Dimanche 28 septembre 2008


Les terribles secousses actuelles dans les sphères financières et économiques mettent au goût du jour les idéologies anti-capitalistes les plus radicales et redonnent même des couleurs à ce pauvre et famélique parti communiste français écrasé, voilà bientôt quarante ans, par la honte d'avoir soutenu et encensé le socialisme à la Staline, régime non seulement démocratiquement dévoyé et socialement criminel mais en plus désastreux sur le plan économique.

Les récentes folies du capitalisme financier américain, l'irrationnelle mais malheureusement traditionnelle exubérance des acteurs (sans doute sublimée par des manipulations de cours et d'informations sur lesquelles, espérons-le, la lumière sera faite), les conditions générales de fonctionnement des marchés ainsi que le développement mondial incontrôlé (voire incontrôlable) des fonds spéculatifs et des fonds souverains ont précipité le monde entier dans la première des crises globales de l'ère de la MONDIALISATION au point que beaucoup en viennent à craindre pour leur épargne domestique et leurs conditions de vie.

La secousse est énorme car elle remet en cause le modèle de fonctionnement sociétal d'économie de marché (et son corollaire obligé, le Capitalisme) adopté en totalité ou en partie par quasiment toutes les nations, à l'exception notable de la Corée du Nord et de Cuba, tristes reliquats des régimes socialistes à parti unique, sinistres caricatures de la démocratie !

Profitant de la confusion des esprits, la LCR a aujourd'hui le vent en poupe, rivalisant dans les sondages avec ce pauvre parti socialiste, victime de ses tartufferies habituelles, de son incapacité à formuler un choix clair de société et de ses dissentions internes qui font bien rire le Landerneau politique. 
La thèse de la LCR est d'une limpide simplicité : Changeons le monde et libérons les peuples de leurs chaînes !
Quelles sont ces chaînes ? Tout ce qui entrave la Liberté et la Justice sociale. Vaste programme !!
Au passage, on va bien sûr, récupérer toutes les belles causes (Intermondialisme, Ecologie, Egalité des sexes,..) qui font et feront toujours frémir les belles âmes mais la grande affaire, c'est la cause économique, c'est-à-dire l'Anti-capitalisme radical.
Pour la LCR, le Capital, c'est l'équivalent du "grand Satan" des Ayatollahs iraniens !!
Il est la cause de tous les malheurs, de toutes les oppressions, de toutes les exploitations, de toutes les inégalités. il faut donc le mettre à bas et sur ses cendres, bâtir un monde nouveau plus juste, plus humain, plus internationaliste, etc..... 
Nous voici donc revenu un siècle en arrière, au moment de la Révolution bolchévique qui avait la même prétention vis-à-vis du Capitalisme !
Notons, pour être juste, que la LCR nous promet de tenir compte des leçons du passé et  des expériences négatives (les dictatures staliniennes en particulier), ce qui lui donne - selon elle - le droit d'inventer l'avenir (sans d'ailleurs prendre la peine d'entrer dans le détail et de nous expliquer le fonctionnement de la société et les garanties du citoyen ni comment éviter le retour à l'autoritarisme puis à la dictature de l'état ! Une profession de Foi n'a nul besoin d'explications rationnelles !) et de commencer à le construire.
Donc, plus de parti unique, plus de dictature du prolétariat, plus de lutte des classes (ah si, quand même ! il va falloir en finir avec cet infâme patronat, avec tous ces possédants égoïstes, ces capitalistes spéculateurs, bref avec tous les "riches" arrogants (et quand on sait que, pour certains, la richesse commence à 4.000 € par mois, çà va beaucoup trembler dans les chaumières !)  à qui on fera "rendre gorge" en les accablant d'impôts. Ah mais ! La tolérance et la bonté communiste révolutionnaire ont tout de même leurs limites ! !).
Tout le monde vivra donc  dans une aimable aisance, selon ses besoins.
- Mais qui définira mes besoins par rapports à ceux des autres ? - Ben, l'Etat, voyons !
Il n'y aura plus de patrons exploiteurs, plus de chômage et les licenciements seront tout simplement interdits (il fallait y penser !). Chacun aura un travail et un logement assuré. Enfin, un Etat juste et éclairé aura veillé à un équitable partage des richesses et organisera l'activité de la société.
Raconter une telle fable à un enfant de 8 ans passe encore (quoique ! comme disait le regretté Raymond Devos !) mais à des adultes, cela dépasse l'entendement !!.
Faut-il que l'opinion publique ait une telle faculté d'oubli pour jeter aux oubliettes le souvenir des évènements d'un XXème siècle encore si proche !
Et le chantre, aimé des médias, de cette belle théorie est un jeune postier à temps partiel à 1.000 € de salaire par mois, bachelier + 5 avec, en poche, une licence d'histoire (encore une réussite de l'Université française !), fils d'un professeur de physique et d'une psychologue, marié à une directrice littéraire, bref un bon produit de la bourgeoisie moyenne française !

Tartufferie, quand tu nous tiens !



Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Jeudi 25 septembre 2008


Le retour de bâton risque d'être douloureux pour tous ces gros filous de managers qui ont profité des turbulences financières de ces derniers mois pour se livrer à toutes sortes d'opérations illicites de type fraudes, malversations, fausses rumeurs, manipulations de cours, etc....

Le président de la France et provisoirement de l'Europe qui vient d'agiter - tel un nouveau Saint-Just international - ses petits bras à l'ONU en réclamant des têtes est maintenant relayé non seulement par l'opinion publique et la classe politique américaines, lassées toutes deux de ces financiers-voyous qui n'ont jamais assez de millions de $ dans leurs (propres) poches, mais aussi par les instances fédérales.

Le FBI a ouvert le bal en lançant une vaste enquête pour fraude à l'encontre de 26 entreprises de Wall Street. Ces investigations viseraient à déterminer si les principaux dirigeants ont eu une quelconque responsabilité, via des actions de désinformation, dans le sort qu'ont connu leurs sociétés.

En parallèle le gendarme boursier américain, la SEC souçonne de son côté une vingtaine de fonds spéculatifs d'avoir propagé des rumeurs sur des établissements financiers afin de faire baisser les cours et naturellement d'en tirer profit. Des citations à comparaître ont déjà été lancées.

Nul doute que plus d'un dirigeant aura des explications délicates à fournir aux instances fédérales.

Il reste à espérer que ce ne soient pas quelques "lampistes" qui paient pour les autres et que les "gros poissons" n'auront pas de protections suffisantes pour éviter le déshonneur et une cinglante punition légale et financière.



Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 24 septembre 2008


D'aucuns durent être fort surpris de constater, ces jours derniers, la brutale agitation des conseillers élyséens au sujet d'une prochaine communication de leur maître sur la crise financière.
Remarquons au passage que nos médias ne sont pas à une contradiction près dans cette affaire comme dans bien d'autres !
Comment ! Sarkosy ne dit rien sur tel ou tel sujet !  Mais, c'est incroyable !
Et tout de suite de l'accuser d'indifférence, de légèreté voire presque de "je m'en foutisme" ! .
Parle-t-il enfin ! les mêmes vont naturellement lui reprocher de se mêler de tout et de rien et de faire le gouvernement à lui tout seul !

Bon ! Ainsi va la vie démocratique dans notre monde sursaturé de médias !

Donc le Président va parler de la crise financière et tout le monde de se suspendre à ses lèvres pour enfin savoir ce qui se passe dans cet univers financier autant implacable que complètement déboussolé !
Pour faire patienter son petit monde, NS commence par distiller quelques bribes qui ne peuvent que plaire à tout le monde avec leur habituel relent populiste !
- "des responsables", où sont les responsables ? -
Car il y a forcément des responsables à punir quand les choses vont mal ! Tout le monde sait cela ! Et voilà à nouveau le syndrome sarkosien (mais aussi malheureusement bien français) mis en avant avec effet marketing garanti. On va enfin, grâce à notre guide et maître à penser Sarko,  se lancer à la recherche et dénicher les abominables coupables afin de les livrer à la vindicte populaire (au temps du marxisme triomphant, on utilisait l'expression de "vipères lubriques"...mais les temps ont, dit-on, changé)
Bref, à qui prend la peine de réfléchir un peu, ce type d'argument simpliste prête à rire ou à pleurer selon l'humeur du moment !
Comme l'explique fort bien Soros (un expert en spéculation) - voir un tout récent article sur son dernier livre - cette catastrophe financière n'est évidemment pas due à quelques comportements malhonnêtes de quelques individus (même s'il y a certainement eu ici ou là malversations, rétentions ou déformations d'informations de la part de petits et gros malins). Les causes sont à l'évidence collectives et se situent dans les conditions de fonctionnement du marché financier depuis de nombreuses années (faible taux d'intérêt américain, laxisme dans les prêts hypothéquaires, bulle immobilière puis retournement, titrisation mondiale de ces derniers, laxisme des Agences de notation à la fois juges et parties, confusion des genres dans les métiers de la banque, recherche maximale de profits bancaires, etc...). C'est la régulation du marché financier qui est en cause, pas ses acteurs qui font et ont fait leur métier !

On se dit donc que notre provisoire Président de l'Europe va devoir quand même habiller un peu plus sérieusement son discours à la tribune de l'ONU s'il veut éviter d'humiliants éclats de rire dans les travées !
Que nenni ! Plus c'est gros, plus c'est simple et mieux çà passe ! Les médias, dans leur relation de son intervention, ne parlent que des "responsables" à trouver et, bien sûr, à punir et tout le monde de louer la "lucidité" du Président européen qui montre le chemin à suivre aux nations confuses et perdues !

Tout sauf bête, notre cher président ! En formidable animal politique qu'il est, il surfe sur la bonne vague !
Il a compris l'angoisse et le désarroi des populations devant cette première crise d'importance mondiale dont les effets vont sans doute durer longtemps et qui remet en cause bien des acquis économiques. Il sait aussi que le FBI vient de lancer une grande enquête sur les géants de la finance américaine. Le moment est donc parfaitement bien choisi pour mettre la pression sur toutes les organisations financières (FED, BCE, FMI, ...) mais aussi sur les instances politiques dirigeantes pour les amener de gré ou de force, sous la pression des opinions publiques, à ses vues d'un nouvel ordre mondial et d'une véritable régulation économique et financière de la planète.

Et pour mettre en branle l'opinion, quoi de mieux que le bouc-émissaire, cet éternel "salaud" de service destiné au sacrifice expiatoire  !!

 

Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mardi 23 septembre 2008

Intéressant livre que vient de faire paraître le fameux Georges SOROS, roi de la spéculation fiancière et inventeur des non moins fameux "Hedge funds". Il nous en raconte de bien belles sur la crise financière actuelle et son diagnostic n'est guère teintée d'optimisme :

Il s'en prend d'abord à Alan Greenspan, l'ex-gourou de Wall street et patron de la FED (réserve fédérale américaine)  pendant de longues années. Ce dernier porterait une lourde responsabilité dans la crise immobilière suite aux baisses drastiques des taux d'intérêt qu'il a autorisées lorsqu'il était aux commandes de la FED. Nul doute que ce cher Alan appréciera le compliment !
Selon Soros, cité ci-dessous :

"L'éclatement de cette dernière (la bulle immobilière) a servi de détonateur à l'explosion d'une véritable bombe atomique, que j'ai appelée la « superbulle ». Celle-ci résulte de plusieurs tendances de long terme : l'expansion du crédit, la mondialisation des marchés boursiers, le rythme accéléré de l'innovation financière, permis par l'assouplissement continu de la réglementation depuis les années 1980... Le point commun de toutes ces tendances, c'est l'excès de confiance dans les mécanismes du marché de la part des banques et des investisseurs."

Il s'en prend ensuite vigoureusement aux acteurs du marché financier et on ne résiste pas à l'envie de le citer à nouveau :

"Les acteurs du marché financier croient, comme l'enseigne la théorie économique, que les marchés tendent naturellement vers l'équilibre de l'offre et de la demande, et que les déviations par rapport à cet équilibre sont le fruit du hasard. Ils pensent aussi qu'ils disposent d'une information complète. Toute leur appréciation des risques est fondée sur ces hypothèses. Or elles sont fausses ! L'économie et la finance ne sont pas des sciences exactes, le facteur humain y joue un rôle fondamental et l'homme, par définition, commet des erreurs... Ces erreurs, ces idées fausses, affectent les prix du marché, qui n'atteint jamais l'équilibre. Quand les prix montent, les marchés sont trop confiants et les acheteurs affluent, et quand les prix baissent, c'est le contraire. Voilà pourquoi, lorsqu'une bulle se forme, il n'y a aucune chance qu'elle se dégonfle en douceur. C'est ce que j'appelle le « boom bust » : d'abord l'expansion, longue, en accélération progressive, puis la contraction, soudaine et brutale."

Ce bougre de Soros semble bien avoir terriblement raison et on ne peut lui retirer l'immense mérite de connaître sur le bout des doigts et depuis des années le fonctionnement des marchés financiers !

Le monde retiendra-t-il la leçon de cette super-crise ? Soros ne le croit pas car, pour lui, les marchés financiers sont trop exubérants par nature et ne peuvent que le rester sauf à leur imposer des règles de fonctionnement adéquates, sans toutefois entraver l'activité économique !

Surprenant discours dans la bouche de l'illustre Soros ! Lisons-le à nouveau :

"C'est aux banques centrales qu'incombe cette responsabilité. Elles contrôlent l'offre de monnaie, mais la crise des subprimes a montré que cela n'est plus suffisant : elles doivent aussi contrôler l'offre de crédit. De plus, les normes prudentielles gravent dans le marbre le montant minimum des réserves que doivent détenir les banques : c'est une erreur. Il faut pouvoir l'ajuster régulièrement aux humeurs du marché. De façon générale, les règles doivent évoluer afin de contrebalancer les excès du marché".


Un type qui a bâti sa fortune sur la spéculation "tous azimuths" et qui vient donner des conseils de régulation des marchés financiers aux banques Centrales.  Voilà qui n'est pas banal !!


Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : Regards lucides sur le monde
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Jeudi 18 septembre 2008


On a décidèment pas fini de parler des conséquences de la crise des "subprime" !

Pour les établissements financiers américains, les mauvaises nouvelles s'enchaînent sur un mode qui semble de plus en plus catastrophique !

Première grosse alerte au mois d'août avec l'engagement de rachats massifs d'obligations, suite aux plaintes de leurs clients, de la part de City Group, Merrill Lynch, voire UBS faisant plonger les titres de ces sociétés en bourse et les obligeant à trouver en catastrophe de l'argent frais pour faire face à des engagements portant sur des dizaines de Milliards de $ !. Le résultat pour Merrill lynch sera, dans la foulée, son rachat en catastrophe par Bank of America.

Ce fut ensuite le tour des deux plus gros établissements de refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, sauvés de la noyade par le Trésor américain et la Réserve Fédérale afin d'éviter l'écroulement irrémédiable du marché immobilier américain !

Nouveau coup dur  en début septembre avec les gros ennuis de Lehman Brothers, déclaré en faillite après l'échec de ses tentatives de se vendre à des capitaux asiatiques (lesquels, pas fous, avaient exigé des garanties officielles que, cette fois, le Trésor américain refusa de donner). Aux dernières nouvelles, cette banque, "riche" de 640 Milliards de $ d'actifs en fin mai, vient de se faire reprendre ses activités de marché aux USA (soit une grosse part de son business !) par la banque anglaise Barclays pour ...1,75 Milliard de $ !!. L'évaporation des $ par diaines de milliards a quelque chose de surréaliste !
Au passage, la moitié des 20.000 employés de Lehman Brothers ira grossir les rangs des licenciés du secteur bancaire américain !

Aujourd'hui, c'est au tour d'AIG, le plus gros assureur américain, après des dépréciations d'actifs par dizaines de milliards de $, de faire une chute libre à Wall Street et de voir ses notes brutalement dégradées par les 3 principales agences de notation, contraignant le Trésor américain à intervenir une nouvelle fois via un prêt-relais de 2 ans, d'un montant de 85 milliards de $ et à contrôler à terme 80% du capital de l'assureur.

Quant aux investisseurs, devant cette panique financière, ils se reportent massivement sur les Bons du Trésor américain dont le rendement à 3 mois vient de tomber à ...0,1 % (du jamais vu depuis 1958 !).... ce qui va permettre au dit-Trésor américain de financer à bon compte (avec l'argent des autres, principalement étrangers sans aucun doute) les extravagances du système financier US !

Le système financier mondial marche décidèment sur la tête !

On ne peut manquer de s'interroger : Mais où tout cela s'arrêtera-t-il ?




Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Dimanche 7 septembre 2008

 

Dans un premier article sur Jeanne d'Arc, fort prisé des lecteurs de ce blog, je m'étais ingénié à mener une rapide analyse critique de la légende entretenue, nourrie ou combattue à travers les quelques siècles qui nous séparent maintenant des évènements survenus dans les années 1430 en soulignant  au passage la forte volonté politique, dans la période allant de 1870 à 1920, de faire de la Pucelle d'Orléans une héroïne patriotique nationale autant qu'une sainte avec l'appui du clergé catholique encore tout puissant à l'époque.

Comme tous les mythes, celui de la Pucelle fut naturellement enjolivé pour satisfaire des buts politiques et la véritable histoire de Jeanne dite d'Arc ne nous sera sans doute jamais connue avec certitude - à moins de mise à jour d'improbables documents historiques exceptionnels - tant les témoignages furent confus et contradictoires lors des deux procès et nombreuses les manipulations de la légende.


Dans ce nouvel article, je souhaite revenir sur une partie de l'épopée qui semble - a priori - inexplicable et qui concerne l'abandon de Jeanne après sa capture aux portes de Compiègne. Voilà une jeune fille de Lorraine (ou plus exactement des marches de Lorraine, sinon elle eut été allemande et non française. A quoi tiennent parfois les choses !) dont la renommée est devenue en peu de temps extraordinaire, qui est considérée par le peuple comme une sainte envoyée par Dieu pour secourir le pauvre royaume de France (en bien triste état depuis de nombreuses années avec à sa tête un pauvre falot de dauphin Charles doutant de tout, sans volonté et manipulé par ses favoris), qui a convaincu le dauphin de la véracité de ses visions et de sa mission divine, qui a accompli ses promesses prophétiques en délivrant Orléans d'abord, en battant les anglais dans la vallée de la Loire ensuite, en menant enfin le dauphin se faire sacrer à Reims et reconnaître comme Roi légitime de France par tous y compris le Duc de Bourgogne jusque là ferme allié de l'anglais. L'élan donné par Jeanne au camp français est tel que la présence de sa bannière  terrifie les anglais qui, en trois mois, ont basculé de l'arrogance victorieuse au défaitisme le plus profond. Grâce à Jeanne, la partie militaire a définitivement basculé même si beaucoup de choses restent à faire...


...et c'est sur ces choses qui restent à faire que la mésentente entre Jeanne et le Conseil du Roi (dont elle ne fit jamais partie) va aller s'élargissant. Jeanne sait que le temps lui est compté (son intuition, ses voix ? Elle sait, voilà tout, et elle le dit tout autour d'elle). Elle veut profiter, au cours de cet été 1429, de l'élan pour prendre Paris au retour du sacre de Reims, ce que le Conseil juge peu opportun car entretemps le contact a été renoué avec la Bourgogne (une trêve de 4 mois sera même convenue en fin août) et le choix politique du moment (aussi bien celui de La Trémoille, favori du roi, que celui de Yolande d'Aragon, la "bonne mère" de Charles VII, pour une fois en accord sur un objectif commun) est de briser l'alliance anglo-bourguignonne pour enfin rompre cet étau mortel qui enserre le royaume de France et espérer vaincre finalement l'anglais. Or le Duc de Bedford, représentant du roi d'Angleterre et fin politique, est au courant des contacts entre France et Bourgogne. Il a fort adroitement confié la défense de Paris à celui qui est toujours son allié.
Embarras du Conseil royal ! On va donc laissé la Pucelle mener un assaut sans moyens suffisants ( assaut de la porte Saint-Honoré le 8 septembre) puis on va lui ordonner - à sa grande fureur - de faire retraite sur la Loire où l'armée royale sera licenciée en fin septembre.
Compte-tenu de la toute récente mais néammoins immense popularité de la pucelle, le Roi va la traiter avec beaucoup d'égards, allant jusqu'à l'annoblir, lui donnant de nombreuses et généreuses gratifications, voire cherchant à l'étourdir dans les fêtes et par les honneurs. Pour le roi et ses conseillers, la guerre n'était plus de saison, remplacée par la diplomatie. La Pucelle, pendant ce temps, fidèle à sa mission, piaffait d'impatience, interpellant sans cesse le Roi. La Trémoille, ennemi juré de Jeanne en qui il voyait, avec une bonne perspicacité, un agent du parti d'Anjou et donc de Yolande d'Aragon, imagina de l'envoyer avec de faibles moyens guerroyer contre un chef  de routiers qui tenait la Charité-sur-Loire. Echec de la mission. La Pucelle n'était donc pas invincible. On dut rire sous cape au Conseil !
Entretemps, les choses allaient de nouveau mal pour le royaume de France. Le duc de Bourgogne, enragé de ne pouvoir récupérer les villes de l'Oise (dont Compiègne) promises lors de la trêve n'avait pas reconduit celle-ci et reprenait les armes avec un appui militaire anglais fraîchement débarqué à Calais.
La situation était grave.
Sans rien demander à personne, Jeanne partit vers les villes de l'Oise, à la tête d'une troupe de routiers piémontais, louée pour l'occasion sur ses fonds propres. Ni le Roi ni naturellement La Trémoille ne cherchèrent à la retenir, encore moins de lui confier une troupe royale ou de la faire accompagner par quelques capitaines, ce qui, avec le recul, semble militairement aberrant , à moins d'accepter l'idée qu'on l'envoyait à l'aventure, à ses risques et périls !
La trahison était donc bien dans l'air et la chute proche. A la cour, on était trop content de se débarrasser d'elle, ce qui montre, au passage, le peu de cas que l'on faisait de sa fameuse mission divine !
A Compiègne, le piège va se refermer. La place était commandée par un proche de La Trémoille qui s'empressa d'envoyer la Pucelle et sa troupe dans un traquenard, poussant l'indignité jusqu'à ordonner la fermeture d'une porte qui eut permis à Jeanne, lors de sa retraite, d'échapper à la capture par les bourguignons. 


L'épopée militaire de la Pucelle avait duré 13 mois (de fin avril 1429, date de son entrée à Orléans, à sa capture en fin mai 1430 à Compiègne) et elle était  donc maintenant entre les mains de Jean de Luxembourg, vassal du Duc de Bourgone, trop heureux d'avoir récupéré une prisonnière aussi prestigieuse dont il allait pouvoir tirer une grosse rançon auprès - pensait-il - du roi de France ! 
A l'époque, pour un chef de guerre, tomber aux mains de ses ennemis, était sans doute désagréable mais pas mortel. L'usage était de payer une rançon dont le montant dépendait de l'importance du personnage. Si la rançon était payée sur le trésor royal (ce sera le cas, l'année suivante, pour La Hire, l'un des prestigieux capitaines français de l'époque) c'était encore mieux, sinon on pouvait s'endetter à vie ou pressurer d'impôts ses administrés, en évitant toutefois de les pousser à la révolte !
Pour Jeanne, le cas était compliqué car elle était certes chef de guerre pouvant prétendre à rançon mais elle était aussi considérée (sauf par ses ennemis) comme une sainte envoyée par Dieu...et de sainte à sorcière, il n'y avait pas loin, à l'époque, surtout pour les gens du camp anglais fort mal intentionnés à l'égard de cette "damned" Pucelle, tels le Duc de Bedford et l'Archvêque de Canterbury qui virent immédiatement le parti à tirer de sa capture. A leurs yeux, monter un procès en sorcellerie et condamner Jeanne au bûcher était la bonne solution pour ruiner son immense popularité et surtout détruire la légitimité royale de Charles VII acquise au sacre de Reims. Il leur fallait donc récupérer Jeanne en la rachetant à Jean de Luxembourg. Ils chargèrent de cette besogne un zélé collaborateur du camp anglais, le fameux évêque Cauchon, une sommité ecclésiastique de l'époque siègant au conseil royal anglais et homme de confiance de Bedford.
Tout le monde et sans doute Jean de Luxembourg le premier s'attendait à ce que le roi Charles VII mandate des émissaires pour négocier la rançon de la Pucelle. A la grande surprise de tous, rien ne se produisit pendant tous les mois qui suivirent alors que les négociations continuaient entre France et Bourgogne (dont, rappelons-le, le comte de Luxembourg était vassal). Pendant ce temps, l'évêque Cauchon faisait le siège de Jean de Luxembourg à coup d'arguments ecclésiastiques et d'espèces sonnantes et trébuchantes ! Pour lui, c'était la grande affaire à ne surtout pas manquer et il la mena à bien après 7 mois d'efforts et de démarches. Il tenait enfin le procès qui démarra à Rouen au printemps 1431 !
Charles VII et son Conseil ne pouvaient ignorer les démarches et les buts du camp anglais. Le Roi, sans génie politique, ne comprit sans doute pas sur le moment qu'il mettait en péril sa légitimité en faisant le jeu de l'anglais (il le comprendra plus tard en organisant le procès en réhabilitation de 1456) et suivit le conseil d'abandon de la Trémoille, trop heureux de se débarrasser de l'encombrante Pucelle. Pour le roi et son conseiller il s'agissait sans doute d'un cynisme politique de premier degré. On oubliait les services rendus par Jeanne et on la rejetait comme n'ayant plus d'usage et même gênant par son activisme les plans diplomatiques.
Du côté de Yolande d'Aragon, même silence, fort surprenant de la part de la grande "commanditaire" (ou, pour le moins, principale organisatrice) de l'épopée de Jeanne. Elle eut pu sauver Jeanne en négociant directement avec le Duc de Bourgogne (elle était experte depuis longtemps en négociations subtiles et secrètes) mais elle n'en fit rien !
Avec Yolande d'Aragon, on atteint probablement le cynisme politique de second degré : Intervenir elle-même, c'était révéler que la Pucelle était en grande partie sa créature et donc ternir sa renommée d'envoyée de Dieu, ressort psychologique essentiel dans le sursaut français. La non-intervention fut donc le choix de cette froide stratège pour des raisons sans doute à la fois psychologiques (la condamnation de la Pucelle au feu jetterait l'opprobe générale sur ses bourreaux, raffermissant dans le peuple la haine de l'anglais et la volonté de le bouter hors de France) et politiques (l'alliance avec Bourgogne était prioritaire et l'aventurière Pucelle ne pouvait, en étant libérée, que gêner cette politique).


L'opération "bergère" avait réussie au-delà des espérances. La petite provinciale visionnaire, fût-elle noble voire batarde royale, ne pesait plus rien dans les choix stratégiques. On l'abandonna à son triste sort, ce qui dû faire beaucoup pleurer dans les chaumières mais fit d'elle, pour les siècles, une parfaite héroïne nationale.



Sources : "Jeanne d'Arc" de Michel Lamy et "Yolande d'Aragon" de Gérard de Senneville.

Par Pauledouard - Publié dans : Histoire - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 3 septembre 2008


Les rebondissements de l'été ont démontré à l'évidence que cette abominable affaire des "subprime" était loin d'être derrière nous !
A se demander même si elle ne serait pas encore en grande partie devant nous malgré les innombrables dénégations des banquiers qui nous racontent (ou se racontent, allez savoir !) des sornettes depuis plus d'un an ! On se reportera, pour mémoire, à un article intitulé :"Déjà 215 Milliards $...en attendant la suite",  publié sur ce blog en mars dernier et au commentaire pour le moins aventureux d'une "figure" de la finance française !
Les grosses banques américaines mais aussi européennes (suisses et allemandes notamment) ont passé et continuent de passer des dévaluations d'actifs plus colossales les unes que les autres et recapitalisent à tout va (avec naturellement la perte correspondante de propriété du Capital) auprès des établissements (asiatiques notamment) bourrés d'argent frais. La dernière opération en cours est le rachat de 25% de la banque d'affaires US Lehman Brothers par la banque coréenne KDB. 
Selon un gestionnaire de Hedge Fund, paraît-il très écouté, on serait encore très loin du nettoyage complet des bilans des banques mondiales. Selon lui, les pertes globales porteront au bout du compte sur 1.300 Milliards $ !!
A noter que le FMI avait sorti avant l'été le chiffre plus modeste de 945 Milliards $ (admirons au passage la précision !)
Un malheur ne venant jamais seul, cette interminable crise financière des "subprime" a, entretemps, été relayée par la hausse brutale des prix de l'énergie et des matières premières, celle-ci déclenchant un cycle d'inflation mondiale, relayée enfin par une crise du crédit rendant atone la croissance économique européenne et réduisant sérieusement les croissances américaines et asiatiques.
Conséquence directe: le français moyen va devoir attendre un bon moment une amélioration de son pouvoir d'achat...et le flamboyant Sarko n'y est vraiment pour pas grand-chose !!
Heureusement, des signes encourageants apparaîssent avec le reflux des prix du pétrole et des matières premières et la remontée du $ par rapport à l'€, ce qui devrait redonner un peu d'air aux économies flageolantes de la vieille Europe !

Pour l'anecdote, il est intéressant de suivre la trâce du commencement de l'affaire "subprime". Tout semble parti d'un établissement de Californie, le Countrywide financial, avec à sa tête Angelo Mozilo, fils d'un boucher du Bronx, devenu le roi du crédit immobilier aux Etats-Unis. En véritable petit père des pauvres, il voulait partager sa chance avec ceux qui n'en avaient pas et fournir un logement aux plus démunis.
Admirable et ô combien chrétien sentiment s'il en est !
L'ennui, c'est que son système correspondait à une véritable escroquerie. Quand l'emprunteur avait du mal à rembourser son prêt pour l'achat d'une maison, le charitable Angelo lui consentait un nouveau prêt basé sur la hausse du prix de la maison achetée ! Tout allait bien tant que les prix de l'immobilier montaient mais le jour où le marché immobilier s'est retourné....on devine la suite ! 
Résultat : 2 à 3 millions de ménages américains expulsés de chez eux pour défaut de remboursement des prêts !


 
Quand l'exposition de Countrywide Financial aux risques financiers est devenue insupportable, le brave Angelo a dû, en août 2007, se rapprocher de Bank of America qui a fini par racheter tout le capital, en juin 2008, pour une bouchée de pain.

Rassurons tout de suite les âmes sensibles sur le sort de "saint" Angelo, manager portant beau, à l'éternel bronzage californien, amateur de bijoux et de Rolls. Il s'est bien vendu à Bank of America et s'est constitué - charité bien ordonnée commencant par soi-même -  une jolie fortune en 40 ans de carrière bancaire, fortune sur laquelle il va pouvoir dormir tranquille et sans trop de remords jusqu'à la fin de ses jours !

Source (entre autres) : Le Point - juillet 2008

Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 9 juillet 2008

 

L'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (la SEC), à l'issue d'une longue enquête, vient de se fâcher et d'épingler sévèrement trois agences de notation financières Moody's, Standard & Poor's et Fitch. Les comportements des autorités américaines n'étant pas les mêmes que celui des européennes en cas de manquement grave aux règles, on peut s'attendre à des sanctions sévères.

Il est notamment reproché aux trois agences d'avoir surcôté la notation de certains produits structurés (les fameux crédits immobiliers titrisés et dispersés à tous les vents de par le monde dans une foule de produits financiers et cause principale de la crise financière des "subprime" apparue l'été dernier). Voilà quelque chose que tout le monde sait depuis longtemps mais cette fois l'accusation est officielle.

Plus grave pour les Agences de notation financières, des collusions entre service commercial et service d'analyse financière à l'intérieur d'une même agence ont été avérées en violation flagrante des procédures internes aux agences.

Des propositions de réforme de fonctionnement de ces agences ont déjà été formulées par la SEC, et les sanctions attendues devraient être sâlées.

En attendant, beaucoup de banques continuent à se recapitaliser (via les fonds souverains ou les réserves chinoises !) pour compenser les dépréciations de protefeuille ...conues à ce jour ! Il y aurait sans doute encore des cadavres "planqués" dans des placards cachés !

Si, au moins, tout cela pouvait servir à remettre un peu de plomb dans la tête de nos génies de la finance internationale.... !


Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Mercredi 18 juin 2008



Les banques sont-elles enfin en train d'extirper les derniers cadavres des placards suite à la crise du "subprime" ?
Goldman Sachs, dans une note sur le secteur bancaire américain, lance un avertissement sur les nouvelles dépréciations d'actifs que les banques américaines vont devoir couvrir d'ici début 2009 pour un montant estimé de 65 Milliards $.
Est-ce le bout du tunnel ?
Bien malin qui pourrait le dire ! Et de toutes façons, l'avertissement ne concerne que le secteur bancaire américain !
Et voilà de nouveau Wall Street plombé par cette mauvaise nouvelle et, dans son sillage, les autres bourses mondiales. Après son éclaircie autour des 5.000 points en mai, le CAC 40 a replongé vers les 4.600 points, au grand dam des particuliers qui voient leurs économies fondre en bourse et sous l'effet de l'inflation ! Les retraités, quant à eux, ont droit à la totale au vu du niveau de revalorisation de leurs pensions !

NB : Le lecteur curieux pourra reprendre les différents articles de ce blog concernant le "subprime" et mesurer le montant cataclysmique des dépréciations d'actifs !
Beau métier
que celui de banquier !  On prend les (juteux) bénéfices quand tout va bien...et on refile les pertes au public quand tout va mal !

 

Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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Lundi 9 juin 2008

La récolte des fonds bat toujours son plein aux Etats-Unis pour combler les pertes !

Cette fois, c'est le tour de Lehman Brothers, banque d'affaires créée en 1994 qui annonce les premières pertes de sa jeune histoire suite à l'histoire maintenant bien connue de dépréciations d'actifs liée à la crise du "subprime" et qui fait appel à des fonds étrangers (groupes financiers et banques du sud-est asiatique) pour 5 à 6 milliards $.

En Europe la première banque helvétique UBS continue à faire parler d'elle toujours pour les mêmes raisons de dépréciations d'actifs (pour 2 à 4 milliards de Francs suisses) et d'une augmentation de capital d'environ 16 milliards de francs suisses. En France, c'est le Crédit Agricole qui lance une augmentation de capital de 5,9 milliads € suite à la récente publication de ses comptes trimestriels ....
....et tout cela sur les dos des actionnaires et au profit de nouveaux investisseurs qui prennent des parts de capital à bon compte !

Dommage que les particuliers ne puissent pas lancer d'augmentation de capital quand ils explosent leur budget personnel ! Cela en arrangerait plus d'un ! Malheureusement pour eux, ils sont leur seul et unique actionnaire et leur banque, dans un tel cas, s'empresse de les étrangler un peu plus à coup d'agios, de frais de couverture, de réduction de découvert, etc....pour leur faire payer chèrement un laxisme qu'elle-même s'autorise allègrement par ailleurs !


Par Pauledouard - Publié dans : Economie - Communauté : l'actualité sans prise de tête
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  • : Pauledouard
  • pauledouard
  • : Homme
  • : 24/04/1940
  • : Nantes
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  • : Ingénieur retraité. professeur d'Esperanto via Internet. Nombreux pôles d'intérêt: Actualités économiques, politiques, internationales. Histoire. Sports. Nouvelles technologies. Astronomie

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