilà enfin un discours à la fois habile et profondèment politique qui vise à rassembler tous les américains (blancs, noirs, métis, hispaniques,..) dans le traitement de la question sociale (enseignement, hopitaux, travail, logement, niveau de vie,etc...) et des grands choix de société.

Alors !!  Entre le pragmatisme américain au "ras des pâquerettes" des Clinton mais aussi leur expérience incontestable des affaires d'état et du monde et  la hauteur de vue d'un jeune candidat noir sans expérience étatique ni internationale , que choisir ?
Qui est le mieux armé pour affronter le "ringard" républicain McCain représentant du lobby militaro-affairiste américain, qui ne promet au monde que l'étalage de sa force et son arrogance ?

Si la sympathie va au "souffle de fraîcheur" de la candidature d'Obama, l'expérience est là pour nous rappeler que les grands orateurs ne font pas toujours de bons chefs d'état !


Par Pauledouard - Publié dans : Politique - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Lundi 24 mars 2008


Une terrible réalité un peu estompée par l'énorme succès économique vient de sauter à la figure de la communauté mondiale.  L'hydre de la dictature chinoise est là et bien là ! Solide, cynique, sûr de sa force et impitoyable.
La mentalité des dirigeants n'a pas changé depuis l'ère maoïste. Ils ont, bien sûr, abandonné certains oripeaux idéologiques surannés pour acquérir du pragmatisme dans la manipulation des leviers de l'économie de marché. Ils se sont prêtés par froid calcul à un semblant de libéralisation politique dans le grand mouvement de libéralisation économique, ce qui a donné le sentiment aux éternels naïfs et idéalistes que - çà y était - la Chine s'ouvrait au monde, la démocratie y était en marche irréversiblement, l'économie de marché allait tout balayer, etc....

Hélas ! Balivernes que tout cela.

Le pouvoir communiste chinois vient de nous rappeler avec son habituelle brutalité qu'il est maître chez lui et qu'il entend le rester encore fort longtemps et ce n'est pas quelques centaines ou milliers de tibétains pouilleux qui vont le faire changer de ligne stratégique.
On va peut-être me rétorquer qu'on pensait à peu-près la même chose du régime soviétique à la fin des années 80, avant la chute du Mur de Berlin. Certes, mais à Moscou il y avait un Gorbatchev, réformiste sincère qui avait compris que le régime communiste était à bout de souffle. Ce serait fort étonnant qu'un Gorbatchev chinois se lève un jour prochain ! La volonté chinoise est de conquérir le monde par tous les moyens, par goût de domination et sans doute aussi pour se venger des humiliations occidentales du siècle dernier. Voilà une citadelle qui n'est pas prête à céder aux lénifiants discours humanistes et "droitsdel'hommistes"

On salue le courage du Dalaï Lama, idéaliste mais lucide, cherchant à sauver ce qui peut l'être de la culture tibétaine. On salue avec compassion l'héroïque sursaut de ces jeunes tibétains, de ces moines qu'une répression sans pitié est en train de broyer. On salue la démarche de la présidente démocrate Nancy Pelosi. Un succès démocrate en novembre prochain donnera peut-être au monde une présidence américaine plus soucieuse d'humanité que de "realpolitik"...sans trop se faire d'illusion !
On salue aussi avec un brin d'ironie la déclaration de Rama Yade qui n''exclut pas, à titre personnel, un boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'août prochain. Quel courage chez notre jeune secrétaire d'état aux droits de l'homme ! Les chinois vont être impressionnés ! On imagine sans peine l'ambassadeur chinois se traînant, en larmes, aux pieds de Rama et la suppliant de revenir sur sa décision !

Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Lundi 24 mars 2008


Serge Moati nous a réuni 6 intervenants dans son émission fétiche du dimanche intitulée cette fois Sarkosy acte II....pour parler, comme d'habitude, de Sarkosy puisqu'il semble devenu impossible de débattre politique en France sans évoquer à tout bout de champ ce président si controversé.
Selon ses habitudes, notre Moati national, mi-potache mi-sérieux adore manipuler la provocation "soft" dans ses questions afin de faire réagir ses interlocuteurs. Il ne semble jamais aussi heureux que quand le brouhaha s'installe et que tout le monde parle en même temps ! C'est sans doute très bien pour l'animation mais c'est désastreux pour le téléspectateur qui souhaite extirper une idée ou une information claire de ce charivaris ! Il en sort généralement avec une impression de confusion et l'idée un peu plus fortement ancrée que ces hommes politiques ne sont décidèment pas des gens sérieux, capables d'instaurer entre eux un débat clair et respectueux de l'avis de l'adversaire.
Je ne résiste pas au plaisir de dire un petit mot sur chacun des participants à ce pugilat.
J'ai trouvé Mélenchon superbe, se drapant dans sa dignité blessée lorsque les umpistes l'interrompaient ou bien outré par une question moatienne. Nous prend-il vraiment pour des imbéciles, ce cynique philosophe dont la réputation de sectarisme et d'intolérance n'est plus à faire ? Il a même eu le culot de balancer une énormité économique (que d'ailleurs personne n'a relevé !) affirmant que le ratio profit/salaires avait basculé de 10 points en faveur des profits au cours des dernières années ! Faux, archi-faux. Tous les économistes sérieux vous le diront ! Ce ratio a au contraire légèrement progressé en faveur des salaires !
Denis Tillinac, l'écrivain de sensibilité gaulliste, a dit des choses sensées. Sa formule : "Sarko doit tirer le rideau sur sa vie privée" m'a paru fort juste. Le français adulte moyen apprécie sans doute très peu la "peoplelisation" de la présidence et réclame plus de maintien et de dignité. Il a dit aussi des choses fort brouillonnes, handicapé qu'il était par une voix portant mal dans la confusion de l'émission.
L'umpiste Karoutchi fut égal à lui-même, assènant toujours ses mêmes vérités et s'obstinant à nier l'évidence à savoir l'incidence de la chute d'image de Sarko sur les résultats des municipales. Il était pathétique avec son Crédo d'inspiration gouvernementale : "les français veulent que les réformes aillent encore plus vite !". C'est vrai pourtant que l'UMP a de quoi se plaindre de la situation actuelle ! Le comportement de Sarko l'affaiblit, le peuple français impatient et inquiet voudrait que les promesses soient tenues avant même que les lois soient publiées (absurdité permise par l'incroyable manque de culture économique de ce pays !) et la crise économique est à nos portes faisant suite à la crise financière ! On ne pouvait rêver environnement plus défavorable !
L'autre umpiste Goasguen, plus sympathique et plus ouvert que le premier cité met ses espoirs dans un rééquilibrage institutionnel et espère un rebond d'opinion lors de la présidence française de l'UE.
J.F.Kahn est toujours plaisant à écouter mais c'est plus pour le plaisir de l'écoute que pour la profondeur de ses discours passionnés et émotionnels où il ne faut pas chercher trop de cohérence ! Au détour d'une formule, il dit parfois des choses intéressantes, à condition d'être attentif !
J'ai gardé le meilleur pour la fin, le subtil, le "voltairien" Pascal Perrineau, patron d'un groupe de sondage et grand habitué des plateaux TV. Quel contraste entre les propos clairs, argumentés, mesurés, en un mot "intelligents" de cet homme et les discours partisans et outranciers des autres !
Vous me direz qu'à la différence des autres (les politiques) il n'avait rien à nous vendre hormis son talent d'analyste et d'orateur !

Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Samedi 22 mars 2008

Cette sacrée mémoire dont nous sommes si fiers quand nous revient une information ou un évènement qui ébahit nos interlocuteurs et que nous maudissons quand elle nous trahit au mauvais moment dans une discussion importante, en plein milieu d'une argumentation ou lorsque nous saluons une de nos relations !

On ne parle ici que de la mémoire représentative dite supérieure ou consciente par opposition aux mémoires inconscientes de type biologique (cellules et tissus) ou celles qui concernent directement le système nerveux (apprentissage d'actions coordonnées comme marcher, courir, faire du vélo, conduire une voiture...). Cette mémoire représentative a un rôle capital dans notre vie puisqu'elle conditionne nos capacités mentales et notre comportement social !

On mettra aussi de côté la mémoire dite "courte" qui concerne les opérations de mémorisation immédiate (retenir, par exemple, un numéro le temps de le taper sur son clavier téléphonique). Elle est située dans le Cortex frontal et sature très vite puisqu'en moyenne elle ne peut stocker plus de 7 informations. Au bout d'une minute, l'information disparaît comme par enchantement !

Nous parlons donc de la mémoire "longue", celle qui reste fixée (plus ou moins bien) dans notre cerveau pour des années, voire des dizaines d'années, parfois depuis notre tendre enfance. Au cours des siècles on a essayé de trouver des explications à son fonctionnement à partir de théories plus ou moins fantaisistes et ce n'est qu' à partir du 20ème siècle avec notamment l'apparition de l'ordinateur que des voies d'approche plus scientifiques de type psychologique et neurophysiologique sont apparues. 

C'est, bien évidemment, quelque chose d'extrêmement compliqué, comme tout ce qui touche au cerveau. Rappelons simplement que ce dernier est constitué d'une structure en réseau fantastiquement complexe de 10.000 milliards de neurones, chacun d'eux étant capable de créer 10.000 connexions en tous sens (ce qui amène à un nombre de connexions possibles de 10 à la puissance 15 ! Il n'y a rien d'équivalent dans l'Univers !).
Notre mémoire représentative est le résultat d'une évolution historique sur des millions d'années depuis les premiers hommes échangeant par gestes et grognements en passant par l'invention du langage et la faculté d'évaluer le temps (sans cette faculté fondamentale, tout se mélangerait dans notre pauvre tête dans un maelström intemporel !). C'est aussi chez l'adulte le résultat d'une évolution génétique depuis l'enfance via les étapes de maturation, d'acquisition du langage et des connaissances et de développement des structures logiques. On l'appelle représentative parce qu'elle est capable d'opérations mentales de représentation, statique ou en mouvement, d'objets, de personnes, de situations complexes aussi bien réels (choses vues ou vécues) que virtuels (choses imaginées ou inventées). Le Cortex frontal en est le chef d'orchestre et c'est son extraordinaire développement (au sens de l'évolution) qui a donné à l'homme la conscience de soi et la pensée, le différenciant ainsi des autres animaux. Ce qu'on ne sait pas encore dire c'est le nombre de connexions neuroniques que le cerveau va "consommer" pour traiter, stocker et rappeler une information. Des milliers sans doute voire beaucoup plus selon la complexité de la-dite information et sa "densité" relationnelle. On sait qu'il s'agit de processus massivement parallèles pour parler comme les informaticiens.

cerveau.gif

Sans prétendre à faire ici du scientifique, on retiendra schématiquement les principales notions suivantes :
- La transmission de l'information fait appel à l'influx nerveux (impulsion électrique constante de 2 millisecondes et 100 millivolts), aux synapses (liaison neuron-neurone), aux circuits ioniques, aux neuro-transmetteurs eux-mêmes générés ou bloqués par de nombreux gènes. Soit tout un ensemble de réactions physico-chimiques dans lequel la qualité du matériel génétique a son importance.
-  Le processus de mémorisation "longue" comprend trois étapes :
                  * Fixation de l'information par les hippocampes selon une logique associative
                  * Stockage de l'information dans les zones spécialisées du cerveau (sons, images, langages,...)
                  * Interrogation de la mémoire (processus complexe associatif mettant en jeu des processus parallèles)
- Les souvenirs et, d'une manière générale, nos connaissances sont stockés sous forme de "graphes neuronaux"  (JP Changeux) qui sont des réalités physiques et non des éléments éthérés flottant dans la cervelle. Ceci a été démontré de façon formelle par de multiples expériences très précises.
- Les graphes neuronaux ne sont pas immuables. Ils peuvent restés inaltérés pendant très longtemps particulièrement s'ils ont été générés dans de bonnes conditions avec de nombreux chemins d'accès et de bonnes liaisons avec d'autres graphes de qualité (on a alors un souvenir à la fois fiable et fidèle). Ils peuvent aussi se dégrader voire devenir inaccessibles (c'est alors l'oubli) s'ils ont été crées dans de mauvaises conditions (distraction, émotivité, mauvaise réception, incompréhension,...), si les chemins d'accès sont peu nombreux ou eux-mêmes dégradés et si les graphes à proximité ou associés sont aussi de qualité médiocre.
- Les connexions neuronales sont souples, flexibles et évolutives. Faire appel plusieurs fois à une information va renforcer le graphe concerné, augmenter son réseau neuronique, ses voies d'accès et construire un référentiel plus important facilitant l'interrogation ultérieure de la-dite information. De même, retraiter une information en l'examinant sous un autre angle, par exemple, ou en relation avec d'autres éléments renforcera (densifiera) le graphe neuronal et facilitera son rappel ultérieur.

On étudiera dans un autre article ce qui peut venir perturber cette formidable ordonnance du process de mémorisation et aussi comment exploiter au mieux les notions décrites dans cet article pour améliorer ses propres performances.


Par Pauledouard - Publié dans : Sciences - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Lundi 17 mars 2008


....ou la métamorphose d'un éléphant socialiste métropolitain en dirigeant mondial d'un grand organisme financier international !


DSK-250-copie-1.jpg


On peut être ébahi ou subjugué, au choix, d'entendre les propos actuels de notre DSK national , bombardé il y a quelques mois de cela à la tête du FMI (Fonds monétaire International). Douillettement installé à New york avec un salaire princier et non imposé (notre Sarko doit en être vert de rage, lui que l'on critique tant dans notre chère France égalitaire pour avoir remonté son salaire de Président au niveau de celui de son Premier Ministre !)

Si l'homme n'a pas changé (un peu grassouillet peut-être, fréquente sans doute un peu trop les grands restaurants new-yorkais !), le discours, quant à lui, est méconnaissable pour ceux qui ont en mémoire ses sorties anti-politique de droite et sa campagne lors des primaires du parti socialiste en 2007 !

Ne le voilà-t-il pas devenu le chantre de la réforme structurelle qui, affirme-t-il avec conviction, est compatible avec le modèle européen (de quel modèle parle-t-il ? du modèle français peut-être ? L'ennui, c'est qu'en Europe il y a autant de modèles que de pays, c'est-à-dire pas loin d'une trentaine !), l'apôtre de l'adaptation à la mondialisation, la partisan d'une réponse globale à la crise financière globale que nous connaissons actuellement, etc....Bref un excellent discours que l'on pourrait qualifier de "libéral" dans le bon sens du terme (pas le sens que lui affectent les socialistes avec la mauvaise foi, devenue chez eux une seconde nature à force de répétitions, en jouant sur la confusion avec le "laisser-fairisme" censé accentuer les inégalités sociales). Une vision lui est même venue - depuis qu'il la voit de loin - concernant l'Europe, que l'on citera ci-dessous :
"Les Européens, surtout les jeunes, ne veulent plus simplement être protégés mais aspirent aussi à réussir. C'est un changement fondamental qui s'est opéré ces dernières années et c'est probablement un élément nouveau du modèle européen", vient-il de nous distiller au cours d' un colloque parisien.

Que ne tenait-il de tels propos il y a seulement un an afin d'orienter dans le bon sens la réflexion socialiste sur un projet de gouvernement ?  Hélas !

Allez ! les circonstances ne s'y prêtaient pas ! Il fallait maintenir la cohérence du parti, respecter le consensus mou idéologique de ce cher François, ne pas faire sortir de leurs gonds les socialistes de gauche, ménager l'extrême-gauche.....Bref, faire de la (petite) politique bien française !

On ne m'enlèvera pas de l'idée que ce type-là est trop malin pour défendre ses convictions, vent debout ! 
Cà lui est bien plus facile, vent en poupe, depuis son fauteuil doré de New-York.



Par Pauledouard - Publié dans : Actualités - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Profil

  • : Pauledouard
  • pauledouard
  • : Homme
  • : 24/04/1940
  • : Nantes
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  • : Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie

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